Damian Lillard raconte son « Welcome to the NBA moment »
Aucun joueur NBA n’y échappe, en début de carrière chacun passe par un moment, un match compliqué, où il est frappé par la réalité de ce qu’est la NBA. C’est le « Welcome to the NBA moment ». Superstar de la ligue désormais, et alors qu’il s’est rapidement imposé en NBA, Damian Lillard n’a pas échappé au « Welcome to the NBA moment ». Il l’a raconté lors d’un questions/réponses sur Reddit.
Je dirais que mon « Welcome to the NBA moment » c’était lors d’un match de pré-saison de ma saison rookie. C’était à Phoenix et Goran Dragic était le meneur titulaire des Suns de Phoenix. Evidemment j’avais vu jouer Goran Dragic à de nombreuses reprises en tant que fan de NBA, mais à l’époque je ne le voyais pas comme un Chris Paul, un Derrick Rose ou un Deron Williams. C’était ce genre de joueurs de top niveau en NBA où quand je jouais contre eux, j’étais là : ‘Man, à quoi ça va ressembler ?’ Mais face à Goran Dragic, bien sûr j’avais du respect pour lui, mais je ne m’attendais pas à ce que soit un matchup aussi compliqué que ça ne le saurait avec ces autres gars. Puis sur le terrain, il sort sur les pick & rolls, met des tirs à 3-pts, va au cercle, il me tuait tout simplement. C’était la première fois de ma vie où je me sentais perdu sur le terrain. J’avais l’impression de me prendre chaque écran, qu’il mettait des shoots difficiles, qu’il me débordait en transition, et je n’arrivais pas à rester devant lui. Ca faisait beaucoup et je me suis dit : ‘Man, c’était vraiment mon moment : bienvenue en NBA’ parce que même les soirs où tu ne joue pas contre un All-Star ou un mec qui fait partie de l’élite, ça reste un sacré morceau. J’avais en quelque sorte considéré ça comme acquis et mentalement je n’étais pas aussi tranchant qu’il le fallait. Cela m’a fait comprendre que chaque soir en NBA, il faut adopter la bonne approche, quel que soit l’adversaire, parce que tout le monde est là pour une raison, et il ne m’a pas fallu longtemps pour apprendre cette leçon. Je dirais donc que c’était mon moment « Bienvenue en NBA ».