Michael, Kobe, Lebron and me.

Michael, Kobe, Lebron and me.

Par Jeffzewanderer.

Kobe Bryant est meilleur que Michael Jordan.

Lebron James est l’égal de Michael Jordan.

Michael Jordan est et restera le plus grand joueur de tous les temps.

Ça y est ? Ceux qui ne sont pas partis chercher torches et fourches à la lecture de la première phrase ont remarqué l’impossibilité logique qu’elle constitue combinée avec les deux suivantes ? Alors on va passer aux explications.

WAR OF KINGS

Tout repose sur l’idée qu’il n’y a pas eu un mais deux Jordan (joueurs hein, le proprio gaffeur on n’en parle même pas). Et non, le « deuxième Jordan » n’est pas le joueur qui porta le numéro 23 chez les Wizards de Washington. Cet individu n’était pas Jordan. C’était un chanteur qui nous offrait une dernière tournée d’adieu. Un fantôme qui nous évoquait quelques souvenirs aussi merveilleux que fugaces. C’était Dieu qui s’était fait homme.

Les deux Jordan ont tout deux porté le maillot des Bulls, et celui-là uniquement, floqué du numéro 23 (et brièvement du 45). Et non, la rupture ne se situe pas à la première retraite de His Airness, en 1993, mais plutôt en 1991.

Michael Jordan « pré-91 » était un joueur exceptionnel, un soliste brillant qui empilait les distinctions individuelles, affolait les compteurs, le public, les médias et surtout les adversaires à chacune de ses sorties. Il a mis les Bulls sur la carte. Il a eu une carrière exceptionnelle. Mais il n’a rien gagné collectivement.Mix : Michael Jordan – The NO. 23

Michael Jordan « post-91 », c’est le VRAI Jordan. His Airness. Ce joueur qui ne dominait même plus la ligue, il la survolait, impérial et intouchable au-dessus de la mêlée. Il était le maître étalon à l’aune duquel toute chose basket-ballistique devait être mesurée. Il était le basket-ball, ça ne se discutait même pas. La seule chose qui l’a empêché d’être MVP chaque année (outre sa pose base-ball) c’est que la NBA n’aime pas donner ce hochet toujours à la même personne, et va parfois distinguer un autre joueur juste parce que cette année là il a été particulièrement exceptionnel à défaut d’être le meilleur (désolé Karl Malone). Et pour ce qui est des titres, rien n’a pu l’arrêter (Champion 91-92-93, retraité en 94, à peine revenu en 95, champion 96-97-98).

Même au niveau du jeu le changement est visible, même s’il fut plus progressif. On parle souvent des deux échecs consécutifs (89 et 90) face aux Detroit Pistons et leurs Jordan Rules (un système de prise à deux et harcèlement systématique de MJ) comme d’un point de basculement. Et on a en partie raison. L’opinion communément admise est que c’est suite auxdits échecs que Jordan apprit à faire confiance à ses coéquipiers (dont le génial Scottie Pippen et l’excellent Horace Grant). Il s’en remit à eux pour simplement jouer, se créa ainsi des espaces et put faire exploser tout son génie. « The rest is history » comme on dit de l’autre côté de l’Atlantique.

Mais en réalité, sur toute la seconde partie de sa carrière, Jordan a fait bien plus que se décider à lâcher la gonfle une fois de temps en temps. Il a quasiment laissé le ballon orphelin de son toucher, ne le saisissant que brièvement pour l’envoyer crever le filet ou trouver les mains d’un coéquipier qui se chargerait de la tâche. Jordan « pré-91 » tenait beaucoup le ballon. Il le montait parfois, dribblait plus, et s’adonnait même à l’isolation assez souvent. Jordan « post-91 » se déplaçait sans le ballon (laissé assez souvent à Scottie Pippen, le Point Forward du système polymorphe de Phil Jackson), se trouvait toujours au bon endroit au bon moment, et limitait presque toujours son iso à son célèbre turn-around fade-away jump shot. Là où Jordan « pré-91 » écrasait le jeu pour le dominer, His Airness le laissait respirer pour mieux le faire sien, et régnait au lieu de simplement dominer.

QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR NOS TÊTES ?

Mais venons en à Kobe, fan numéro un de Michael Jordan (sans blague, il tirait même la langue comme lui au début de sa carrière) qui ne l’avouera jamais. Et sans doute moins obsédé qu’on le dit mais plus qu’il ne le reconnaît par l’idée d’égaler voire dépasser le nombre de bagues du maître.

On dit à juste titre que Kobe est le plus « jordanesque » des joueurs depuis Jordan. Même poste, mensurations comparables, gestuelles similaires, style aérien puis plus porté sur le jump-shot, tout concorde. Mais ça concorde surtout avec le premier Jordan, pré-91. Car à l’instar de celui-ci le brillant Kobe (© Marcus) est un joueur qui tient énormément le ballon en main. D’où sa réputation de croqueur, voire d’égoïste pathologique diraient ses détracteurs. Une critique qu’essuya d’ailleurs le jeune Jordan en son temps. Ce n’est pas seulement qu’il prend beaucoup de shoots, c’est qu’il garde la balle pendant une bonne partie de la possession. Et quand il passe, car comme Jordan il est un bien meilleur passeur que ce que l’on croit, c’est sur un drive and kick ou une variation sur ce thème. Bref, comme son modèle version 1.0, il écrase le jeu pour le dominer.

Seulement il est meilleur que lui à ce petit jeu, en atteste les cinq bagues qui ornent ses doigts. Kobe a réussi à transformer ce numéro de soliste d’excellence en réussite collective. Admettons qu’on attribue la part du lion du mérite des trois premiers sacres à un Shaq qui ne saurait se contenter de moins, il en reste toujours deux de plus que pour Jordan 1.0. Et pour les titres de 2009 et 2010 Kobe était incontestablement le numero uno, avec Gasol très bien en Scottie Pippen (pour l’importance) et le reste de l’équipe tournant pour remplir les autres rôles (Bynum = Grant ?).

Kobe Bryant a donc réussi là où son modèle a échoué. De là à dire qu’il l’a battu à son propre jeu, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Mais Kobe n’a pas passé le cap qui a fait passer Jordan du statut de joueur de légende à incarnation du basket. Déjà parce qu’il n’a pas changé son jeu (et pourquoi le ferait-il ? Ça lui a plutôt réussi). Du coup l’emprise qu’il a sur les matchs fait plus forcée, moins naturelle et au final moins absolue que celle de Jordan « post-91 » (même s’il est vrai, je l’ai déjà dit, que Kobe est limite flippant quand il commence à enchaîner les paniers impossibles en fin de match). Elle est aussi parfois moins judicieuse (l’année dernière par exemple il avait parfois tendance à prendre le match à son compte très tôt et ne tenait logiquement pas 30 minutes de la sorte). Mais il y a là beaucoup de ressenti, je vous l’accorde, et même une grande part de goût arbitraire pour une forme de basket plutôt qu’une autre (les solistes forcenés peuvent avoir leur charme, parlez-en aux fans d’Iverson).

Mais plus que cela c’est surtout qu’il n’a pas réussi à s’élever au-dessus de la mêlée comme Jordan « post-91 ». Kobe est toujours dans la conversation pour savoir qui est le plus grand joueur du moment, avec Lebron James, et plus récemment Kevin Durant. Entre 91 et 98 il n’y avait pas de conversation. C’était Jordan et puis c’est tout. On peut discuter du mérite respectif à accorder à Shaq et Kobe pour leurs titres en commun. On ne s’est jamais posé la question pour les titres de Jordan avec Pippen. On pourrait multiplier les exemples à l’envie, mais l’idée reste la même : Kobe est génial, un des plus grands. Jordan était au-dessus de tout. Et si Kobe à surpassé Jordan « pré-91 », il n’égale pas la version « post-91 ».

