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Beaucoup de dossiers à gérer pour Pat Riley : « J’espère que notre futur est plus brillant que ce qu’on a vu la semaine dernière »

Le Miami Heat éliminé, il faut désormais que Pat Riley se mette au travail pour améliorer son effectif. Pour le moment, le Heat a cinq joueurs sous contrat (Jimmy Butler, Bam Adebayo, Tyler Herro, Precious Achiuwa et KZ Okpala) et deux autres seront restricted free agents cet été (Duncan Robinson et Kendrick Nunn). Pour recruter, le Heat se retrouve avec une enveloppe de 27 millions de dollars, et une exception de 9,5 millions.

« On sait qu’on a la flexibilité qu’il nous faut pour aller dans plein de directions, et soit garder la même équipe, ou ajouter des joueurs au groupe. Le marché va déterminer tout ça quand on avancera, mais j’aime le noyau de notre équipe. On a un bon duo avec Jimmy et Bam. Peu importe comment ils ont performé en playoffs, on n’a pas fait d’erreurs avec ces gars, ça, c’est sur. Et on a d’autres jeunes joueurs. » Pat Riley.

Parmi les joueurs du noyau, Riley a aussi ajouté Tyler Herro. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l’arrière, qui a fait une saison en demi-teinte après sa bulle impressionnante, est intransférable. Surtout s’il permet de faire venir une star comme Kawhi Leonard ou Damian Lillard.

« On a pris une décision l’année dernière : celle d’essayer de garder de la place sous le salary cap. On n’a pas de place pour un contrat max, mais on aura beaucoup d’argent à donner si on le veut. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de continuer à reporter votre place sous le cap ou votre flexibilité année après année. Vous devez prendre une décision sur les deux ou trois joueurs que vous pensez être les piliers de votre franchise, et de les entourer avec d’autres gars qui peuvent être complémentaires, et d’autres qui vont permettre de combler des lacunes bien spécifiques. » Pat Riley.

Pour ce qui est des joueurs clés, il y a donc Jimmy Butler, qui aura 32 ans en septembre, et qui, bien qu’encore sous contrat, pourra se voir offrir une extension de 181 millions sur quatre ans.

« On n’a pas encore vraiment parlé de ça. Mais quelque part, vous savez quand vous avez de grands joueurs, des All-NBAers, des gars qui sont dans les All-Defensive teams, des gars comme Jimmy, il faut les payer la valeur que le marché leur donne. » Pat Riley.

Et aussi Bam Adebayo, à propos duquel Pat Riley a donné un petit conseil à son coach Erik Spoelstra.

« Je pense que quand on regardera des vidéos de cette saison, il faudra que Spo regarde un peu comment il utilise Bam. C’est un de nos porteurs de balle principaux, il initie l’attaque et de temps en temps il y a une déconnexion entre fait de lancer l’attaque et le fait d’être efficace en attaque. Je pense qu’on qu’il va falloir trouver des solutions. Mais je sais qu’on a un des gars avec le plus de caractère de la NBA, un des plus durs, mais aussi avec beaucoup de talent. Et il peut encore progresser. Je ne vais pas laisser ce qu’il s’est passé contre Milwaukee avoir de l’impact sur ce que je pense que Bam peut apporter. Toutes les questions que vous me posez concernent le style de jeu, ou ce que Bam doit faire pour progresser, o u Jimmy, Duncan, Tyler ou n’importe qui d’autre. Je pense que toutes ces choses les gars vont bosser dessus avec les entraineurs au cours des prochains mois. Et Bam probablement plus que n’importe qui d’autre. » Pat Riley.

En ligne de mire en particulier pour Riley : le fait que le Heat a complètement coulé au rebond contre Milwaukee. Ce qui fait penser à Riley que, peut-être, il faudrait aligner Bam avec un intérieur plus traditionnel.

« Il y a une possibilité de jouer avec deux bigs. Quand vous regardez les résultats, ce qu’on a accompli depuis que Bam est ici et avec qui il a joué pendant cette période, son jeu a beaucoup évolué. Mais savoir ce que Spo va faire quand il mettra un autre grand avec lui… Ce sera situationnel. Ce sont des questions auxquelles je pense qu’on pourra répondre plus tard, lorsque Spo regardera ce qu’il s’est passé cette année : comment Bam a joué et avec qui il a joué ? Ensuite on regardera les joueurs disponibles et ceux qu’on pourra faire venir. Et oui, il est possible qu’on aligne deux intérieurs de métier, et il est possible que l’on continue comme ça. Le truc, c’est que si cette paire ne vous permet pas de gagner à un haut niveau… Il faut y penser. » Pat Riley.

L’autre solution sera d’encourager Adebayo à tirer à trois points, un domaine où il est pour le moment très mauvais (7/44 en carrière). Mais ce n’est pas dans les plans de Riley.

« Non, ça n’a pas besoin d’arriver rapidement. Avoir un joueur capable de marquer à trois points, prendre des rebonds, défendre et protéger l’arceau, c’est rare. C’est un profil de joueur très rare. Donc je pense que c’est compliqué d’avoir tout ça. On en parlera avec Spo, c’est le genre de choses auxquelles nous devons penser. » Pat Riley.

