Terry Rozier sur The Last Dance : “Je ne savais même pas qu’ils avaient gagné trois titres d’affilée”

Terry Rozier sur The Last Dance : “Je ne savais même pas qu’ils avaient gagné trois titres d’affilée”

Même si Michael Jordan est une légende de la NBA, de nombreux joueurs actuels n’ont pas pu l’admirer remporter des titres avec les Bulls. La raison ? Ils étaient tout simplement trop jeunes. Comme Devonte’ Graham, qui est pourtant un des employés de His Airness à Charlotte. Né en 95, le meneur avait trois ans quand Jordan a remporté son dernier titre. Trop peu pour s’en souvenir.

“Je n’ai pas vraiment pu le regarder jouer. J’ai entendu toutes les histoires, regardé les vidéos et toutes ces choses-là. Mais en regardant The Last Dance, j’ai pu remettre les choses en perspective et comprendre pourquoi il est la personne qu’il est, comment il jouait et menait son équipe à la victoire. Pourquoi il est, selon moi, le meilleur joueur de l’histoire, mais pour d’autres un des meilleurs joueurs de l’histoire.” Devonte’ Graham.

“Voir le documentaire m’a permis d’apprendre beaucoup de choses. Je ne savais même pas qu’ils avaient gagné trois titres d’affilée. Et deux fois. Pour réussir ça dans cette ligue, il faut être spécial. Je pensais avoir une idée de sa mentalité, mais le documentaire m’a donné des frissons. Le fait de jouer pour lui, le propriétaire des Hornets, c’est génial parce que ça montre, selon moi, qu’il aime mon esprit de compétition. Il voit quelque chose en moi… Donc je veux juste encore progresser.” Terry Rozier.

Après la diffusion du documentaire, Jordan a pris le temps d’organiser une visioconférence avec son roster, un des plus jeunes de la NBA, pour en discuter.

“Je pense que ce que je retire du documentaire c’est que je vais essayer d’être un leader plus vocal. De ne pas engueuler mes coéquipiers ou ce genre de trucs, mais d’être plus exigeant avec eux, et plus à l’aise avec ça. Ça va les rendre meilleurs, et ça va rendre le lien entre vous plus fort, votre équipe plus performante. C’est plus respectueux que de ne rien dire et de laisser les gars faire n’importer quoi encore et encore pendant que vous n’arrêtez pas de perdre.” Devonte’ Graham.

Bon, on espère pour lui qu’il ne compte pas être aussi agressif que Jordan, parce que son compère de backcourt Terry Rozier a annoncé la couleur.

“Comment j’aurais pris le comportement de Jordan ? On se serait probablement battu à plusieurs reprises. J’aurais adopté la même attitude que Steve Kerr (qui s’est battu avec Jordan en 1995 ndlr). Je suis quelqu’un de très compétitif. J’aurais compris que ce qu’il dit est vrai, mais la manière qu’il aurait de le dire ne me plairait pas. “Baisse le ton, je suis de ton côté.” Certains gars sont différents. Avec certains vous pouvez les pousser fort, et avec d’autres ça ne marche pas.” Terry Rozier.

Le truc, c’est qu’il reste aux Hornets beaucoup de boulot pour être ne serait-ce qu’être des candidats au titre. Et les joueurs de James Borrego espèrent bien profiter de l’expérience de Jordan dans le domaine.

“La question que je lui ai posé portait sur la différence entre la victoire et la défaite, la marge d’erreur qu’il y avait. Souvent, c’était juste un tir de la gagne de MJ, ça se résume à un tir ou un entre-deux dans les cinq dernières minutes du match. Nous sommes une équipe jeune et beaucoup de gars n’ont pas fait les playoffs ou ne comprennent pas qu’il faut faire attention à tous les détails en playoffs. C’est ce que j’ai aimé entendre de la bouche de MJ, et je pense que c’était génial pour les gars, surtout les plus jeunes, d’entendre ça.” Cody Zeller.

Jordan n’a pas pour autant gagné partout où il est allé. Chez les Wizards notamment, quand il est sorti de la retraite, il a connu des échecs, en ne parvenant même pas à se qualifier en playoffs lors des deux saisons qu’il a passées là-bas.

“Il a dit qu’il aurait aimé faire les choses différemment parce que la nouvelle génération de joueurs qui arrivait ne voulait pas entendre les mêmes retours avec la même dureté qu’il avait à Chicago. Avec le recul, il estime qu’il aurait mieux fallu qu’il prenne Jerry Stackhouse sous son aile pour lui apprendre à devenir un meilleur leader plutôt que de tout faire lui-même. Il a même dit que la génération actuelle était très différente, et qu’elle n’accepterait pas d’entendre les mêmes critiques.” Cody Zeller.

Des leçons qui vont pouvoir servir aux Hornets, eux qui n’ont pas réussi à faire mieux que 23 victoires et 42 défaites. Un bilan médiocre, qui ne leur a pas permis d’être invités dans la bulle d’Orlando.

“J’étais déçu et je n’ai pas compris pourquoi ils ont pris autant d’équipes à l’Ouest et seulement neuf à l’Est. Comme a dit le coach, on ne peut pas s’apitoyer sur notre sort, c’est comme ça. On doit juste utiliser cette situation comme une motivation pour s’améliorer, être plus fort, plus rapide, meilleur. J’ai plus de temps pour travailler sur mon jeu. Il faut prendre ça comme une motivation, comme le faisait Jordan avec n’importe quoi à l’époque.” Devonte’ Graham.

Via Bleacher Report. 

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