WE ARE ALL WITNESSES…

Un seul joueur semble peut-être en mesure de le faire : Lebron James (tiens le retour des fourches…). La comparaison entre Jordan et James au niveau du jeu serait un exercice tout à fait artificiel. On dit souvent que le premier était plus scoreur et le second plus all-around, ce qui est très discutable, Jordan étant très complet même si son scoring exceptionnel occultait un peu le reslebron michael jordante. Sinon il reste les clichés du genre l’un était aérien et élégant, l’autre n’est que puissance inarrêtable et explosivité. Là où Jordan a appris à jouer sans ballon, James ne peut s’exprimer que s’il a la balle en main et excelle dans le registre de Point Forward évoqué plus tôt. Mais les deux marchent aussi bien donc on en revient au côté artificiel. Alors oui, James a développé son jump-shot et a acquis un jeu dos au cercle d’une efficacité redoutable, comme Jordan en son temps, mais ça reste très différent dans l’utilisation que chacun faisait de ces atouts. En fait, si on voulait comparer Lebron James à un des glorieux anciens, c’est plutôt du côté de Scottie Pippen ou Magic Johnson (même si James est plus scoreur, mais en même temps c’est aussi ce qu’on lui demande) qu’il faudrait éventuellement chercher.

La comparaison au niveau du succès, elle, tourne vite à l’avantage de la légende. James se défend au niveau des honneurs individuels avec ses quatre titres de MVP en cinq ans (les sélections all-star et all-NBA c’est joli mais à ce niveau d’excellence ça fait pacotille, comme un titre de champion de conférence pour les Celtics ou les Lakers). Mais les deux threepeats de MJ restent intouchables pour le moment.

Néanmoins, avec son back-to-back, James a marqué des points. Mais plus que ça, depuis deux ans, il a passé un cap. Il était, comme Kobe, dans la discussion pour être considéré comme le meilleur de la ligue depuis 2006-2007. Et si la saison régulière lui donnait en général raison, les play-offs réussissaient plutôt au Black Mamba. Mais suite à l’annus horribilis 2010-2011 qui commença par la tristement célèbre Decision et s’acheva par une piteuse défaite en finales (ça fait drôle de dire ça, il faut encore y arriver en finale, mais encore une fois on évolue à un très haut niveau là), James changea. Un peu dans le jeu (plus de jeu dos au cercle, et pas mal de séquence au poste 4). Beaucoup dans l’attitude (moins de rigolade mais sans non plus faire la gueule comme pendant cette fameuse année, et plus humble, moins porté sur les accès messianiques). Enormément dans le statut. The Chosen One était devenu un bulldozer impossible à contenir, qui sublimait son équipe. Un régulateur de jeu, qui contrôlait les matchs de bout en bout. Ça ne vous rappelle personne ?

Alors oui, la différence fondamentale c’est que James fait tout ça balle en main, on ne va pas y revenir. Mais le résultat est au final le même. Et le Heat de devenir ce Leviathan invincible qui triomphe inéluctablement en juin. La magnifique finale de 2013 contre les brillants Spurs (je souffre d’écrire ça) n’a fait qu’ajouter du panache à la légende. Le bonus des 72 victoires ? Le Heat en gagne 2X d’affilées. On peut discuter pour savoir lequel a le plus de valeur (les 72 à mon avis), mais rien que le fait qu’il y ait discussion c’est déjà exceptionnel. Ajoutez un petit titre olympique où, entouré des stars de Team USA (dont Kobe tiens…) Lebron se dégage comme le meilleur joueur de l’effectif, n’en déplaise aux férus de statistiques (il était encore et toujours le régulateur, sachant parfaitement alterner entre gestion du jeu et prise à son compte du match).

Bref, Lebron James est incontestablement le meilleur joueur de la ligue actuellement, et ça se traduit collectivement. Le MVP ne peut être que lui chaque année. Et même un génie absolu comme Kevin Durant ne peut qu’être considéré comme le dauphin du monarque absolu King James d’Akron. Ce dernier règne sur la ligue et le basket en général comme His Airness en son temps. D’où l’idée qu’aujourd’hui James est l’égal de Jordan. Aujourd’hui. Mais peut-être pas demain. Sûrement pas même.

