Lucas tire les cartes – Atlantic Division

Lucas tire les cartes – Atlantic Division

LBJ Cards

Il est facile d’énoncer un avis sur la réussite d’une équipe. Il est plus dur d’avoir raison. Il est impossible d’en être sûr. Chaque preview, chaque pronostic n’a finalement pas plus de valeur qu’une pièce jetée en l’air, ou qu’une vision dans une boule de cristal. L’avis du plus pointu des insiders n’a pas plus de valeur que les prédictions d’une voyante qui tire les cartes dans sa roulotte. D’ailleurs, elles disent quoi les cartes?

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ATLANTIC DIVISION

 

New York Knicks :

Mike Woodson est parvenu à trouver la rotation adéquate pour son secteur intérieur : quand Bargnani est sur le terrain, Stoudemire est à l’infirmerie et vice-et-versa. Ainsi, les deux pivots parvienennent à se partager le temps de jeu, et les Knicks démarrent bien leur saison. Mais au bout d’une vingtaine de matches, la rotation se complique : Bargnani et Amar’e sont tous les deux blessés et doivent se répartir les minutes entre le fauteuil et le tabouret de l’infirmerie. Le GM décide de pallier aux points faibles de la franchise, et échange JR Smith contre un canapé IKEA.

Pendant ce temps, Iman Shumpert commence à se faire un nom dans le Rap Game, et s’attaque à Booba dans une de ses chansons, avec une punchline qui fait du bruit “Espèce d’escroc, j’te fume au soccer / Vu que t’as les mollets de coq de Tyson Chandler”. Chandler, vexé que son coéquipier se serve de lui pour rabaisser le rappeur du 92, donne un coup de pied à Shumpert et se fracture le tibia. La saison est toutefois un succès : les Knicks battent les Nets à trois reprises, et Melo remporte son premier titre puisqu’il est nommé MVP du All-Star Game. En revanche, l’équipe ne se qualifie pas pour les Playoffs.

Boston Celtics :

Je pense que mes coéquipiers commencent à me voir comme un leader.” Cette phrase prononcée par Jordan Crawford fait beaucoup rire avant le début de la saison, mais les paroles de l’ancien arrière des Wizards sont accompagnées d’actes : il compile 8 triples-doubles au cours des 10 premiers matches de la saison, tout en tournant à 30 points de moyenne. Rajon Rondo n’existe presque plus dans le jeu, se contentant de rendre la balle à Crawford dès qu’il la reçoit. Pour ne pas frustrer son meneur et parce qu’il est un leader, J-Crown (comme on l’appelle désormais) shoote à chaque fois que Rondo lui passe la balle pour que ce dernier puisse être le meilleur passeur de la ligue.

Lors de sa conférence de presse après avoir été voté titulaire au All-Star Game, Crawford explique qu’il shoote beaucoup, mais uniquement par altruisme, pour que Rondo ne se sente pas lésé. Le débat est alors relancé : Rondo ne peut-il exister qu’avec des Hall-of-Famers? Le meneur des C’s, blessé dans son orgueil par les propos infantilisants de J-Crown et l’archarnement de la presse à son égard, demande à Danny Ainge de ne pas prolonger Crawford. Ainge, se rappellant du précédent Ray Allen, ne cède pas et envoie Rondo aux Bobcats, où il tourne à un triple-double de moyenne, tout comme Crawfordà Boston. Les deux joueurs règlent leurs comptes en Finales de Conférence, où les Celtics s’imposent après un match 7 infâme marqué par une séance de Hack-A-Rondo, le meneur de Charlotte terminant à 32 points, 35 passes et 33 lancers manqués.

Brooklyn Nets :

Jason Kidd l’a dit : il veut voir Deron Williams tourner à nouveau à 10 passes de moyenne. Au fil des semaines, il multiplie les déclarations, et affirme vouloir revoir Garnett à 25 points, Pierce à 25 points, Johnson à 25 points, Lopez à 20 points, Terry à 20 points, Stackhouse à 30 points et Kirilenko en quadruple-double de moyenne. Prokhorov soutient à fond son coach, et met à sa disposition les meilleurs mathématiciens de Russie, qui parvienennent à la conclusion que pour que toutes les promesses de Kidd soient tenues, les Nets doivent marquer 230 points par match.

