Chris Mullin : “Stephen Curry et Klay Thompson ont redéfini ce qu’est un shoot acceptable”

Chris Mullin : “Stephen Curry et Klay Thompson ont redéfini ce qu’est un shoot acceptable”

Ces dernières années la NBA a connu une grosse évolution, à l’origine de laquelle se trouve notamment un homme : Stephen Curry. Par sa capacité à pouvoir tirer avec adresse à 8, 9, voire 10 mètres, le meneur de jeu des Warriors a révolutionné la façon dont on joue au basket en NBA, avec l’aide de son coéquipier Klay Thompson, lui aussi shooteur d’élite. Le spacing est devenu roi, et les shooteurs capables de planter avec régularité un gros volume de shoots, sont légions. Chris Mullin, qui était considéré comme un des meilleurs shooteurs à son époque, a tenté au mieux 3.7 shoots à 3-pts par match, ce qui était déjà beaucoup. Invité de Mike Tricio sur NBC, il a évoqué cette évolution.

“Le truc, c’est pourquoi faisions-nous ça ? Driver vers le panier, se faire balancer à terre, et après tu te retrouves avec une nouvelle hanche, un genou qui a été reconstruit. C’est bien plus facile de prendre des shoots à 3-pts. Mais c’est de notre faute, nous n’étions pas assez intelligents. Et dans The Last Dance on voit un concours après l’échauffement où ils prennent un tir à 3-pts depuis la marque sur le bord du terrain, et Michael Jordan réussit son shoot et tout le monde devient fou. Ça, c’est un catch & shot pour Steph Curry et Klay Thompson ! Voilà à quel point le jeu a changé. Ils ont redéfini ce qu’est un shoot acceptable. J’en parlais hier avec quelqu’un et je pense que les deux plus grandes différences en NBA c’est quand ils sont passés des vols commerciaux aux vols privés, ce qui permet de récupérer plus vite, puis toutes les équipes ont de meilleurs centres d’entraînement. A l’époque quand j’ai débarqué à Golden State on recevait un coup de téléphone le matin pour nous dire s’il y avait entraînement et où il se tiendrait, dans un lycée, une université, dans un Boys and Girls Clubs of America. Maintenant ils ont d’excellentes conditions d’entraînement, ils peuvent revenir ou rester pour bosser sur ces shoots. Pour n’importe quel coach, si tu peux mettre ce shoot, c’est un bon shoot, peu importe où tu te trouves. Ces gars ont tellement bossé, si bien pris soin de leur corps, que le jeu a évolué de plus en plus loin de la ligne à 3-pts.” Mullin

Via NBC

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