Déjà parce que le niveau d’excellence « jordanesque » atteint par James dure depuis deux ans. MJ en a tenu six. Il faudra donc réévaluer tout ça quand LBJ aura troqué les Nike pour des charentaises, carrière finie contre carrière finie. Mais surtout Jordan a eu un impact sur le basket, et sur ce qu’il conviendrait même d’appeler l’inconscient collectif, que James n’aura sans doute jamais pour la bonne et simple raison que Jordan est déjà passé par là justement. Il est LE basketteur. Le basket même. Cela s’est fait au gré des circonstances (terrain préparé par la rivalité Magic/Bird, médiatisation croissante qui atteint un premier pic, air du temps…) voire même d’un peu de magie qu’on ne comprendra jamais totalement. Son talent a joué aussi, ne vous y méprenez pas, et pas qu’un peu. Mais ça dépasse le jeu. Plus qu’une légende du sport, Jordan est devenu un absolu au sens le plus pur du terme. Et un absolu ça peut au mieux s’égaler, pas se dépasser. Même si James égalait Jordan, il ne serait « que » son successeur. His Airness restera à jamais le premier à défaut de l’unique, le référent ultime. Now and forever…

Jeffzewanderer (@Jeffzewanderer)

20 Comments

  1. Kobe Bryant reste un croqueur casseur de système là ou Jordan ÉTAIT le système, que vous le vouliez ou non. Vous auriez donné un Paul Pierce, un T.Mac en bonne santé, un Ray Allen ou même un Vince Carter à Phil Jackson ça aurait été d'un tout autre niveau, ils auraient enchainés sans soucis un 4ème, un 5ème voir un 6ème titre, car oui, le gros Shaq serait resté (comme Howard) …
    Je dis pas que Bryant n'a pas de couilles, je ne dis pas que c'est un faignant, c'est un énorme bosseur, incontestablement, mais son travail ne sert que sa lubie : être calife à la place du calife.
    Kobe Bryant restera dans l'histoire comme le meilleur fake de Jordan, comme un rookie arrivé le cul dans la soie (Lakers, Shaq, Phil Jackson … aah, et si Charlotte …) et à mon sens comme un usurpateur, un joueur sur-médiatisé. D'ailleurs beaucoup d'observateurs estiment que l'arme absolue des Lakers lors des deux derniers titres c'était Gasol, qui récupérait les boulettes de la "superstar" …
    Mais bon, continuez tous de vous toucher la nouille sur ce joueur de un contre un qui n'a jamais compris le sens des mots "équipe", "collectif" … encore aujourd'hui, à 35 ans …

    Je suis aujourd'hui persuadé que le Mamba (serpent incapable de vivre en groupe par ailleurs …) déprime à donf de voir que "le gros" de Miami est déjà dans le débat du meilleur joueur de tous les temps (il en est encore loin) alors que lui, qui a tout fait pour singer le GOAT, restera au mieux considérer comme un des 10 meilleurs joueurs de l'histoire (ce qui est déjà pas mal et complètement faux lorsqu'on considère que le basket reste un sport d'équipe). Pourquoi je pense ça ? Parce qu'il l'ouvre sans cesse le Mamba, via Twitter ou autre, il l'ouvre sans cesse pour rappeler sa "légende", pour parler de "ses héritiers", pour dire qu'il est un grand leader etc … il en est pathétique le bougre.

  2. C'est ce que j’arrête pas de dire J'aime Kobe comme beaucoup d'autre même si ce n'est pas mon favoris mais je le dit tout le temps personne peut gagné seul tout les joueurs ayant gagné des titre on toujours eu quelqu'un a leur coté et Kobe n'a pas l'air de comprendre cela.

