Mario Hezonja était à bout lorsqu’il a quitté la NBA : « Je n’ai pas honte du parcours que j’ai eu »

Mario Hezonja était à bout lorsqu’il a quitté la NBA : « Je n’ai pas honte du parcours que j’ai eu »

Mario Hezonja est passé par des moments compliqués depuis qu’il a quitté la NBA. Baladé de trade en trade et d’équipe en équipe, celui qui avait annoncé au Magic être prêt à jouer toute sa vie pour la franchise a eu du mal à digérer tous ces mouvements. Alors, lorsqu’il s’est retrouvé sans contrat, il a coupé de tout, en détox digital. Surtout il a coupé de son téléphone, alors qu’il avait prévenu ses proches que ça n’allait pas.

 » J’étais fini. Après la bulle, j’ai appelé ma sœur et je lui ai dit : passe me chercher avant que je n’explose. »

Alors qu’il était prêt à s’éloigner du basket, après avoir été coupé les Grizzlies en novembre, et à s’entraîner seul de son côté, prenant exemple sur Joel Embiid, il est très vite revenu au basket. L’ancien cinquième choix de draft aux 330 matchs en NBA a retrouvé l’amour du jeu et le goût de l’effort.

 » Quand je suis arrivé au gymnase, je ne pouvais pas rater un tir. J’étais plus athlétique dans mes moves. Je courrais sans m’arrêter.  C’est fou ce que l’esprit peut vous faire : vous faire mal et vous construire. C’est incroyable. »

Mais alors qu’il comptait se retirer des terrains pendant un an, un appel venu de Grèce l’a totalement fait changer d’avis. Il partait ainsi pour le Panathinaikos, son club de cœur et surtout d’enfance. L’envie de jouer était trop forte. Pourtant, sa période à Portland a vraiment été un moment difficile si l’on en croit ses déclarations. En un an, il est passé par beaucoup d’étapes et beaucoup de difficultés très dures à surmonter mentalement. Malgré ça, il a pu côtoyer des joueurs extraordinaires et tirer beaucoup de choses du fait de s’entraîner à leurs côtés. Parfois presque trop admiratif, il se souvient.

 » C’était incroyable là-bas. Je pense que Dame (Lillard) est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, leader dans la ligue. J’observais Dame très attentivement. Et j’étais tellement heureux lorsqu’ils ont ramené Melo, même s’il jouait au même poste que moi. Mais vraiment, je m’en fichais. Quand je m’entrainais, je le fixais littéralement. J’étais tellement dérangeant. Je l’appelais pour dîner, pour déjeuner. Je pense qu’il me déteste, honnêtement.(il rigole) Mais j’étais toujours avec Dame, je garde toujours un oeil sur ces joueurs du calibre Hall of Famer. J’ai appris tellement d’eux. »

Parfois tancé par Terry Scotts pour des petits détails auxquels certains autres joueurs n’avaient pas forcément à se soumettre, Hezonja s’est forgé une certaine mentalité dans cette adversité. Il a appris à devenir un leader, même sans l’être au sein des Blazers. Il a ainsi observé, pour mieux utiliser tout cela, une fois qu’il aurait retrouvé un rôle d’envergure dans une équipe.

 » J’ai appris beaucoup de choses. Ça ne vient pas comme ça du jour au lendemain. Mais vous devez être vraiment concentrés sur cela. Vous devez montrer ça avec de l’éthique de travail, des rituels, une routine, du professionnalisme, dans la façon de parler, de traiter les gens, montrer à quel point tu es sérieux, comment tu t’habilles. Tout est important. Je suis vraiment reconnaissant envers Portland. Je ne jouais pas à mon niveau. Je détestais comment je jouais. J’étais vraiment en colère  de ne pas jouer autant que je le voulais. Mais je me suis concentré sur comment être un bon coéquipier, professionnel, et être un leader, en regardant Dame, CJ (McCollum), ce qu’ils font, comment ils s’entraînent, à quel point ils jouent dur, comment ils récupèrent. J’ai posé des questions aux gars. J’étais comme un livre, je prenais des notes de partout. C’étaient les choses qu’il me manquait en termes de leadership. »

Une notion de leadership qui l’a beaucoup marqué et qui nécessite un vrai temps d’adaptation pour bien le maîtriser.  Mais qu’il a travaillé le plus possible du côté de Portland. Même lorsqu’il s’est rendu compte que son rôle au sein des Blazers serait bien loin de ses objectifs.

 » Quand j’ai réalisé que je n’aurais pas un gros rôle dans l’équipe, je me suis concentré sur tout ce qui un jour, me permettra d’avoir plus grand rôle de mon équipe. Dame m’a tellement aidé. Il m’a encouragé. Cette année à Portland a vraiment été importante pour moi. Donc maintenant, c’est facile pour moi de dire à mes coéquipiers à l’UNICS ( son nouveau club à Kazan), de faire ci, d’essayer ça, de s’entraîner de cette façon. Mais je ne suis pas le genre de gars qui va toujours être sur ton dos. Laisse les autres être qui ils sont. S’ils veulent faire quelque chose de grand, au final c’est pour améliorer l’équipe et gagner des matchs. J’aime vraiment où j’en suis actuellement. »

Malgré tout, même avec la meilleure mentalité possible, la frustration existe. Pourtant, partout, il faut chercher une once de motivation selon Hezonja.

 » Bien sûr que j’ai de la frustration. Je suis frustré quand je rate un lancer franc. Donc comment ne pourrais-je pas être frustré quand je ne joue pas alors que j’ai le sentiment d’être le meilleur ? Mais je n’en ai jamais parlé. J’ai toujours utilisé cela pour travailler plus, comme une motivation supplémentaire. J’essayais de trouver mon amour du sport à travers la frustration, la négativité. »

Alors quand en plus vous ne jouez pas, mais voyez vos coéquipiers profiter des joies du basket, la distance se crée et vous vous retrouvez dans des schémas de pensées pas propices à la performance de haut niveau.

 » Parfois c’était dur. Ce n’est pas facile de rester calme quand ces gars rigolent tous et font des blagues, quand ils jouent 40 minutes et mettent 35 points, et que je suis là à penser en les regardant, ‘J’aimerais pouvoir les jouer en  un contre un’. Ils sont là à rigoler, faire des blagues, rentrer chez eux et profiter de leur vie avec leur famille. Et j’étais là : ‘Je vais exploser.' »

Un passage forcément compliqué à vivre pour Hezonja qui semble enfin être revenu sur le chemin de la confiance.

 » Mais ensuite je suis allé sur le terrain pour en faire plus. Ou alors j’allais à mon propre gymnase. Ce genre de chose m’a vraiment aidé à revenir vite à qui j’étais vraiment quand je suis revenu en Europe. Je n’ai honte de rien. Je n’ai peur de rien. Je n’ai aucune crainte dans mon approche. Et je n’ai pas honte du parcours que j’ai eu. Je sais que j’ai probablement pris le chemin le plus compliqué de tous. Mais je suis complètement dévoué à cela. Je sais ce que je fais. »

Via Urbonus Podcast

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