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Kevin Love et Minnesota, l’histoire d’amour impossible

On le sait depuis hier, après des semaines de rumeurs : Kevin Love va quitter Minnesota dans les jours qui viennent, pour rejoindre LeBron James et Kyrie Irving à Cleveland. Il laissera derrière lui une trace ambivalente, la sensation, pour les fans des Wolves, d’avoir vu passer un joueur qui aurait pu être le visage de la franchise, et qui n’en a été qu’un représentant contre son gré, comme arrivé par hasard à Minneapolis. Qu’on aime Love ou pas, une chose est incontestable : son bilan collectif aux Wolves est catastrophique. En six ans dans le Nord, Love n’a pas participé une seule fois aux playoffs, et n’a même jamais atteint un bilan positif. Sa meilleure saison ? Celle qui vient de s’achever, avec un bilan correct de 40-42, insuffisant pour être dans le top 8 à l’Ouest.

Pourtant, il n’est guère discutable que Love est le meilleur joueur vu dans le Minnesota depuis Kevin Garnett. Ses accomplissements individuels parlent pour lui :

  • Triple All-Star (2011, 2012, 2014)
  • Deux fois nommé dans une All-NBA Team (la 2ème, en 2012 et 2014)
  • MIP 2011
  • Meilleur rebondeur de la ligue en 2011 (2e en 2012, 3e en 2014)
  • 4e meilleur marqueur de la ligue en 2012 et 2014
  • Moyenne en carrière : 19.2 pts, 12.2 rbds
  • Premier joueur à réaliser un match à plus de 30 pts et 30 rbds depuis 1982
  • Record NBA de double-doubles consécutifs (53)

Bref, Love est une superstar statistique, une vraie. Qu’un tel joueur ne soit jamais allé en postseason est, en soi, une aberration, qui n’a d’ailleurs pas d’équivalent dans la ligue. Que s’est-il donc passé pour que l’histoire d’amour entre les Wolves et Kevin Love ait débouché sur un résultat aussi calamiteux ?

 

David Kahn, le déconstructeur

Petit retour en arrière. En 2007, après trois années où la franchise s’est enfoncée dans la médiocrité, Minnesota laisse filer son idole Kevin Garnett à Boston. Pour les Wolves, c’est direction reconstruction, autour d’Al Jeffferson, récupéré dans l’échange de Garnett. Minny drafte ainsi successivement Corey Brewer (2007), Kevin Love et Nikola Pekovic (2008), soit la base de l’équipe actuelle – Pekovic étant arrivé en 2010, et Brewer ayant quitté la franchise entre février 2011 et juin 2013. En mai 2009, après deux saisons à jouer la lottery, le proprio Glen Taylor, bien décidé à remettre son équipe sur les rails du succès, donne les commandes à un nouveau GM, David Kahn, venu du journalisme. Ce dernier a toutes les armes en main pour bâtir une équipe compétitive, avec des choix de draft à ne plus savoir qu’en faire et de bons jeunes. Vous connaissez sans doute la suite : Kahn mène le pire processus de reconstruction de l’histoire récente de la ligue, un exemple parfait pour les jeunes GM de ce qu’il ne faut pas faire. Florilège :

– Lors de la draft 2009, il choisit trois meneurs entre le 5e et le 18e choix : Rubio, Flynn et Lawson. Choix incompréhensible, d’autant que Sota fait l’impasse sur Stephen Curry, DeMar DeRozan ou Taj Gibson. Lawson est échangé à Denver contre un premier tour 2010.

– Lors de la même intersaison, il engage comme coach Kurt Rambis, assistant historique de Phil Jackson. Ni une ni deux, le bon Kurt décide d’enseigner à un effectif de bleus l’attaque en triangle. Le pauvre Jonny Flynn, malgré une bonne première saison, y perd complètement son latin, devient chèvre et s’en ira émigrer en Australie pour se remettre d’une année sophomore apocalyptique. On ne l’a pas revu en NBA depuis. Autre signe de perspicacité, Rambis reste circonspect devant le talent de Kevin Love, et préfère organiser son attaque autour de Darko Milicic (lol). S’étant rendu à l’évidence au bout d’un certain temps, il n’en fait pas moins de Michael Beasley sa pierre angulaire offensivement, ce dont ce dernier profite allègrement pour faire sauter tous les systèmes et jouer pour sa pomme. Quant à Nikola Pekovic, il cire le banc au profit de Milicic. Résultat de toutes ces brillantes innovations : après deux saisons, Kurt Rambis est prié de faire ses valises, lestées d’un remarquable bilan de 32-132.

