[Interview] Dennis Schröder : « Non, je n’aime pas trop ça »

[Interview] Dennis Schröder : « Non, je n’aime pas trop ça »

Le Thunder est une des bonnes surprises de cette première moitié de saison, bien installé parmi les playoffables à l’Ouest grâce à une très belle série. Un des artisans de ce succès se nomme Dennis Schröder, parmi les favoris pour le titre de 6ème homme de l’année. Nous sommes allés à sa rencontre.

Dennis, comment expliques-tu le bon début de saison du Thunder?

Au début nous n’avons pas très bien joué. Les 25 premiers matches nous les avons joués contre des adversaires très difficiles dont beaucoup avaient déjà fait les playoffs l’an dernier. Mais après nous avons eu une sorte de déclic et nous avons bien joué en tant qu’équipe, nous avons été bien collectivement. Maintenant nous sommes satisfaits du niveau de jeu que nous avons pu atteindre, mais nous devons naturellement continuer chaque jour de travailler dur, continuer de faire des efforts. Cependant je suis satisfait du niveau de jeu que nous avons pu produire.

Coach Donovan t’aligne souvent dans la même lineup que Shai Gilgeous-Alexander et Chris Paul, avec à l’intérieur Danilo Galinari et Steven Adams sur le terrain avec vous. Cette lineup marche plutôt bien avec une bonne note de Net RTG. Comment expliquerais-tu cela ?

Ce sont trois meneurs de jeu. C’est très fort et je trouve ça très bien. Ça rend le jeu plus rapide et le plus souvent, on court beaucoup et quand nous n’avons pas réussi à jouer la contre-attaque, nous pouvons quand même jouer avec des Picks and Roll, du jeu placé. Et de jouer avec Shai et Chris, qui est bien sûr un très bon créateur, ça rend les choses encore plus facile pour moi. Ensuite nous avons encore Steven là et Danilo. C’est une lineup très dure et elle me plait. Nous devons néanmoins, comme je l’ai déjà dit, continuer de travailler chaque jour pour progresser. Nous avons beaucoup à apprendre afin d’accrocher les Playoffs à la fin de la saison.

Que représente le fait de jouer avec Chris Paul pour toi ?

C’est une légende et un futur Hall of Famer. Et pour moi, c’est bien sûr un grand honneur de pouvoir jouer avec lui, mais également de l’avoir dans le vestiaire, de recevoir des conseils de sa part. Chaque jour, j’essaie d’apprendre de lui, je le regarde faire, que ce soit les Pick and Rolls, etc. Naturellement, en tant que joueur, ça te rend meilleur et ça t’aide. Je garde le meilleur de ses conseils afin de devenir un meilleur joueur.

Tu as depuis plusieurs saisons un rôle de sixième homme que ce soit à Atlanta ou OKC. Tu l’es encore cette année. Est-ce que cette situation te convient ?

Non je n’aime pas trop ça. Bien sûr j’aurais bien aimé commencer les matches, mais la situation est telle qu’elle est et elle me convient. Je comprends tout à fait que je suis un joueur dans une équipe et ça m’est totalement égal de commencer ou bien de sortir du banc et je le fais volontiers. Mais bien sûr je préférerais commencer les matches.

Comment vis-tu le fait de jouer dans une équipe qui est marquée par beaucoup de rumeurs de transferts ?

Ça ne me préoccupe pas vraiment. Les choses se passent quand elles se passent. Et si ça se passe, c’est comme ça. La situation actuelle me convient, j’essaie de produire mon meilleur basket. Je comprends que c’est un business, que la NBA est un business. Chacun cherche à avoir le meilleur effectif et à réaliser les meilleurs coups. Ça ne m’affecte pas trop quand je vois mon nom dans les médias et que le m’on annonce à tel ou tel endroit. Ça m’est égal. Après les gens doivent comprendre que les personnes travaillant dans les médias doivent trouver des choses à écrire qui les intéressent et qui intéressent également les autres gens. Mais au final ce n’est pas quelque chose à laquelle je porte beaucoup d’attention.

Le TQO et les Jeux Olympiques sont des choses auxquelles tu penses ?

Je dois dans un premier temps jouer cette saison à fond et après je vais me donner du temps pour réfléchir à tout cela. L’année dernière, ce qui s’est passé, c’est qu’il y a eu beaucoup choses aussi à l’intérieur de l’équipe qui n’ont pas plu à tout le monde. C’est toujours un grand honneur de jouer pour l’équipe nationale, mais je dois dans un premier temps me concentrer sur la saison.

Propos recueillis à Philadelphie par Jean Bideau

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