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Difficulté du calendrier et théorie du complot : La NBA a-t-elle vraiment avantagé les Pelicans ?

Hier le calendrier tant attendu de la reprise a été dévoilé, et sans surprise, il a fait parler. Si la NBA avait annoncé qu’elle s’appuierait sur les calendriers prévus à la suspension de la saison, elle était forcément dans l’obligation de l’adapter comme nous l’avions évoqué récemment. Elle avait précisé qu’elle prendrait aussi en compte la difficulté des calendriers pour chaque équipe afin de le retranscrire au mieux. Pas simple et il y allait forcément y avoir des mécontents.

A peine le calendrier dévoilé, en voyant que les Pelicans avaient le calendrier le plus facile (en prenant le calcul du SOS (Strenght of Schedule) ou la moyenne des % de victoires de leurs adversaires) et pas moins de 6 matchs sur 8 face à des équipes à moins de 50% de victoires, beaucoup ont crié au complot. Pour certains c’était prévisible puisque la NBA a volontairement choisi 22 équipes pour que les Pelicans soient de la partie et il fallait tout faire pour que Zion, devenu un des joueurs les plus bankable de la ligue, aille en playoffs pour booster les audiences.

Mais il ne faut pas aller chercher bien loin pour voir qu’au moment de la suspension, les Pelicans avaient tout simplement le calendrier le plus facile de toute la NBA, et de loin, avec pas moins de 15 équipes en-dessous des 50%. Dans la bulle ils auront le calendrier le plus facile avec en moyenne des adversaires à 49.5% de victoires contre 44.1% avant la suspension.

Qu’en est-il de leurs adversaires directs, dont les Grizzlies ? La NBA a-t-elle respectée la difficulté du calendrier pour les autres équipes à la lutte ? Memphis avait le second calendrier le plus difficile (en prenant la moyenne des % de victoires de leurs adversaires) des 22 équipes à Orlando et se retrouve avec le 6ème, différence assez minime. Sacramento avait le 15ème le plus difficile et se retrouve avec le 20ème, différence encore une fois minime.

Et pour Portland ? Là aussi ça fait parler puisque les Blazers avaient le 6ème calendrier le moins difficile et se retrouvent avec le 5ème plus difficile. Avant la suspension le bilan moyen de leurs adversaires était de 48.2% de victoires et à Orlando il sera de 60%. Avant la suspension ils devaient affronter 9 équipes avec un bilan négatif, mais de ces 9 équipes, seules 6 sont à Orlando. Dur à avaler donc pour Portland, qui dans la course à la 8ème place se retrouve désavantagé par rapport à leurs adversaires directs que sont Sacramento, Memphis ou New Orleans. Quant aux Spurs leur calendrier est un poil plus difficile qu’avant l’interruption de la saison.

Quant aux plus grosses différences, si on se base toujours sur la moyenne du % de victoires des adversaires, certaines équipes ont vu la difficulté de leur calendrier beaucoup varier. Les Lakers avaient par exemple le 4ème calendrier le moins difficile et se retrouvent avec le 2ème le plus difficile (même raison que pour les Blazers). De même pour le Heat, qui avait le 8ème calendrier le moins difficile et qui se retrouve avec le second le plus compliqué. Brooklyn et Dallas qui avaient un calendrier parmi les plus difficiles se retrouvent avec un calendrier parmi les moins difficiles.

Voici un point complet en fonction de la moyenne des % de victoires des adversaires.

OLD : moyenne des % de victoires des adversaires au moment de la suspension
Rank : classement
NEW : moyenne des % de victoires des adversaires à Orlando

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Via John Schuhmann

 

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