– Revenons à David Kahn (on n’a pas fini de rigoler, vous allez voir). A l’été 2010, après une nouvelle saison pourrie, le GM a en main trois premiers tours de draft. Avec le 4e choix, il drafte Wesley Johnson, ailier très physique et bon défenseur, que Rambis s’évertuera à transformer en arrière shooteur pour faire la place à Michael Beasley, recruté au même moment (ne cherchez pas la logique là dedans, il n’y en a pas). Disponibles après ? Cousins, Monroe, George ou Hayward… Avec le 16e, récupéré contre Ty Lawson, il sélectionne Luke Babbitt plutôt que Bledsoe ou Avery Bradley, et l’envoie aussitôt à Portland pour récupérer un Martell Webster qui s’avérera être sérieusement blessé au dos. Enfin, Kahn sélectionne Trevor Booker en 23e position, qu’il envoie à Washington en échange de Lazar Hayward et Nemanja Bjelica. Deux joueurs qui marqueront le fabuleux total de 170 pts pour les Wolves dans tout leur carrière (enfin Hayward, Bjelica n’est jamais venu).

Deux semaines après ce festival, Kahn expédie Al Jefferson, à Utah, persuadé qu’il n’est pas le leader qu’il faut à l’équipe. Pourquoi pas, me direz-vous. L’échange offre à Minnesota Kostas Koufos et deux premiers tours de draft, ce qui n’a rien de fabuleux pour un joueur tournant à 20 pts/10 rbds sur ses 3 ans aux Wolves. Koufos sera utilisé six mois plus tard (avec Corey Brewer) pour signer Antony Randolph et Eddy Curry (wait, what ?)

– Draft 2011 : en même temps qu’il convainc Ricky Rubio de quitter l’Europe, Kahn fulmine d’avoir manqué le first pick, avec lequel il aurait sans doute complété sa collection de meneurs et drafté Kyrie Irving. Avec le 2e choix, il sélectionne donc Derrick Williams, un énième ailier également perçu comme un possible 4, le poste où Kevin Love vient de se révéler. A la décharge de Kahn, la draft 2011 était perçue par les scouts comme une draft à deux joueurs, Irving et Williams (cela dit, les échanges, ça existe, hein). Le fait est que le pauvre Williams, bloqué par Love, ne s’imposera jamais et sera envoyé à Sacramento deux ans plus tard.

S’ensuit le même soir un des trades les plus compliqués et les plus idiots qui soient. Accrochez-vous ! Avec le 20e pick (en provenance du transfert de Jefferson), Kahn sélectionne Donatas Motiejunas, qu’il envoie aussitôt avec ce pauvre Jonny Flynn à Houston contre un premier tour 2013, Brad Miller et les deux rookies choisis par les Rockets : Chandler Parsons et Nikola Mirotic. A posteriori, l’échange est superbe. Sauf que Kahn dégage immédiatement Mirotic et Parsons : le premier contre Malcolm Lee (qui ?) et Norris Cole, le second contre… du cash ! Dans la foulée, pour parachever ce chef d’oeuvre, c’est Norris Cole qui gicle, échangé contre Bojan Bogdanovic, lui-même échangé contre du cash et un second tour. Tout ce bazar, donc, pour transformer un 20e choix de draft en un premier tour 2013, Brad Miller, Malcolm Lee et du cash… en passant à côté de Parsons, Mirotic et Cole.

