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Malgré 3 mois sans jouer au basket, Pascal Siakam est confiant et prêt à endosser le rôle de franchise player en playoffs

À cause de l’épidémie de coronavirus, Pascal Siakam n’a pas touché un ballon de basket pendant trois mois. Il risque donc d’être un peu rouillé à la reprise, et comme l’ailier fort est la première option offensive des Raptors, l’équipe des champions en titre pourrait avoir un peu de retard à l’allumage. Pourrait, parce que le Camerounais est un gros bosseur et compte bien rattraper le temps perdu pendant le camp d’entrainement de son équipe. Pour l’instant il se contente d’entraînements en nombre limité.

« Après avoir dû rester aussi longtemps sans prendre de tirs ou jouer au basket, pouvoir aller sur le terrain, courir un peu, m’assurer que je rentre mes tirs et travailler sur les choses que je vais utiliser en match, c’est le plus important. Je vais travailler sur les pick-and-rolls, les actions que l’on utilise en match, les manières que l’on a de marquer. Plus je peux faire d’actions différentes, plus je peux scorer de manières différentes, mieux c’est pour mon équipe. » Pascal Siakam.

Dans l’ombre de Kawhi Leonard la saison dernière, l’ailier fort est bien conscient d’être le pilier de son équipe et qu’il ne va pas devoir se louper pour garder une chance de faire le back-to-back. Une pression qu’il accueille à bras ouverts.

« Ça a été une bonne saison, et un bon apprentissage pour moi. J’ai pu aller sur le terrain, voir des choses différentes et m’adapter. Pour ma progression, la personne et le joueur que je suis, c’est quelque chose qui m’excite et qui va me permettre de progresser. Je suis heureux de ce challenge. J’aime galérer. Je veux gagner et être le meilleur possible, mais j’aime être sur le terrain et avoir du mal, savoir que je vais louper beaucoup de tirs, que je vais faire des erreurs, mais aussi que je vais travailler très dur pour rectifier ces erreurs et être le meilleur joueur possible. Ça fait partie du parcours, et je ne vois pas ça comme de la difficulté, mais comme un processus par lequel il faut passer pour être le meilleur possible. J’accepte de passer par là, j’accepte les bons et les mauvais côtés. » Pascal Siakam.

Depuis ses débuts en NBA, Siakam a toujours voulu avoir ce genre de responsabilités.

« La première fois qu’on a parlé, il m’a dit qu’il ne voulait pas être un role player. Des fois, on ne sait pas trop quoi faire de ce genre de déclarations, mais avec lui, je croyais en lui grâce à son éthique de travail. Il a passé beaucoup de temps à travailler, comme tous les gros joueurs. Il fait partie de ceux qui veulent atteindre leur plein potentiel. Il fait partie de ces gars qui veulent gagner, qui font passer la victoire en priorité. Quand vous pouvez réussir à atteindre cet objectif en étant jeune et ensuite en travaillant aux côtés de Kyle Lowry ou Kawhi Leonard, ça met encore en valeur ce côté compétitif, combatif. » Masai Ujiri, le General Manager des Raptors.

Mais même avec cette mentalité, Siakam va avoir fort à faire lors des mois à venir, puisqu’il va devoir continuer à produire en attaque pour porter ses partenaires. Et il n’avait jusqu’à cette saison encore jamais été l’alphadog de son équipe sur qui les défenses de se concentrent. Et en playoffs ce rôle est encore bien plus compliqué à endosser.

« Évidemment, les playoffs demandent une préparation spécifique et les équipes en face vont être prêtes. Je vais prendre les jours un à un et évidemment… Je connais les actions dans lesquelles je suis impliqué et comment les équipes me défendent d’habitude. Je travaille là-dessus pour être sûr de pouvoir m’adapter. » Pascal Siakam.

Et il aura à ses côtés pour l’aider une équipe de vétérans. Il y a pire comme situation.

« On a déjà connu ce genre de situations ensemble, et on sait exactement les forces et les faiblesses des uns et des autres. C’est très important pour nous de se côtoyer. Quand on pourra jouer ensemble (les entraînements collectifs sont encore interdits ndlr), ça sera amusant et on est tous impatients. » Pascal Siakam.

Siakam a décroché sa première étoile de All-Star cette saison, et affiche 23,6 points, 7,5 rebonds et 3,6 passes décisives par rencontre depuis le début de l’exercice.

Via The Star et Toronto Sun.

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