Le dilemme de John Collins : « A ce stade, est-ce que je cause du tort à l’équipe ou est-ce que je l’aide ? »
Les Atlanta Hawks tentent de mettre un coup de reins pour accrocher les playoffs, comme ils l’avaient fait la saison passée, terminant en boulet de canon. Ils restent sur 3 succès de suite et se sont replacés 9èmes en équilibrant enfin leur bilan, dans le sillage d’un Trae Young inarrêtable. Mais les conditions ne sont pas idéales avec un John Collins qui multiplie les pépins physiques.
A peine revenu d’une blessure au pied, qui n’est pas totalement guérie car elle nécessite bien plus de repos, l’intérieur s’est blessé à un doigt il y a une semaine à Detroit…
A picture of John Collins’ finger was shared with me. I was told he injured it in Detroit. pic.twitter.com/tHj4lmMmbL
— JJ (@JameelahJNBA) March 14, 2022
Il a joué les 2 matchs suivants, pour un rendement très très inférieur à son habitude avec au total 11 points à 3/17… Forcément jouer avec un doigt qui a cette tête complique les choses.
« Ce n’est évidemment pas parfait. C’est bien sûr compliqué de jouer au basket avec. » John Collins
L’intérieur avait déjà joué avec des entorses au doigt, notamment lors des derniers playoffs, mais pas de cette sévérité. Il a passé une radio la semaine passée qui s’est révélée négative, surprenant au premier abord. Selon un spécialiste, John Collins souffre de ce qu’on appelle une déformation en boutonnière.
Elle est généralement traitée par le port d’une attelle à plein temps, pendant quatre à six semaines, suivi d’un port partiel de l’attelle pendant quelques semaines supplémentaires, jusqu’à ce que l’articulation puisse se redresser d’elle-même. Une intervention chirurgicale est nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple si l’os situé sous le tendon est fracturé, mais cela n’est pas fréquent.
Vous comprenez vite que cela ne disparaitra pas de si tôt et à 4 semaines du début des playoffs, c’est un souci de taille pour les Hawks et Collins. Bien sûr il peut strapper son doigt, mais ce n’est pas par hasard qu’il a balancé des sous-marins lors des derniers matchs…
Mais il confie avoir aussi des soucis pour attraper le ballon, et donc capter des rebonds ou faire certaines passes.
Il a besoin de repos, mais à ce moment de la saison, c’est un dilemme.
« Je n’ai jamais eu une blessure au pied comme celle-ci où cela m’a empêché de pouvoir mettre beaucoup pression sur mon pied », déclare Collins […] J’ai toujours le sentiment que pour que l’équipe atteigne son potentiel, il faut que tous les joueurs soient présents et prêts. Evidemment je veux jouer. Je veux être sur le terrain et faire des actions qui font gagner. J’essaie juste de comprendre ces blessures qui sont plus délicates à appréhender. Je veux simplement aller sur le terrain et gagner. J’essaie de gérer la douleur de la bonne manière si je ne peux rien faire pour l’atténuer pour le reste de la saison. C’est difficile. Je ne veux pas aller sur le terrain et être contrarié ou en colère parce que je ne me sens pas bien. Je veux régler ça si possible. Cela n’a pas été facile pour moi mentalement de comprendre ce que je veux faire. »
En étant loin d’être à 100% il pourrait être un poids plus qu’une aide pour les siens.
« A ce stade, est-ce que je fais du tort à l’équipe ou est-ce que je l’aide ? Est-ce que je vais sur le terrain avec le bon état d’esprit, est-ce que je suis mentalement prêt pour aider mon équipe à gagner ? Ou est-ce que je suis trop préoccupé par mon état mental et est-ce que je cause du tort à mon équipe ? C’est pour ça je fais de mon mieux pour comprendre ce que je ressens, car je veux aider mes coéquipiers. Ce n’est pas facile. Nous allons probablement disputer le play-in. Ce n’est pas comme l’année dernière où nous avons assuré une place en playoffs. La situation est différente. Chaque match compte plus que jamais pour nous. C’est très dur. Je veux me reposer. Je veux me sentir bien. Mais je sais que dans une saison de 82 matchs, on ne sera pas toujours à 100%. Le basket est toute ma vie. Je veux jouer. Je veux juste prendre la bonne décision. »
Via The Athletic