    1. exact ! James est l'exemple avec les Cavs ! tout seul c'est impossible ! au Heat il a Flash bosh Allen et les autres bien entouré chacun a son role et le connais ! Kobe on dirait il na pas confiance en ces coequipier !
      Mais comme ils disent No Rebounds No Championship ! et Kobe est loin d'etre un rebondeur de ouf (je parle en general pas pour le poste 2 uniquement)!

      1. le james d'aujourd'hui aux cavs aurait sans doute gagné avec ses meilleurs coéquipiers de sa carrière là bas (pas ceux de 2010 certes).

  3. Superbe article!!! Et tu précise à juste titre qu'il faudra attendre la fin de carrière de James pour faire la comparaison alors qu'on s'amuse à la faire constamment.
    J'ai 3 questions : pourquoi souffre tu de dire : La magnifique finale de 2013 contre les brillants Spurs? Car tu aurais souhaité la victoire des Spurs? Car tu n'est pas fan des Spurs? Ou parce que tu ne les croyais pas capables d'être à ce niveau?
    Ensuite je connais les postes de Point Guard, Shooting Guard, Small Forward, Power Forward et Center mais qu'est-ce que le poste Point Forward?
    Pour finir, lorsqu'on fera la comparaison (MJ et James) de leurs palmarès personnel (titres MVP), devra-t-on préciser (à juste titre selon moi) que la comparaison ne sera jamais exact car Jordan aurait du en avoir plus mais qu'on ne lui a pas donnée car la NBA ne voulait pas le même vainqueur à chaque fois comme tu l'avez justement précisé?
    Au passage, j'étais à 2 doigts de chercher la fourche et les torches après la première phrase lol ^^
    .

    1. il dit pour les spurs car il y a les francais donc logique un francais aime voir des francais brillé !
      Point forward est un terme utilisé pour les joueurs possible de joué de 1 a 4 (voir 5 pour LBJ)
      et pour la 3eme james aussi na pas recu tout les MVP comme celui donné Rose (meme si il est mériter) que james aurai pu mérité mai du a THE DECISION il ne la pas recu !

      1. Merci pour les explications^^ Ok pour LBJ même si pour le moment il ni a qu'un titre qui lui a été volé même si Rose le mérité aussi et que comme tu la dit il s'est sabordé lui même avec THE DECISION mais peut-être que d'autres vol viendront par la suite. Affaire à suivre^^

      2. je vois mieux babac jouer 1 ou 5 que James. Déjà j'aurais du mal avec lui au poste 2, au poste 5 il se ferait bouffer par des mecs comme Gasol ou Hibbert donc ça passerait pas sur toutes les équipes. James pour moi reste un poste 3-4, certes qui a des qualités de playmaking mais pas au point de le mettre poste 1.

  4. Est-ce que tu pense que Kobe pourrait se retrouver contraint de changer son jeu avec son tendon d'achille est qu'il pourrait devenir un début de "post-91" comme tu dis ? (je pense pas qu'il puisse le devenir complètement vu son age)

  5. Point Forward : c'est un ailier qui monte la balle – qui mène quoi un peu comme le meneur.
    Le précurseur c'est Scottie Pippen, y'a eu Grant Hill aussi et l'incarnation c'est LBJ. Nous en France on a notre Bobo qui est un des rares joueurs de la planète à être considéré comme point forward.
    Sinon, Jeff veut sans doute dire qu'il est dégu pour les Spurs.
    Il nous a pondu un magnifique article à plusieurs points de vue en attendant ^^

  6. Moi je dis un truc ! ce qui differencie Jordan c'est SPACE JAM ! c'est ca qui la vraiment rendu connu mondialement et a rendu la NBA mondial ! c'est disney ou jsai pas qu'elle studio quii fait les lonney tunes qui a rendu MJ celebre a l'inverse de Lebron qui s'est rendu lui meme celebre et Kobe pareille meme si je le deteste Kobe est un 13e choix de draft et a su montrer qu'il meritait la place de Iverson dans cette draft ! mais soite Jordan est une légende oui mais arretons de nier que c'est tout grace a Space Jam ! Logique de demander au meilleur joueurs du moment d'y figurer ! d'ailleurs on en voit d'autres ;)