Le Heat aurait pu être en meilleure position pour entourer Bam si ce dernier n’avait pas signé sa grosse extension l’été dernier (141 millions sur cinq ans), mais Riley a expliqué que l’agent de Bam avait insisté pour décrocher ce contrat l’année dernière.

« On a discuté chaque option et scénario qu’il y avait pour lui. Mais il l’a mérité. Il sortait d’une année où il était All-Star et est allé en Finals NBA. Je pense que le plus important dans la ligue quand vous avez un super super jeune joueur, c’est de le verrouiller. Il a fait ce qui allait dans son intérêt, et on a simplement dit oui. On a essayé de le convaincre que ça pouvait se passer différemment, mais au final il l’a mérité. » Pat Riley.

Le parrain gominé a ensuite abordé les cas Duncan Robinson et Kendrick Nunn. Les deux joueurs, non draftés, sont bons sur le terrain, et pourraient prétendre à un gros salaire la saison prochaine. En sachant que Miami a la possibilité de matcher n’importe quelle offre qui leur sera faite.

« Ces deux gars ont performé à très haut niveau. Ils nous ont vraiment aidés. Si vous regardez les chiffres, Kendrick tourne à 15 points par match, et il a marqué 38% de ses trois points. C’est un gars qui peut tester la défense adverse. Il peut aller au panier, mettre des trois points, réussir des floaters… C’est un super attaquant. Ce n’est pas vraiment un gars qui crée du jeu, ou qui va jouer le rôle de meneur, mettre en place l’attaque, mais c’est un super joueur. Quant à Duncan, il pourrait être considéré comme un des meilleurs shooteurs de la NBA. Donc je les félicite d’être arrivés sans réputation, aucune garantie, et d’avoir gagné leur place et leur temps de jeu. Ils ont eu des hauts et des bas, mais c’est pareil pour tous les jeunes joueurs. On les aime tous les deux, et on verra ce qu’il se passe pour eux quand on sera sur le marché des signatures. » Pat Riley.

Quant à Tyler Herro, malgré une saison plus compliquée que dans la bulle d’Orlando (15,1 points à 44% aux tirs et 5 rebonds par match) et des playoffs ratés (seulement 9,3 points par match, à 32% aux tirs), Riley s’est montré satisfait de sa progression.

« Ce qu’il s’est passé pour lui en fin de saison… Je pense qu’il est devenu un meilleur joueur. Si vous regardez sa première saison, ses 35 ou 40 premiers matchs, il ne faisait que du catch-and-shoot en sortant des écrans. La seule manière pour lui de devenir un joueur plus complet en attaque était de progresser dans son dribble, autant avec sa main droite que sa main gauche. Et il l’a fait. C’est un gars capable de porter la balle de manière exceptionnelle maintenant. Il peut créer de l’espace et l’utiliser pour prendre un jumper d’à peu près n’importe où. Cette année, il a vraiment progressé, ce n’était pas une expérimentation. Il a beaucoup testé les défenses, beaucoup dribblé, a utilisé les espaces… C’est comme ça que font les scoreurs. Lui et Kendrick, se sont des scoreurs. Et on s’attend à ce que son tir soit encore meilleur dans ce genre de situations. Pour ce qui est des autres parties de son jeu, je pense qu’en grandissant, il sera plus mature comme joueur et meilleur sous les panneaux. Mais c’est un membre du noyau de l’équipe, je ne suis pas inquiet pour lui. Quand on s’est fait sweeper par Milwaukee, toute l’équipe a complètement craqué. Ce n’était pas juste un gars. Quand vous vous faites éclater comme ça, par une super équipe, ce n’est pas la faute d’un joueur. Il a peut-être eu un sophomore wall ou un truc du genre. Tyler est un joueur essentiel. Il va s’en sortir. Je ne suis pas inquiet pour lui. » Pat Riley.

Dernier cas abordé par Pat Riley : Victor Oladipo. Échangé en cours de saison pour renforcer la ligne arrière de l’équipe floridienne, l’ancien d’Indiana n’a pu jouer que quelques matchs avant de devoir à nouveau passer sur la table d’opérations. Résultat, il n’a pas pu aider l’équipe autant que prévu. Il est actuellement en fin de contrat, mais Riley a expliqué qu’il attendra août avant de parler du futur du joueur avec le principal concerné.

« On savait quand on a fait l’échange qu’il y avait un risque. On le traitera comme n’importe quel free agents qu’on aurait dans l’équipe et qui a subi une blessure. Il fera sa rééducation avec nous, jusqu’à être en assez bonne santé pour être débarrassé de son plâtre. On le surveillera, on travaillera avec lui et on verra ce qu’il se passe. » Pat Riley.

Beaucoup de dossiers à traiter donc.

« Notre futur attend. J’espère qu’il est beaucoup plus brillant que ce qu’on a montré la semaine dernière. » Pat Riley.

Ne manquez pas la vidéo du 6e Homme sur le sujet.

Via The Athletic et Miami Herald.

 

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