Alors qu’on lui cherche des ennemis, Giannis Antetokounmpo n’en voit qu’un pour les Bucks : « Nous-mêmes »
Miami est-elle l’équipe la plus à même d’inquiéter Milwaukee en playoffs ? C’est la question qui a été posée à Giannis Antetokounmpo après que les Bucks se soient imposés 130-116 suite à une remontada de 23 points face au Heat jeudi soir. Le MVP a marqué une pause avant de citer les 5 équipes derrière la sienne au classement à l’Est puis d’enchaîner :
« Notre plus gros challenge, c’est nous-mêmes. Comment est-ce qu’on va jouer ? Avec quelle dureté ? Est-ce qu’on va jouer ensemble ? Est-ce qu’on va défendre dur ? Est-ce qu’on va réussir à prendre des rebonds ? Est-ce qu’on sera capables de mettre ce petit effort supplémentaire ? Est-ce qu’on va plonger sur le terrain ? Ça dépend de nous, tout dépend de nous. » Giannis Antetokounmpo (33 points, 12 rebonds, 4 passes)
Illustration parfaite avec ce match contre une équipe de Miami pourtant privée de Jimmy Butler (pied) et Goran Dragic (cheville) mais qui était devant de 17 points à la mi-temps, avec 13 tirs à 3-points réussis. Tout a changé au retour des vestiaire pour Milwaukee, qui a passé un 20-5 à ses adversaires histoire de se remettre dans le match puis un autre (oui, un autre 20-5) qui a transformé un écart d’un point à 5 minutes de la fin entre les deux équipes en leçon donnée par le n°1 en NBA.
« C’était juste une question d’effort. On en a tous parlé à la mi-temps et réalisé qu’on ne jouait pas notre meilleur basket. On avait un ou deux temps de retard sur tout. Donc on s’est concentrés sur le fait de jouer plus dur, mieux, tout simplement. » Khris Middleton (33 points)
« Il faut saluer ce qu’ils ont fait. Ils ont intensifié leur pression. On l’a plus ressentie en seconde mi-temps. Et on ne s’est pas aidés non plus, avec les fautes, surtout dans le 3ème quart-temps. Ça leur a permis de ralentir un peu le jeu et d’aller sur la ligne. » Erik Spoelstra
Avec ce succès, Milwaukee est assuré de terminer premier à l’Est. Juste à temps pour l’anniversaire de Mike Budenholzer.
« C’est assez unique, car on ne s’imagine pas coacher un match NBA le 6 août. Il faut rendre hommage aux joueurs et à ce qu’ils ont fait tous les soirs pour ça. Je suis très fier d’eux. » Mike Budenholzer
via ESPN