    1. Au début je t'ai mal compris et croyait que tu disait que c'est à cause de SPACE JAM qu'il était célèbre mais après tu dit qu'il faut arrêter de dire que c'est tout grâce à Space Jam donc je te rejoint ;) car en effet, ils ont juste choisi le meilleur pour y figurer (quoi de plus logique^^)

    2. Kobe était si loin dans la draft à cause de son jeune âge en grande partie ;)
      Je me souviens que les clippers, 7° choix cette année là, l'ont pas pris à cause de ça

  7. Dans mon esprit y'a Jordan et James en haut et Kobe un peu en-dessous, les deux premiers domine la ligue ils sont intouchable au contraire de Kobe qui a toujours eu des Iverson, Duncan, Garnett, Carter, McGrady, Nash et James depuis 2006 pour lui voler la vedette (et les titres de MVP). Kobe pendant ses trois premiers titres n'était pas le leader des Lakers, je me souviens que les défenseurs étaient axés en premier temps sur Shaq ce qui offrait à Kobe pas mal d'espace pour créer son jeu. Ses deux titres avec un Pau Gasol monstrueux était carrément légitime par contre, Mvp des finales logiquement à deux reprises.

    J'ai une préférence pour LeBron James même si il n'a pas l'élégance de jeu de Mike, pour moi James est le basketteur parfait par excellence, efficacité monstrueuse (capable de planter 30 points en 12 shoots), scoreur, passeur, rebondeur, une vista de dingue, une explosivité hallucinante etc, etc… LeBron c'est le mec qui fait briller les autres tout en alignant des stats monstrueuses, chaque année il parvient à améliorer un compartiment de son jeu (je paris que cette année il va se concentrer sur la défense -DPOY?- et les lancers, son unique point faible).
    Un grand leader, il mène les autres vers la victoire, on a l'impression qu'il peut renverser le cour d'un match quand il en a envie franchement depuis 2003 c'est le joueur qui m'aura le plus surpris et fait kiffer le basket.

    Mike on connait tous son histoire, ce qu'il a fait, ses exploits on connait ce qu'il a fait pour le basket. Ce qui a pu me déranger chez lui c'est son arrogance, son mépris pour ses adversaires, sa façon de croquer par moment, ce genre de chose.

    Bref, n'oublions pas qu'il reste une dizaine d'année à LeBron James (si tout se passe bien, pas de blessures etc..) on ne sait pas de quoi il est encore capable. On fera les comptes en fin de carrière ;)

    1. Entièrement d'accord avec ton premier paragraphe. Bryant a eu plus de concurrence que James, voire que Jordan (je connais pas assez les 90's pour m'avancer trop cela dit).
      T-Mac, Carter, Iverson, Duncan, Nash, Garnett étaient bien meilleurs que Melo, Durant (pour le moment, il va en surpasser plusieurs), et les autres concurrents actuels.

  8. Alors, il faudrait d'abord arrêter de vouloir différencier qui est meilleur que l'autre.. Tout les 3 trois joue a des postes différent.. Jordan a crée sa mode, Kobe l'a fait, Lebron l'a fait, chacun à écrit sa page dans l'histoire de la Nba,
    Ensuite le temps est différent, le jeu est différent aujourd'hui , ce n'est plus le même qu'au temps de Jordan.

    Chacun de ces 3 joueurs est une légende et le restera. Je pense que c'est juste cela qu'il faut retenir, il faut arreter de vouloir comparer des joueurs.. Ces 3 là sont au dessus de lots, et ce sont chacun une légende, on crée leur légende et dans 20 ans on va encore comparer d'autre joueur à ces 3 l)à et ca ne s'arrêtera jamais

  9. les brillants Spurs (je souffre d’écrire ça) ?

