Jose Alvarado : « Nous restons tous unis, connectés »
Vainqueurs 107–106 de San Antonio après une remontée historique dans le Game 4 des Finales NBA, les Knicks mènent désormais 3–1 avant de repartir dans le Texas. Le héros de la nuit était OG Anunoby, mais Jose Alvarado a apporté 8 points, 2 rebonds et 3 passes en 15’38, à 3/4 au tir dont 2/3 à trois points –avec justement un panier décisif derrière l’arc, et un dribble 360 + lay-up très new yorkais. Solide en défense, Karl-Anthony Towns a ajouté 13 points, 10 rebonds et 2 passes, à 4/5 au tir.
À la mi-temps, Alvarado, seul natif de New York dans le roster, avait demandé au groupe de retrouver ses standards pendant les vingt-quatre minutes restantes, quel que soit le résultat final. Il ne voulait pas que la première période reste la seule réponse donnée aux Spurs avant le match suivant, après avoir gagné les deux premiers à l’extérieur.
Jose Alvarado : « Je pense que nous restons tous unis, connectés, et que nous croyons les uns aux autres. C’est l’essentiel. »
Le meneur souligne le rôle des remplaçants et leur capacité à répondre lorsque leur tour vient. Lui-même a participé à la remontée, notamment avec un panier à trois points alors que les Knicks comptaient encore vingt points de retard dans le dernier quart-temps, et un lay-up faisant honneur au streetball de la Grosse Pomme.
Towns raconte avoir rappelé les remontées réussies à Boston lors des playoffs précédents. Pour lui, cette expérience permettait de croire qu’en augmentant leur niveau de jeu, les Knicks pouvaient encore se donner une chance.
Karl-Anthony Towns : « Parfois, on a de la chance. Parfois, on crée sa chance. Nous avons créé notre chance aujourd’hui. »
Il insiste aussi sur la présence du public malgré la mauvaise première mi-temps. À la pause, avec les Knicks à −27, le Wu-Tang Clan occupe le parquet pour le spectacle de la mi-temps. Avant de sortir, Method Man lance « Knicks in five, what y’all talking about? » — les Knicks en cinq matchs, de quoi parle-t-on ? Le pronostic tient alors de la bravade ; il accompagne désormais une équipe à une victoire du titre.
Towns insiste aussi sur Anunoby, dont il attendait à nouveau une contribution dans le quatrième quart-temps. Sa claquette –gravée pour l’éternité dans la mythologie du MSG– a donné l’avantage à New York avec 1,2 seconde à jouer.
Alvarado explique avoir presque pleuré en vivant ces dernières minutes au Garden, auprès de ses coéquipiers. Il veut profiter de ce moment, tout en rappelant qu’une dernière victoire reste à obtenir. Towns partage ce sentiment et décrit sa réaction comme des larmes de joie après la dernière séquence.
Après le match, Timothée Chalamet et Ben Stiller sautent avec les supporters dans le Garden, une scène diffusée par la NBA. Les premiers rangs rejoignent la fête collective.
Propos recueillis par Antoine Bancharel, notre correspondant à New York
10 juin 2026 — New York






