Erik Spoelstra : “Je veux continuer ici aussi longtemps que je le peux, je n’ai pas l’impression de travailler”

Erik Spoelstra : “Je veux continuer ici aussi longtemps que je le peux, je n’ai pas l’impression de travailler”

Ils ne sont pas beaucoup de coachs à avoir gardé leur poste aussi longtemps qu’Erik Spoelstra… Actuellement, seul Gregg Popovich affiche une plus longue longévité dans sa franchise que lui, puisque Spoeslstra est en poste depuis 2008. Et encore, il a d’abord été assistant coach, déjà en Floride, donc il est au sein de la franchise de Miami depuis 1997. Et il n’a pas l’intention de changer.

Micky Arison (le propriétaire du Heat ndlr) et Pat Riley (le General Manager) ont créé cette culture. Certaines personnes peuvent penser qu’ils doivent changer d’air pour se créer leur propre image, mais je n’ai pas ce genre de sentiments. Je sens qu’il y a un but en continuant avec cette culture, en laissant un héritage pour le futur. C’est ce que j’aime, c’est ce qui me motive. Je veux continuer ici aussi longtemps que je le peux, je n’ai pas l’impression de travailler.” Erik Spoelstra.

Cette saison, l’équipe du Heat est redoutable, notamment à domicile. Elle rappelle à Spoelstra une autre version de la franchise floridienne.

“J’ai l’impression d’être pendant la saison rookie de Dwyane Wade (en 2003/2004 ndlr), il y avait Wade, Caron Butler, Lamar Odom… Il y avait des joueurs talentueux qui n’étaient pas des premiers choix de draft, qui n’étaient pas vus comme la prochaine star ou quelque chose du genre. Il y avait des gars qui s’étaient fait jeter d’autres équipes, et des inconnus, non-draftés, qui en voulaient. Il y a beaucoup de ressemblances entre ceux deux équipes. Le dénominateur commun, c’est l’alchimie qu’il y a. C’est dur d’analyser ça. Certaines équipes aiment jouer ensemble, voir les autres gars réussir et essaient d’aider les autres en jouant bien. Ces deux équipes ont ça. Les joueurs s’apprécient vraiment. Ils ne voyagent pas seulement ensemble, ils vont aussi au restaurant par exemple. C’est plus profond que le basket. Les gars apprécient de voir les autres réussir, qu’ils aient un rôle à jouer là-dedans ou non, ils veulent que chacun ait leur moment.” Erik Spoelstra.

Et pour expliquer la raison de cette mentalité, il faut peut-être aller chercher du côté des joueurs qu’ils ont drafté. Beaucoup viennent d’une université en particulier : celle de Kentucky, de John Calipari. C’est notamment le cas cette saison de Tyler Herro et Bam Adebayo.

“On aime ce que fait Cal, je suis allé le voir plusieurs fois pour voir comment il gérait son programme. Et il coach durement. Ils vont passer beaucoup de temps à développer les joueurs, et il ne va pas prendre des gants. Une des raisons du succès de Bam, c’est que son attitude est très similaire à celle d’un gars qui n’a pas été drafté. Il se donne à fond, et apporte cette mentalité chaque jour. Quand on l’a drafté, c’était encore un diamant brut. Je suis heureux qu’il ait joué un rôle à Kentucky. Il défendait, prenait des écrans, des rebonds et ça lui allait. C’est une qualité sous-estimée. Il était très mature en arrivant dans cette ligue, il a travaillé et s’est amélioré chaque jour.” Erik Spoelstra.

Avec deux titres au compteur et plusieurs très belles saisons, Spoelstra coche toutes les cases pour entrer au Hall of Fame. Mais il y accorde peu d’importance.

“Je n’ai jamais vu ça comme un objectif, je suis heureux de construire des équipes.” Erik Spoelstra.

Via Miami Herald.

Leave a Reply