– Lors de l’intersaison 2011, Kahn se penche sur la prolongation de contrat de Kevin Love, free agent restrictif en juillet 2012. La star de l’équipe peut espérer être choisi comme « Designated Player », ce qui lui permettrait de prolonger au contrat maximum jusqu’en 2017. C’est ici que Kahn prend la décision la plus stupide de sa carrière : il refuse d’offrir le maximum à Love, et ne lui offre qu’un contrat de 4 ans, avec possibilité de devenir free agent dès 2015. Particulièrement vexé par cette décision, Love perd dès lors complètement confiance en son GM et en a franchse en général.

David Kahn sera finalement viré en juin 2013, après un an et demi un peu plus calme. En l’espace de 4 ans, il aura réussi à irrémédiablement détruire le lien de confiance avec son meilleur joueur, et à gaspiller presque tous ses choix de draft. De 2009 à 2012, les Wolves auront eu 10 premiers tours de draft, dont 4 dans les 6 premiers choix. Il ne reste qu’un seul joueur choisi à ces occasions dans l’effectif actuel : Ricky Rubio. Tous échangés pour différentes raisons, les autres auront permis de récupérer… Chase Budinger et Luc Mbah a Moute. Ce sont les seules contreparties dont on retrouve une trace dans l’effectif. Toutes les autres se sont envolées, sous forme de cas, de joueurs médiocres restés un an ou de second tours eux aussi échangés. Ce n’est plus une mauvaise gestion, c’est un champ de ruines.

 

De la mouise à gogo

Le travail de Kahn a été, disons-le franchement, épouvantable. Mais ni l’apprenti GM, ni sa star n’ont été aidés par la chance, sans laquelle aucune institution sportive ne peut réussir. De ce point de vue, les Wolves ont franchement dégusté à partir de 2011, date à partir de laquelle le roster rassemblé par Kahn a commencé, bon an mal an, à ressembler à quelque chose – en bonne partie, également, grâce à l’embauche de Rick Adelman, coach d’un tout autre niveau que Kurt Rambis, même si, on le verra, tout n’a pas été merveilleux avec lui.

9 mars 2012 : les Wolves, depuis l’arrivée de Ricky Rubio, sont une des équipes les plus spectaculaires de la ligue. Le meneur espagnol régale à la mène, Love devient l’un des meilleurs marqueurs de la ligue, Pekovic s’impose au poste 5, et Minnesota est en course pour les playoffs et promis à un avenir brillant. C’est le moment où le genou de Ricky Rubio cède : fin de saison pour lui et, même si on ne le sait pas encore, fin de parcours pour Minny. Privés de son meneur, les Wolves explosent en vol et finissent très loin des playoffs. Rubio, lui, n’a jamais vraiment été le même depuis sa blessure, comme privé de sa capacité à faire la décision dans les moments chauds, qui l’avait rendu tellement précieux lors de son arrivée.

Lors de l’été 2012, personne, à Minneapolis, ne peut encore savoir ce qu’il en sera. C’est donc avec ambition que les Wolves se renforcent, ajoutant à leur roster le revenant Brandon Roy, Andreï Kirilenko, Chase Budinger et le jeune Alexey Schved, qui a crevé l’écran aux JO. Patatra : avant même le début de saison, Kevin Love se pète la main (en faisant des pompes !). Sans lui et sans Rubio, les Wolves s’en sortent très bien, emmenés par un Kirilenko remarquable. Pourtant, Roy, Malcolm Lee, Josh Howard et Budinger se rompent successivement le genou. Love revient en avance, mais trop tôt : nouvelle fracture, et fin de saison pour lui. Le retour progressif de Rubio est à peine un événement, puisque l’effectif subit une hécatombe absolument improbable : Budinger out pour la saison, Kirilenko et Pekovic multipliant les pépins, etc… Au final, le « Big 4 » Rubio-Kirilenko-Love-Pekovic n’aura joué que l’équivalent de 2 matchs ensemble !

Au rayon mouise, toujours (mais en plus tragique), le fait que Rick Adelman, pourtant un coach d’exception, n’ait pas tout à fait la tête au basket en raison de la maladie de sa femme. Absences ponctuelles (remplacé par Terry Porter), coaching douteux, manque général d’implication : les symptômes du mal-être d’Adelman se sont fait sentir tout au long des trois saisons qu’il a passé dans le Minnesota. Rien de plus logique, humainement parlant, mais, du point de vue sportif, l’impression tenace qu’un chat noir s’est installé au Target Center.

