Alperen Sengun : « Je vais essayer d’être une légende à Houston »
Alors qu’il a soufflé ses dix-neuvièmes bougies il y a moins d’un mois, le rookie turc des Rockets Alperen Sengun est déjà plein d’ambition. Le jeune pivot déclare en effet d’ores et déjà qu’il veut devenir une légende de la NBA et sa franchise.
» Je vais essayer d’être une légende à Houston. Je vais essayer d’être une légende en NBA aussi. J’espère que dans le futur les gens me regarderont de la même façon que je regardais les anciens joueurs turcs. »
MVP de la Turkish League à seulement 18 ans avec des moyennes de 19,2 points, 9,4 rebonds et 1,7 contre, il a été drafté en 16ème position par Houston après que ces derniers aient envoyé deux futurs premiers tours de draft du côté de l’Oklahoma. Après deux matchs de Summer League, il a en tout cas montré des choses intéressantes, notamment en défense où il a réalisé deux matchs à 4 contres. En attaque s’il a été plus en difficulté avec 15 points à 3 sur 10 au tir pour son premier match contre Cleveland, il s’est bien rattrapé lors du deuxième match contre les Pistons avec 21 points à 8/14. Toujours présent au rebond il a cumulé 15 et 8 prises sur ces deux matchs et fourni 3 assists à chaque rencontre. Alors qu’il a posé les pieds aux Etats-Unis pour la première de sa vie il y a un mois à peine, il commence gentiment à s’acclimater aux basket US.
« Je suis habitué à élever mon niveau de jeu, j’ai toujours voulu atteindre le meilleur niveau et d’être constant à ce niveau. Je m’habitue doucement au basket NBA parce que ce n’est pas le même que le jeu européen. Par exemple, l’autre jour à l’entrainement, je ne connais pas encore toutes les règles NBA, la balle rebondissait sur le cercle et je l’ai poussée pour éviter qu’elle ne rentre dedans, mais ce n’est pas l’égal ici et je l’ai appris à ce moment. Tout le monde a rigolé et on m’a dit « Tu n’es pas en Europe ici ». »
Parti de chez lui à 12 ans, Sengun est un dur à cuire. Alors sur le terrain, il n’a peur de rien.
» Si j’avais peur de tout, je ne serais pas ici. Il n’y a rien qui me fasse peur concernant le basket. J’ai joué contre des joueurs plus vieux avec les équipes de jeunes, l’équipe A, et au Besiktas j’ai toujours été surclassé. Le plus important est de se battre, savoir qu’aucun joueur n’est meilleur que vous, du moins, je pense de cette façon-là. Peu importe qui j’ai en face de moi, je sais qu’il n’y a pas un joueur sur le terrain que je ne puisse pas battre et je vais me battre contre lui jusqu’à la fin. Je pense que l’important c’est la concentration et j’ai beaucoup progressé dans ce secteur au fil des années. Bien sûr c’était normal d’être excité de ne pas être à 100% quand j’étais jeune. Mais cette année à Besiktas, je me suis vraiment amélioré en général. J’ai changé toute ma mentalité, j’ai changé de régime alimentaire, j’ai travaillé plus dur et maintenant quand je rentre sur le terrain j’oublie la vie de tous les jours, parce qu’évidemment chacun à des bons et des mauvais moments dans la vie, et même dans les pires moments je me concentre sur l’essentiel. »
Interrogé sur son arrivée à Houston, Sengun raconte comment il a été accueilli et semble-t-il qu’il encore un peu de mal à s’habituer au climat texan.
» Ils m’ont très bien accueilli, ils nous ont emmenés de New York à Houston, j’ai rencontré les proprios, tout était bien. Le Texas est un endroit magnifique, mais juste, il fait vraiment chaud. »
Via Ruby