John Collins vise haut

John Collins vise haut

Quand les Hawks ont recruté Clint Capela au moment de la trade deadline, certains n’ont pas compris la manœuvre, estimant que lui et John Collins allaient se marcher dessus sous le panier. Sauf que ce dernier n’est pas d’accord.

“Je pense que si plus de gens regardaient les matchs, ils comprendraient que je ne suis pas qu’un joueur de pick-and-roll. Je peux faire circuler le ballon, courir en contre-attaque, shooter, créer pour moi-même, poster, tirer avantage des missmatchs… Je peux jouer au sein de l’attaque de l’équipe, sans avoir besoin du ballon, avoir un rôle et être efficace dans ce rôle. C’est une très bonne chose pour l’équipe. Ça ajoute aussi une autre arme à mon jeu et ce n’est pas respecté par tout le monde. On entend : “Oh John Collins et Clint Capela sont des joueurs similaires, ils ne vont jamais réussir à jouer ensemble. Mais maintenant que je suis capable de shooter de loin, je pense que ça aide. Malgré tout, on me voit encore comme un pivot. Les spectateurs m’ont vu jouer à ce poste et ils n’en démordent pas. Je pense qu’on va efficace tous les deux, je vais avoir plus de tirs et la route vers le panier va être plus ouverte si je continue à tirer à 40% et que Cam Reddish, Kevin Huerter, De’Andre Hunter et Trae Young jouent des picks-and-rolls. Dans un paradis du basket, ça a l’air génial.” John Collins.

Effectivement, individuellement, Collins a bien progressé à trois points. Il pourrait devenir cette saison le premier joueur à marquer plus de 20 points par matchs, avec plus de 55% de réussites à deux points, 40% à trois points et 80% aux lancers francs. De quoi s’estimer parmi les meilleurs ailiers forts de la ligue.

“Je pense que je fais partie de l’élite de la ligue à mon poste, ou que je commence à en faire partie au moins. Mon jeu l’a montré. Je ne vais pas me mettre sur une liste des meilleurs, mais quand vous comparez mes stats et ce que je peux faire aux autres joueurs, je suis plutôt bien placé dans beaucoup de catégories. Je pense que ma polyvalence est la principale raison pour laquelle mon jeu est en train de s’épanouir dans la NBA moderne. Je suis polyvalent, je peux faire plein de choses. Je peux même défendre s’il le faut. Je peux faire des contres, mettre des tirs, attraper des alley-oops, rouler vers le panier. Et je le fais efficacement. Il y a une chose pour laquelle je suis vraiment bon, c’est la finition près du cercle.” John Collins.

Sauf que le reste de l’équipe n’est pas aussi efficace que lui. Les Hawks ne tirent qu’à 33% de loin, alors qu’ils affichent le huitième plus gros total de tirs de loin pris par rencontre. Une solution serait alors de faire en sorte que Collins obtienne plus de tirs, en appelant par exemple de systèmes pour lui. Mais c’est compliqué selon son coach Lloyd Pierce.

“C’est dur, vraiment dur. Quel genre de tirs on peut lui trouver ? Par exemple, si on dit : “Hey, on va s’assurer qu’il puisse prendre un trois points “, mais que les intérieurs adverses switchent et sont haut, alors ce n’est pas possible. On essaie de lui filer la balle au poste, mais il faut le faire quand c’est approprié. S’il va juste au poste et qu’on lui donne le ballon, ce n’est pas là où il est efficace. Son activité et ses déplacements font qu’il se crée des tirs et des situations où lui peut se mettre en valeur. Quand il a essayé de jouer de cette manière l’année dernière et un peu cette année, il a plus mis en difficulté les défenses. Son efficacité est excellente.” Lloyd Pierce.

L’intérieur de 22 ans shoote plus de trois points que l’année passée et passe plus de temps à l’extérieur. Ce qui fait assez logiquement descendre son nombre de lancers obtenus, même si lui ne comprend pas.

“Je ne sais pas quoi dire, mais cette année c’est impressionnant tous les coups de sifflet que je n’ai pas eus. Ça me fait mal, je ne veux pas sortir les violons, mais ça me rend triste. Je n’ai pas reçu une seule faute technique dans ma carrière, je ne me suis pris le bec avec aucun arbitre. Je n’ai jamais rien dit. Je me suis énervé, j’ai crié… J’ai tout fait pour avoir des coups de sifflet, mais c’est incroyable, j’ai l’impression de n’avoir aucune faute. Je ne sais pas d’où ça vient, il faut que les matchs soient arbitrés correctement. Est-ce que je dois créer un move comme James Harden ou Trae Young pour avoir des fautes ? Sérieusement, je ne vais pas faire un move pour avoir la même faute à chaque fois. Il suffit qu’elles soient sifflées quand il y en a.” John Collins.

Quoiqu’il en soit, l’intérieur a de gros objectifs individuels et collectifs, et ce dès la saison prochaine.

Je veux être un All-Star et faire partie des All-NBA Teams. Évidemment, je veux aussi le trophée de MVP. Si je joue bien et que je suis dans la conversation, je vais tout faire pour l’avoir. Mais All-Star et All-NBA sont des objectifs plus réalistes, et puis il y a les playoffs aussi. Et je ne parle pas juste de participer aux playoffs. On pourra peut-être décrocher autre chose que la huitième place. J’espère qu’on pourra être sixième par exemple et aller jusqu’au deuxième tour. Les finales de conférence, et les Finals tout court sont géniales, mais il faut être réaliste. Et c’est en se faufilant au deuxième tour et en jouant Milwaukee ou Boston que se construit l’expérience. C’est comme ça qu’en tant que gosse, on devient prêt pour la guerre.” John Collins.

Via The Athletic.

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