  10. "Jordan a eu un impact sur le basket, et sur ce qu’il conviendrait même d’appeler l’inconscient collectif, que James n’aura sans doute jamais pour la bonne et simple raison que Jordan est déjà passé par là justement"

    C'est exactement mon point de vue ! Et j'ajouterais que si James et Bryant sont aussi bons aujourd'hui, c'est en grande partie grâce à His Airness qui a révolutionné le basket, les 2 générations suivantes en ont hérité, ont amélioré certaines choses, n'ont pas égalé d'autres, mais ne peuvent pas être hissées au même rang tant qu'il n'y a pas de nouvel apport incommensurable au sport tout entier (pour moi, James ni Bryant n'ont apporté cette chose au basket On en reparle dans 10 ans pour James).
    Et je ferai la comparaison avec un illustre film : Obiwan/Ben Kenobi a permis à Anakyn/Dark Vador de devenir incroyablement puissant mais s'il devient meilleur dans les faits, c'est aussi grâce à son maître. (désolé j'avais trop envie de faire cette figure de style ^^)

  11. Merci à tous pour vos réactions et compliments. Pour ce qui est des réponses à vos questions :

    JoachimCelts (et Welovebasketbal et Chipster420 aussi :-) :

    1) Je souffre de dire du bien des Spurs car j'ai toujours haï ce club. Ca a commencé quand j'ai su que Shaq (mon joueur préféré) n'aimait pas Robinson (j'avais une dizaine d'années à l'époque, soyez indulgents), ça a continué quand leur jeu rugueux et basé sur la défense a fait des misères aux Lakers de Shaq, a gobé James tout cru en 2007 et martyrisé les Suns, apôtres d'un basket champagne que j'adorais. Et aujourd'hui, leur jeu est axé sur l'attaque et superbe à regarder, ce qui fait que je n'ai plus de raison objective de les détester et ça m'énerve encore plus. le coeur a ses raisons… Mais la finale qu'ils ont livrée était magique, je ne peux que le reconnaître. c'est juste que dire du bien d'eux (et de Dallas) m'arrache le coeur. Pardonnez donc cette incursion de ma subjectivité de fan le temps d'une mise entre parenthèse de mon objectivité d'aspirant analyste :-)

    2) Pour Point Forward comme a dit Chipster420 en gros c'est plus une façon de jouer qu'un poste proprement dit, qui consiste à confier à un ailier (small forward svt) tout ou partie de la charge de la création du jeu collectif normalement dévolue au meneur de jeu (point guard dc, d'où le nom). Scottie Pippen est largement considéré comme l'archétype du Point Forward. Je crois que ce système est à l'origine une invention du coach Don Nelson, et qu'il faisait évoluer Chris Mullin dans ce registre. On a aussi pu dire rétrospectivement que Larry Bird jouait comme un point forward, mais c'est un autre débat.

    3) Pour les titres de MVP on peut discuter des "vols" pour James (Rose) & Jordan (Malone) (et même Kobe qui aurait pu en rafler un autre sans crier au scandale je pense entre 2008 et 2010). mais je pense que dans le cas de James et Jordan, ce n'est pas à un titre de MVP près que la différence se fera au niveau de la grande Histoire du basket. On retiendra qu'ils en ont gagné un grand nombre chacun, et un décompte exact serait vite artificiel vu ledit nombre.

    PiWai12

    Je ne pense pas que Kobe changera son jeu après sa blessure. ça fait déjà quelques années que son jeu a évolué pour se baser plus sur la technique que sur un physique que le poids des ans a émoussé. Kobe n'est plus si aérien et explosif que dans ses jeunes années. Mais il monopolise toujours autant le ballon. La différence entre Jordan pré et post 91 se faisait justement sur ce point (moins tenir la balle) plus que sur l'utilisation du physique. Je ne pense pas que Kobe veuille (puisse ?) jouer autrement, peu importe ses capacités physiques. Par contre quant à savoir s'il retrouvera son niveau, je n'en sais rien. Je suis juste prêt à parier que ce sera dans le même registre.

    Encore merci à tous :-)

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