Quand LeBron le lycéen mettait la misère aux Cavs; « J’ai dit qu’il était peut-être meilleur que Bimbo Coles. Les gens pensaient que j’avais perdu la tête »
Coach des Cavs de 2001 à 2003, John Lucas avait l’habitude durant l’offseason NBA d’organiser des pick-up games regroupant lycéens, universitaires et joueurs pros au 4e étage de la Gund Arena (aujourd’hui connue sous le nom de Rocket Mortgage Fieldhouse). Le 22 mai 2002, un certain LeBron James, encore ‘junior’ (1ère) au lycée, avait répondu présent à l’invitation.
On est 3 mois après la fameuse couverture ‘The Chosen One’ de Sports Illustrated et 1 an avant la sélection en 1ère position de la draft de l’actuelle superstar des Lakers.
« J’étais allé le voir joué quelques matchs AAU à Cleveland State University. J’avais vu Kobe quand il était jeune, tout le monde me disait que LeBron était un meilleur prospect que Kobe ne l’avait été à l’époque, et je ne les croyais pas. Donc je suis allé le voir joué, et au final je suis resté la journée. Je me souviens avoir dit qu’il était peut-être meilleur que Bimbo Coles. Les gens pensaient que j’avais perdu la tête. Ce que j’ai vu c’est que son QI basket était hors norme. Il devait évidemment encore beaucoup travailler sur son shoot, mais sur ses passes il était déjà élite. » John Lucas
« J’étais freshman à l’université quand mon père a décroché le job de coach des Cavaliers. Il m’a dit qu’il y avait un lycéen d’Akron dont il pensait qu’il pouvait être le prochain Kobe, Michael, Dr. J ou Michael, l’un des prochains grands joueurs. À l’époque j’étais un énorme fan de Kobe, donc j’étais genre ‘Ouais ok…’. Au début aucun de nous ne lui passaient le ballon. Nous étions à l’université, nous avions tous pour objectif d’aller en NBA, donc on essayait de se mesurer aux joueurs pros présents dans la salle.» John Lucas III
« Sur les 2 premiers matchs, il ne voulait marcher sur les plates-bandes de personne, il ne faisait que passer la balle. Un peu comme il fait maintenant, il implique tout le monde tôt avant de faire son truc. À partir du 2e match, les pros ont compris que s’ils avaient le rebond et qu’ils lui passaient la balle, il allait la leur redonner de l’autre côté du terrain pour un panier facile. » Johnny Clark, ex-player development associate
Las de le voir jouer plus distributeur que scoreur, Lucas a changé LeBron d’équipe, le faisant jouer contre les pros.
« Là la journée a pris un tout autre tournant. C’est comme s’il avait déclenché un interrupteur. Il a pris feu sur les 2/3 matchs suivants. Il a marqué tous les points et fait toutes les passes. Il a pris le contrôle du workout. Je me suis dit que j’étais content d’être sur place parce que si on me l’avait raconté, je ne l’aurais pas cru. » Johnny Clark
« Quand LeBron est revenu sur le terrain, mon père me disait ‘Passe-lui le ballon’. C’est ce qu’on a fait et man… il a foncé sur l’aile droite, a sauté, DeSagana Diop et Chris Mihm sont montés au contre, il est passé sous le cercle et a claqué un reverse sans même toucher l’arceau. Et derrière il a recouru dans l’autre sens pour aller défendre. C’était incroyable. À partir de là, on lui a passé la balle à chaque possession. On voulait en voir plus. » John Lucas III
« Quand il a mis ce dunk côté opposé, je suis sorti de la salle. J’étais tellement excité de ce dont je venais d’être témoin. Le soir là, j’ai appelé mon coach de lycée et je lui ai dit que j’avais vu la prochaine superstar NBA. Il m’a demandé qui c’était, je lui ai dit ‘Un gamin d’Akron, dans l’Ohio, qui s’appelle LeBron James’. » Bryan Stith, ex-Cav
Pour être entré en contact avec un joueur non-éligible pour la draft, Lucas a pris 250 000$ d’amende par la NBA, et a été suspendu 2 matchs pour la saison suivante. Les Cavs ont eux dû s’acquitter d’un chèque de 150 000$.
via Andscape