Le load management ne plaît pas à tout le monde : « Tout ce qu’on fait, c’est trouver aux gars des raisons de ne pas bosser’

Le load management ne plaît pas à tout le monde : « Tout ce qu’on fait, c’est trouver aux gars des raisons de ne pas bosser’

Pour éviter les blessures et que les joueurs soient dans la meilleure forme possible au moment des playoffs, les franchises mettent de plus en plus leurs stars au repos, c’est le fameux load management. Mais ça ne plaît pas à tout le monde, comme à ce membre d’un front office, qui a tenu à rester anonyme, particulièrement remonté contre la méthode.

« Tout ce qu’on fait, c’est trouver des raisons aux gars de ne pas bosser. Ça devient absurde. Et plus la ligue se rajeunira, ce qui arrivera avec les changements attendus à la draft, plus l’impact sera négatif. Dans quel monde on n’attend pas de vous que vous veniez bosser tous les jours ? À l’époque, quand il y avait Patrick Ewing qui faisait sa récup dans une poubelle remplie d’eau glacée, il n’y avait pas de jours de repos. Mais maintenant qu’il y a des médecins, des masseurs, des experts des tissus et tout ça, d’un coup il y a des gars qui ne peuvent pas faire un entrainement d’une heure trente et un match le lendemain. C’est une blague. Les GMs et membres des front offices doivent laisser les agents et les joueurs faire ce qu’ils veulent, parce qu’il ne faut pas que la situation s’envenime et que le joueur dise : « Si je n’ai pas deux joueurs de repos, je vais avoir besoin d’un second avis pour ma blessure. C’est ce qui arrive si vous êtes complètement dépendant de l’intégrité du joueur par rapport à son besoin de repos. Avant c’était : « Je n’ai pas besoin de jouer tous les matchs de présaison ni de faire chaque exercice à l’entrainement. » Maintenant c’est : « Je n’ai pas besoin de jouer 82 matchs, j’ai plus d’importance qu’une victoire par-ci par-là. On peut perdre quelques matchs quand je me repose parce que je peux ensuite rattraper les choses, mon impact est important à ce point. Si deux équipes se battent pour la huitième place, la marge d’erreur est d’une ou deux victoires. On ne sait pas d’où va venir cette victoire décisive. Quand ça s’est joué à un match entre Denver et Minnesota il y a quelques années, je vous parie qu’on peut trouver un match où une des stars chez les adversaires n’a pas joué, et que ça leur a permis de gagner cette rencontre. » » Un membre d’un front office anonyme.

Quant à cet ancien coach, lui aussi anonyme, il n’est pas certain de l’utilité de la chose.

« On peut relier beaucoup de blessures au fait que les joueurs ne jouent pas assez. » Un ancien coach.

Et ce sentiment est d’ailleurs renforcé par toutes les déclarations des joueurs, qui expliquent en revenant de blessures qu’on ne peut pas imiter l’intensité d’un match NBA. Et donc, les muscles, os et tendons ne seraient pas habitués aux exigences de la NBA, ce qui les ferait céder.

Mais on pourrait dire que ces gens-là ne sont pas sur le terrain et qu’ils n’y connaissent rien. Sauf que certains joueurs sont d’accord avec eux. Comme JJ Barea, qui n’a jamais manqué de compétition avec son équipe nationale…

« Je pense qu’on utilise trop le load management. Si on prend LeBron James, on peut faire ce qu’on veut, vu les minutes qu’il a au compteur. Pareil si vous avez un historique particulier de blessures et qu’il y a un plan pour le début de saison. Mais c’est votre boulot, si vous êtes jeunes, il n’y a aucune raison de ne pas jouer tous les matchs. » JJ Barea.

Ou encore Damian Lillard, et ses 25 matchs manqués en 8 saisons. Même si ce dernier reconnait qu’il y a des cas particuliers, dont celui de Kawhi Leonard, véritable étendard du load management depuis quelques saisons maintenant.

« Quand on aime jouer, on joue. Les gens sont en colère après Kawhi Leonard parce qu’ils jouent les autres matchs, mais je pense qu’il doit gérer un souci, et qu’il joue quand il se sent en suffisamment bonne santé pour le faire. Donc ça dépend. Il a peut-être une blessure qui devrait le tenir éloigner des terrains, et peut-être qu’il gère ça du mieux qu’il peut. »Damian Lillard.

Le meneur des Blazers tente également d’apporter des solutions. Selon lui, les joueurs devraient arrêter de faire des matchs d’entrainement tout l’été. Il l’a fait pendant ses trois premières saisons, avant de comprendre qu’il valait mieux s’abstenir.

« Quand la saison commençait, je n’avais pas le sentiment d’être cramé, mais je n’étais pas reposé non plus. J’ai fait ça trois ans, et mon corps me faisait mal. Maintenant, je ne joue plus de matchs d’entraînements pendant l’été. C’est par là que les gars pourraient commencer le load management. Vous voyez toutes ces vidéos de gars qui jouent tout l’été, et ensuite la saison arrive et ils sont au repos. Je sais que la saison est longue, je joue beaucoup de minutes. On attend beaucoup de moi, donc c’est ma responsabilité de prendre ça en considération avec mes entraîneurs. Je travaille un peu, je fais de la boxe, je nage… Je ne commence les matchs que juste avant le training camp. Pendant la saison, je profite des entraînements pour me reposer. Je fais ce que j’ai besoin de faire, et ensuite je sors du terrain. Si on a un jour de repos, je me fais masser, je prends un bain froid, je me repose, bois beaucoup d’eau, je dors… Ce genre de choses. Je reste à la maison au lieu de bouger partout. Je pense qu’il y a des moyens de gérer tout ça sans dire : « Je ne veux pas jouer ce soir. » Il faut juste être intelligent. » Damian Lillard.

Via Bleacher Report.

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