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Dwyane Wade évoque le déclic qu’il a eu en début de carrière : « Personne ne parlait de moi »

Drafté en 5ème position par le Heat de Miami en 2003, Dwyane Wade a rapidement remis le Heat de Miami sur la carte. Alors que les Floridiens sortaient d’une saison à 25 victoires et 2 saisons sans playoffs, ils ont été une des bonnes surprises de l’exercice 2003-04, 4èmes à l’Est et demi-finalistes de conférence. Dans une interview accordée à SLAM il est revenu sur cette première année en NBA, où d’entrée lui et son équipe avaient dépassé les attentes.

« Quand je suis arrivé, nous étions nuls. L’année avant que je sois drafté, Caron Butler aurait pu être élu rookie de l’année. Je crois qu’il avait été drafté en 2ème ou 3ème position (10ème en fait) derrière Amar’e (Stoudemire) et Yao (Ming). Ils avaient remporté 25 matchs la saison qu’Udonis (Haslem) et moi arrivions. Et nous n’étions pas bons en début de saison. Nous avons commencé avec un bilan de 0-7. Nous étions mauvais, mais nous avons continué de bosser, nous avons continué de croire en nous et nous sommes devenus une équipe, et nous avons trouvé des solutions. Lamar Odom était dans cette équipe. Il était la star de cette équipe. Skip to My Lou (Rafer Alston) était le meneur de jeu de cette équipe. Eddie Jones était un vétéran. Il y avait Brian Grant aussi. Nous avions des gars qui étaient bons, mais nous n’étions pas si bons que ça collectivement. Mais nous avons finalement commencé à devenir dominants à la maison. Nous avons commencé à battre des équipes à domicile, puis nous avons appris à gagner un peu à l’extérieur. Nous avons fini par aller en playoffs avec la tête de série numéro 4, grâce à un concours de circonstances en toute fin de saison. Dédicace à Jalen Rose pour avoir mis un shoot à Milwaukee qui nous a permis d’avons la tête de série numéro 4 parce qu’ils avaient battu les Bucks ce soir-là.

Puis je me rappelle les playoffs, j’étais là : ‘C’est ce dont j’avais toujours entendu parler, et c’est là que j’ai toujours voulu aller !’ Les playoffs, c’est là que tu te fais un nom. C’est de là que tout part, c’est là que j’ai commencé à poser les fondations. Je me rappelle à l’approche des playoffs me dire : ‘Yo, je vais donner tout ce que j’ai !’ La première série de playoffs c’était contre Baron Davis (New Orleans Hornets). Je devais affronter BD, à l’époque où il était dans son prime. Nous les avons battus en 7 matchs, puis ensuite nous avons joué Indiana, qui à l’époque aurait très bien pu finir champions. Tout le monde pensait que les Pacers allaient être champions, mais il y a eu la baston à Detroit. Ils avaient une équipe qui pouvait aller au bout. Donc les pousser au Game 6, et tourner à 20 points par match dans cette série, je me suis dit que j’allais être un bon joueur NBA. Je savais désormais ce que c’était les playoffs, et il fallait juste bosser. »

Le jeune Wade s’est très vite affirmé comme un des meilleurs joueurs de cette cuvée avec les LeBron James et Carmelo Anthony, et il y a eu un moment particulier qui a été un déclic pour lui.

« Je pense que ce qui m’a fait changer d’état d’esprit c’était après le All-Star Weekend. Je me souviens être allé au All-Star et c’était la première fois que j’avais l’impression d’être la 5ème roue du carrosse. Là-bas ça ne parlait que de Melo et de Bron. Ils le méritaient, mais je faisais une bonne année à Miami, j’étais excité, je faisais de bonnes choses, mais personne ne parlait de moi. Les gens étaient là : ‘Tu peux épeler ton non ?’ J’étais là : ‘Encore ?!’ Je faisais ça depuis la maternelle. Je me souviens être revenu de ce All-Star et je suis devenu une autre personne. J’avais dit à Lamar : ‘tu vas voir un moi différent en seconde partie de saison.’ J’ai commencé à prendre confiance. J’ai commencé à faire des matchs à 30 points, puis à les enchaîner, genre lors de 3 matchs de suite. Je commençais à faire des performances avec régularité. Et une fois que j’ai réussi à avoir cette régularité, j’ai su que j’allais être un très bon joueur. Puis ensuite quand j’ai performé en playoffs, contre des équipes de ce calibre et ces talents – Ron Artest défendait sur moi au second tour, et je me souviens l’avoir débordé, et il me mettait des coups, mais j’arrivais à les encaisser. Là je me suis dit : ‘Oh yeah, tu y es !’ À partir de là ma confiance n’a cessé de grandir. »

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