Alex Sarr et Bilal Coulibaly évoquent A.J. Dybantsa, Trae Young et Anthony Davis
La maturité d’A.J. Dybantsa (numéro 1 de la Draft), les lectures de Trae Young (5 matchs joués avec Washington en 2025-26) et l’expérience d’Anthony Davis (enfin à leurs côtés sur le parquet) : Alex Sarr et Bilal Coulibaly nous ont partagé leurs impressions sur leurs nouveaux coéquipiers à Washington, depuis le vestiaire visiteur des Knicks au Madison Square Garden jeudi soir. Les deux Français évoquent aussi ce qu’ils apprennent auprès d’eux. De quoi permettre aux Wizards de faire peau neuve ?
A.J. Dybantsa : un rookie déjà prêt, sur le terrain comme dans le groupe
Alex Sarr insiste sur la préparation du rookie et sur sa capacité à attaquer le cercle. Il souligne aussi sa taille, qui l’a surpris lorsqu’ils se sont retrouvés côte à côte sur le parquet.
Alex Sarr : « A.J. est arrivé très prêt par rapport aux autres rookies : prêt à jouer, prêt à impacter et avec la bonne mentalité pour grandir et s’intégrer dans le système de l’équipe. C’est vraiment un plaisir de le voir évoluer et de pouvoir l’accompagner tout au long de la saison. En étant à côté de lui sur le parquet, sa taille saute aux yeux : il est plus grand que ce que j’imaginais. Athlétiquement, il est là. On n’est pas numéro 1 de la draft par hasard et il a clairement sa place en NBA. Il est très incisif, très bon pour driver et mettre de la pression sur le cercle, il est vraiment en avance là-dessus. »
Bilal Coulibaly revient sur la palette offensive d’A.J., mais aussi sur sa manière de s’intégrer au groupe. La confiance et la maturité du jeune joueur ressortent de son témoignage.
Bilal Coulibaly : « A.J. est très mature. Il connaît son jeu, possède une grande panoplie offensive et il est capable de marquer dans n’importe quelle situation. Il est très long et sait parfaitement utiliser son corps. Hors du terrain, il est très à l’aise, il lance facilement les conversations et rigole beaucoup avec tout le monde, c’est une bonne personne. Il est posé et a une très grande confiance en lui. Il s’attendait depuis un moment à être numéro 1 de la draft. »
Trae Young : apprendre à être prêt pour la passe
Avec Trae Young, Sarr met en avant les lectures sur pick-and-roll et la capacité du meneur à trouver un partenaire démarqué, aussi bien sur demi-terrain qu’en transition.
Alex Sarr : « C’est un joueur qui a déjà eu beaucoup de succès dans différents scénarios, mais c’est un nouveau challenge pour lui. Il a été super depuis son arrivée l’année dernière pour prendre ce rôle de point guard dont on avait besoin. C’est toujours intéressant d’apprendre de lui, de son parcours et de tout ce qu’il a accompli. On a déjà joué quelques matchs ensemble et il a de superbes lectures sur pick and roll : il trouve toujours le joueur ouvert, que ce soit sur demi-terrain ou en transition. Il fait toujours le bon choix, c’est très impressionnant. »
Coulibaly raconte une passe qu’il n’avait pas anticipée lors de leur premier match ensemble. Une action qui lui a rappelé la nécessité de rester disponible à tout instant.
Bilal Coulibaly : « Trae apporte beaucoup d’expérience. C’est un meneur qui voit très bien le jeu et sait créer des opportunités pour lui-même comme pour les autres. Quand tu es démarqué, tu sais que tu vas recevoir le ballon à 100 %. Lors du premier match joué avec lui, il m’a fait une passe à laquelle je ne m’attendais pas du tout et je ne l’ai pas attrapée. À ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait être concentré à tout instant parce qu’il va te servir. Il voit tout en avance et te dicte même quoi faire par moments, c’est vraiment impressionnant. »
Anthony Davis : les détails du jeu et du quotidien
Sarr évoque un joueur qu’il regardait déjà plus jeune. Ils n’ont pas encore vraiment partagé des minutes sur le parquet (le Français vient de reprendre le 5 contre 5 après son opération au pied en juin), mais les conseils de Davis lui parviennent déjà à l’entraînement et pendant les matchs.
Alex Sarr : « C’est un joueur que je regardais beaucoup quand j’étais plus jeune. Avec son profil et sa mobilité, c’était l’un des premiers grands à jouer de cette façon en NBA. Pouvoir être dans la même équipe, apprendre de lui et jouer ce rôle en tandem avec lui, c’est très excitant. On n’a pas encore vraiment partagé le terrain ensemble, mais il me donne déjà plein de petits détails et d’ajustements pendant les entraînements ou les matchs. Petit à petit, nous allons être de plus en plus à l’aise. »
Pour Coulibaly, l’expérience de Davis se voit aussi dans sa routine : alimentation, récupération et attention portée à son corps.
Bilal Coulibaly : « Tout se passe très bien avec AD, il a énormément d’expérience, c’est un champion. Sur le terrain et surtout en dehors, on voit qu’il connaît parfaitement cette ligue. Il sait comment prendre soin de lui, il est très encadré et fait très attention à ce qu’il mange, à sa récupération et à tous les détails. Même comment il s’assoit ! C’est devenu des habitudes chez lui, mais c’est quelque chose qui se construit. C’est l’un des plus grands vétérans que j’ai vus : en le regardant, on voit tout de suite que c’est un joueur d’expérience. »
Propos recueillis par Antoine Bancharel, notre correspondant à New York