Jason Kidd décide donc de jouer avec un jeu ultra-rapide, Brooklyn tourne à 190 possessions par match et shoote en moyenne après 1.4 secondes sur l’horloge. Les statistiques sont éloquentes, et le travail du jeune coach est salué par ses pairs et par les fans, puisque les 12 joueurs des Nets sont convoqués pour le All-Star Game. Lors du match contre les Lakers de Mike D’Antoni, et alors que le score est de 143 à 145 au milieu du deuxième quart-temps, Jerry Stackhouse et Paul Pierce meurent simultanément d’épuisement. Le syndicat des joueurs se met en grève pour protester contre les méthodes de Kidd et celui-ci est suspendu par la NBA.

Philadelphia 76ers :

Il était attendu au tournant, et il n’a pas déçu : Royce White est la sensation de ce début de saison, le jeune intérieur parvenant enfin à donner toute la mesure de son talent sur un parquet. Il marque, il prend des rebonds, il passe, il est sans discussion possible le leader des Sixers. Le groupe entier adhère à la philosophie de leur ailier-fort, au point que les timides Evan Turner et Michael Carter-Williams deviennent à leur tour sujet à des crises d’angoisses, et refusent de prendre l’avion. Brett Brown jette l’éponge au bout de quelques semaines, se plaignant de passer plus de temps à consoler Turner et MCW qu’à les entraîner.

Personne ne veut reprendre le job de coach des 76ers, et Sam Hinkie tente le tout pour le tout, en demandant à Dennis Rodman de prendre le poste. The Worm trouve tout de suite la solution : il emmène tous les joueurs dans ses clubs de strip-tease, et les fait picoler jusqu’à ce qu’ils s’endorment, puis les met dans l’avion. Les méthodes du coach restent confidentielles, jusqu’à un match contre le Jazz où il lance accidentellement dans le cinq de départ une de ses strip-teaseuses après l’avoir confondue avec Carter-Williams, qu’on retrouve ivre mort dans le vestiaire. Le scandale éclate au grand jour et les sanctions tombent : Rodman est licencié, l’équipe est confiée à Pascal le Grand Frère.

Toronto Raptors :

La communauté internationale tombe des nues quand arrive au pouvoir au mois d’Octobre un extrêmiste canadien, Navy le Stylo. Sa première mesure est d’expulser du territoire tous les résidants qui ne sont pas nés au Canada. La mesure est un choc pour les Raptors, qui sont obligés de trader tous leurs joueurs pour pouvoir entamer la saison. Les autres équipes NBA profitent de l’aubaine pour piller la franchise de Toronto, qui se voit contrainte d’envoyer Kyle Lowry, Demar Derozan, Rudy Gay et Jonas Valanciunas à Miami pour Joel Anthony.

Alors que Miami, ainsi renforcé, file vers un 3e titre d’affilée, les Raptors terminent derniers avec un bilan de 1-81, une victoire remportée face aux Kings, DeMarcus Cousins ayant refusé de quitter le terrain alors que son coach l’avait remplacé. Sacramento a joué à 6 pendant un quart-temps, ils perdent la rencontre sur tapis vert, ce qui constitue le moment fort de la saison des Raptors. Cela n’empêche pas Toronto de se présenter en tant que favori incontestable pour la lottery, mais le premier pick revient une fois de plus à Cleveland. Le jour de la draft, les Raptors sont contraints du fait de la législation en place de sélectionner avec leur 2e choix Tyler Ennis, le meneur de Syracuse né à Ottawa, qui n’était même pas prévu dans les mock drafts.

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Par Lucas (@SwitchtoLK)

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6 Comments

  1. ENORME!!! Tu m'as éclaté la lol. J'en ri encore^^

  2. "quand Bargnani est sur le terrain, Stoudemire est à l’infirmerie et vice-et-versa"
    D'entrée, comme ça, même pas peur !
    Bravo et merci ;)

  3. Enorme mais dommage que ça ne corresponde pas vraiment avec les autres "Lucas tire les cartes".

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