Dernière version de cette déveine, la saison passée, qui a vu Minnesota régulièrement écraser ces adversaires dans le premier quart-temps, perdre pied à cause d’un banc médiocre (pour ne pas dire plus), puis lâcher une bonne dizaine de matchs de manière absurde, à cause d’une réussite effarante des adversaires.

 

Love, entre impatience et maladresse

Front office défaillant – que ce soit par incompétence, manque de réussite ou facteurs extérieurs -, manque de chance persistant, mais aussi densité de la conférence Ouest, tous ces facteurs sont des explications plus qu’acceptables à l’échec de Kevin Love avec les Timberwolves. Mais le joueur lui-même ne peut être exonéré d’une partie de la responsabilité. Redisons-le clairement, Love est sans aucun doute un des tous meilleurs attaquants de la ligue, un monstre statistique dont l’apport à son équipe ne se discute pas, quoi qu’en disent ses détracteurs. Cette saison, les Wolves menaient de 6.3 pts quand Love était sur le terrain, et perdait de 4.6 dès qu’il sortait, soit 11 pts de différentiel !

Le problème de Love, durant toutes ces années, est presque plus profond. Il relève d’une attitude générale, qui a contribué à creuser un fossé entre lui et sa franchise. Love est souvent moqué pour sa défense, au point qu’on pourrait croire qu’il est le pire défenseur de la ligue. En réalité, il n’est pas pire en défense sur l’homme que d’anciens MVP comme Dirk Nowitzki et Steve Nash, ou que certains franchise players actuels (James Harden se sera reconnu). Son comportement général en phase défensive, en revanche, renvoie une image catastrophique : fainéant sur les écrans et les aides, cherchant avant tout à ne pas prendre de fautes, il donne le sentiment de nettement s’économiser, comme s’il n’était pas plus concerné que cela. La faute en revient aussi, il faut le reconnaître, à ses dirigeants, qui n’ont jamais eu l’idée que leur star avait besoin à ses côtés d’un pivot défensif, et non d’un 5 aussi limité en défense que Pekovic. Love, encore une fois, n’est pas la seule star de la NBA à montrer un certain désintérêt pour la défense. Mais son attitude, venant d’un joueur qui ne cesse de demander des efforts à ses dirigeants et à ses coéquipiers, ne s’approche pas vraiment de celle du franchise player irréprochable.

Car c’est bien là que le bât blesse : depuis trois saisons, Love ne cesse de geindre, exaspéré par la lenteur des progrès de son équipe. Dès 2012, après que Kahn lui a refusé un contrat maximum, Love se fendait de déclarations tapageuses sur le manque de clarté dans la direction prise par la franchise, et menaçait, entre les lignes, de s’en aller. Cette année, ce sont ses coéquipiers Barea et Cunningham qui en ont pris pour leur grade, accusés de ne pas être assez impliqués. Dans l’absolu, Love n’avait tort sur aucun des deux points. Mais ses interventions ont, à chaque fois, était d’une maladresse totale, accréditant l’idée que le joueur se considérait comme le seul employé compétent de la franchise et qu’il devait en recevoir les clés.

