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Jimmy Butler sur Tyler Herro : « Je ne peux pas dire que je suis surpris. Je lui ai dit que j’étais fier de lui, il le sait »

Drafté en treizième position en juin dernier, Tyler Herro a réussi une belle saison rookie, avec 13,5 points, 4,1 rebonds et 2,2 passes décisives de moyenne. Mais plus impressionnant encore, il brille en playoffs. Comme cette nuit, lors de la victoire du Heat sur les Pacers. Par exemple, lors que ces derniers étaient lancés dans un gros run pour revenir dans le troisième quart après un début de match compliqué, l’arrière se crée et rentre un gros tir pour calmer les ardeurs de ses adversaires.

Il terminera la rencontre avec 20 points, 3 rebonds, 1 passe décisive et les félicitations de ses coéquipiers.

« C’est ce qu’il fait. Je ne peux pas dire que je suis surpris. Je lui ai dit que j’étais fier de lui, il le sait. Il sait ce qu’il est censé faire quand il est sur le terrain, ce qu’il représente dans cette équipe, cette organisation. Il va être là pour un bon moment et il le sait. Ce gars bosse dur, il veut être coaché et écoute ce qu’on lui dit. C’est pour ça qu’il joue aussi bien. » Jimmy Butler.

Au total, depuis le début des playoffs, il a marqué 50 points, soit 16,7 points de moyenne, la troisième du Heat pendant cette postseason. Depuis 2010/2011, seuls trois rookies ont cumulé plus de points que lui lors de leurs trois premiers matchs des playoffs : Donovan Mitchell (77), Ben Simmons (60) et Harrison Barnes (51). Une performance qui lui a permis d’être aligné par son coach lors de certaines fins de match, sans que le jeune arrière ne ressente la moindre pression.

« Je n’ai jamais été nerveux. Comme j’ai dit que ce soit de la saison régulière ou les playoffs, je vais aller sur le terrain avec la même mentalité de tueur, et avec la volonté de faire ce que l’équipe a besoin que je fasse pour gagner des matchs. On a des morts de faim dans l’équipe. Je ne pense pas qu’un seul de nos gars soit nerveux dans ce genre de situations. » Tyler Herro.

Il faut aussi dire que l’équipe est constituée de pas mal de vétérans. Si Goran Dragic, par exemple, est maintenant rompu aux joutes de postseason du haut de ses 34 ans, ça n’a pas toujours été le cas, notamment lors de sa première série, en 2010, avec les Suns de Steve Nash.

« J’étais nerveux, j’avais des papillons dans le ventre. Mais dès que je suis rentré sur le terrain et que j’ai commencé à dribbler, à défendre que je me suis concentré là-dessus, ils sont partis. Après un petit temps, vous ne ressentez plus ce stress. Mais Tyler, c’est un baller. On peut tous le voir. Il n’a pas peur des moments importants, et il le montre. » Goran Dragic.

Jimmy Butler avait lui 22 ans lors de sa première série, sous les couleurs de Chicago.

« Mon boulot n’était pas compliqué : donner la balle à Derrick Rose et m’écarter avec Joakim Noah et Carlos Boozer. Je n’avais même pas besoin de regarder le panier. Le boulot de Tyler, c’est de scorer par-ci par-là. » Jimmy Butler.

Bon, le problème c’est que si Herro est bon en attaque, c’est une véritable passoire en défense, et ça peut lui coûter des minutes.

« J’ai dû le sortir à la fin du match 3 à cause de ce qu’il se passait de l’autre côté du terrain. Mais il fait de gros progrès en défense. Il apprend comment avoir de l’impact sur les matchs des deux côtés du parquet. Il a un talent pour mettre la balle dans le panier, et sa défense est en progression. » Erik Spoelstra.

Ce qui n’a pas dérangé le garçon, conscient d’avoir vécu une très belle année rookie et qui ne ressent pas le besoin de presser les choses.

« Ma première saison a été incroyable. J’ai beaucoup appris et c’est le plus important. J’ai des coéquipiers incroyables, un staff génial… J’ai eu de la chance d’arriver dans cette situation. Ils continuent de me mettre sous le feu des projecteurs et de m’apprendre des choses. Je vais continuer à apprendre autant que je le peux. » Tyler Herro.

Entre Dragic, Butler ou encore le fraîchement arrivé Andre Iguodala, le jeune arrière a aussi de très bons vétérans pour l’encadrer et l’aider à progresser. Et comme en plus il leur rend les choses faciles…

« Ce n’est pas difficile de l’aider parce qu’il écoute tout ce qu’on lui dit. C’est le genre de gars à qui on n’a pas besoin de dire deux fois la même chose. Il veut juste être bon et progresser. Donc quand je le vois, je me dis juste que ce gars a un potentiel incroyable et qu’il aime vraiment ce sport. Les gars comprennent que c’est une question d’héritage, quand on peut être dominant pendant sept ou huit ans, et pas seulement un ou deux. Il veut être régulier et maintenir son niveau aussi longtemps que possible. Il a un talent pour ça. Il ne veut pas être complaisant avec lui-même. Il veut être bon pendant longtemps. » Andre Iguodala.

Via The Athletic.

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