Killian Hayes, défenseur élite selon son coach, mais qui a du pain sur la planche en attaque
Lors d’une conférence de presse, Killian Hayes est revenu sur son rôle chez les Pistons et sur les progrès qu’il doit faire.
Que les débuts en NBA furent compliqués pour Killian Hayes. Drafté en 7ème position par les Pistons, on attendait une grosse saison de sa part, mais pour l’instant, c’est raté. Le français réalise sur le plan statistiques une faible saison : 5,2 points, 2,1 rebonds, 3,7 passes à 33% au tir dont 23,3% de loin. Un apport trop peu important pour un 7ème choix de draft. Il faut dire que les blessures ne l’ont pas aidé. Au bout de son 7ème match, Hayes se blesse à la hanche, ce qui l’oblige à manquer les 40 matchs suivants. Le 3 avril, le français drafté le plus haut de l’histoire faisait son retour sur les parquets. Depuis, il a joué 5 matchs, pour 6 points et 3,8 passes à 41% au tir à 20% derrière l’arc. Pas de net amélioration statistique, cependant les intentions sont encourageantes, mais insuffisantes. Depuis son retour, Hayes a pris conscience des points qu’il doit améliorer dans son jeu. Sa qualité de passe est jusqu’a présent son plus gros point fort, une qualité qu’il essaye de perfectionner :
« Ma qualité de passe n’est pas encore parfaite mais j’essaye de la travailler. Je continuerai à travailler dessus pour offrir des paniers faciles, surtout aux big men qui font l’effort de courir et bien se placer, je dois les récompenser. »
Lorsqu’il mentionne les big men, on peut penser à un garçon comme Mason Plumlee, mais aussi Isahia Stewart, dont l’énergie séduit le meneur français :
« Je n’ai jamais jouer avec un joueur avec un moteur comme Isahia, aussi physique. Je n’ai jamais jouer avec quelqu’un qui a autant de volume de jeu »
Dans son effectif, Killian Hayes à la chance de jouer avec un meneur expérimenté comme Cory Joseph, un vétéran qui connaît la ligue par coeur et qui l’aide à se perfectionner sur pick and roll :
« Mon jeu sur pick and roll progresse, mais c’est quelque chose sur lequel je dois bosser tous les jours. J’en parle avec le coach, qui m’en parle très souvent. J’échange aussi avec CJ (Cory Joseph). C’est quelque chose sur lequel j’ai progressé, mais il faut continuer. »
Enfin, Killian est revenu sur le parallèle entre l’Europe, où il a fait ses armes, et le jeu NBA, notamment sur le rôle qu’on lui a attribué :
« Mon shoot doit aussi s’améliorer, j’ai commencé à faire des stepbacks à 3 points à Cholet en Europe, mais j’avais moins le ballon dans les mains. En NBA mon rôle a changé, je dois apprendre à shooter de loin, si j’ai l’opportunité de tirer, je dois tirer, mais mon rôle est surtout de trouver mes coéquipiers ouverts pour qu’ils aient de bons shoots. »
Son coach, Dwayne Casey, croit beaucoup en son meneur rookie. Lui aussi sait que Killian doit progresser, et depuis son retour, les progrès du N°7 de draft ont l’air de lui plaire :
« Il y a une différence entre une bonne décision et une excellent décision, et la différence est énorme. C’est un joueur qui a la taille, l’envergure, il est très intelligent, mais c’est un souci qu’il a souvent, c’est de prendre la bonne décision au bon moment. Il doit savoir s’il doit faire une passe à une main ou à deux mains. C’est plus important que cela ne semble l’être. Récemment, il a fait d’excellents matchs, c’est ce que je lui ai dit contre les Clippers. Il a pris de meilleures décisions sur les shoots, les passes, les drives et en défense. Il a un don pour l’approche défensive, c’est un défenseur élite. En attaque il peut devenir meilleur et il va devenir meilleur. Il a besoin de temps, de répétitions et de continuité. Il nous reste 18 matchs et c’est l’évolution que l’on veut voir. »
C’est maintenant à Killian Hayes de prouver qu’il a l’étoffe d’un numéro 7 de draft. La franchise des Pistons lui fait confiance, c’est maintenant à lui de leur rendre la pareil.