L’erreur de Love a sans doute été de mésestimer le poids de l’institution en NBA, cet ensemble de règles obscures qui dessinent une hiérarchie tacite, où dépasser son statut est une grave erreur. Que les Lakers et le Heat puissent accepter (et encore) les critiques d’un Kobe Bryant ou d’un LeBron James, MVP et champions NBA ayant prouvé leur importance dans l’histoire de la franchise, est une chose ; que Kevin Love, joueur de 24 ans (en 2012) n’ayant jamais disputé les playoffs, se permette ce genre de réflexions, c’en est une autre. Les Howard, Anthony, James et autres Chris Paul avaient d’ailleurs attendu bien deux ou trois ans de plus avant de commencer à s’agiter, et avaient à leur actif un tout autre palmarès collectif. Il y a fort à parier, au demeurant, que Love n’aurait jamais eu cette attitude avec une franchise plus puissante que Minnesota. En dénigrant publiquement les Wolves sans avoir encore rien prouvé collectivement avec eux, Love a donné le sentiment de se croire plus grand que la franchise, sans doute persuadé qu’on pardonnerait au joueur le plus talentueux des Wolves depuis Kevin Garnett. Erreur, bien sûr. Car Minnesota a beau être une franchise récente et sans palmarès, elle n’en est pas moins construite sur les mêmes valeurs de legacy et d’histoire que les 29 autres de la ligue. Par maladresse, par impatience et peut-être aussi par orgueil, Love s’est mis en dehors de cette communauté, comme aiment à dire les Américains, à laisser sous-entendre qu’il était trop grand pour une franchise qui avait déjà bien de la chance de l’avoir dans ses rangs. Peu importe qu’il ait raison sur le fond du raisonnement et sur l’incompétence de ses dirigeants : aucun joueur de 24 ans n’est plus important qu’une franchise. Une fois cette frontière franchie, il n’y avait pas de retour possible, et tout supporter des Wolves vous dira qu’il n’a jamais eu le sentiment que Love puisse vraiment rester à terme dans l’équipe.

Il faut néanmoins reconnaître que Love s’est rattrapé depuis deux mois. En prévenant Flip Saunders et Glen Taylor qu’il quitterait Minnesota en juin 2015 quoi qu’il arrive, Love s’est montré particulièrement respectueux de la franchise qui l’a drafté. Plutôt que de jouer à la girouette façon Dwight Howard, ou de forcer un transfert pour avoir droit au contrat maximum (Melo, si tu nous lis), la star des Wolves a donné un an à ses dirigeants pour l’échanger en ayant toutes les données en main. Taylor et Saunders ont bien semblé croire un moment qu’ils pouvaient faire changer d’avis leur joueur en se qualifiant en playoffs l’an prochain (LaMarcus Aldridge style), mais Love est resté ferme sur sa position, ce qui est tout à son honneur. L’arrivée de Cleveland dans les négociations a par ailleurs été un vrai petit miracle pour les Wolves, dont ils auraient eu tort de ne pas profiter, comme je le soulignais dans un précédent article.

 

Au final, les six années de Kevin Love à Minnesota sont un véritable gâchis. Parce que la franchise a gaspillé un nombre incalculable d’atouts, qu’elle a malgré tout réussi à dégager un effectif potable qui a explosé à cause des blessures, et qu’elle n’a jamais atteint les playoffs. Mais aussi parce que Love a manqué l’occasion de sa vie d’être un franchise player, un vrai, du genre qui reste dans les mémoires des années après pour son apport à une franchise. En rejoignant LeBron James et Kyrie Irving à Cleveland, Love se met au second plan, à seulement 25 ans. Cela ne changera rien au formidable joueur qu’il est, mais son statut en sera, lui, irrémédiablement modifié. Quant aux Wolves, ils se consoleront en accueillant Andrew Wiggins, au potentiel de superstar. Minnesota a 6 ans d’erreurs et de malentendus à étudier pour que l’histoire ne se répète pas.

6 réflexions sur “Kevin Love et Minnesota, l’histoire d’amour impossible

  • NioRequiem

    Incroyable cette histoire de TDD, même en ne suivant pas du tout la NCAA on serait capable de faire BEAUCOUP mieux.
    En tout cas super article, instructif pour ceux qui ne suivent pas la destinée de Minnesota

  • Say3s

    Merci pour ce bel article. C'est toujours très intéressant de faire le point sur ce genre de franchises qu'on ne connait pas forcément très bien !
    En souhaitant aux Wolves d'apprendre de leurs erreurs et de construire une équipe solide avec Wiggins!

  • Rapha

    Merci ;)
    Ce qui est incroyable, c'est la répétition des erreurs… Se tromper une fois ou deux, ça arrive à tous les GM. Mais le faire à chaque fois, c'est quand même une performance!

  • Rapha

    Merci :)

  • vikaens

    Passionnant! très bonne analyse comme dans ton dernier article sur les reconstructions. Du coup j'attends le prochain!

  • Rapha

    Merci beaucoup!

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