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Tony Parker: le plus important, c’est quand les playoffs commenceront

Pas au meilleur de sa forme, tout comme les San Antonio Spurs, même s’ils ont remporté leurs deux derniers matchs, hier soir lors du TP Show de RMC, Tony Parker s’est longuement exprimé sur ses prestations et celles de son équipe.

Ça a été une semaine difficile pour nous. On n’a pas réussi à jouer notre basket. C’était un peu bizarre pour nous. On n’a pas l’habitude. C’est la première fois qu’on fait un road-trip négatif. Je crois que c’est aussi la première fois qu’on perd quatre matches d’affilée depuis que je suis à San Antonio. Ce ne sont pas des moments faciles à vivre. On sait très bien que défendre un titre, c’est toujours très, très dur. En revenant du break, on avait fait une bonne perf’ contre les Clippers. On avait le match en main et on le perd à la fin. Après, on a enchaîné trois matches durant lesquels on a fait des prestations vraiment décevantes. C’était dur à avaler. Après, on s’est repris et on a fait une grosse victoire contre Sacramento. C’était un bon match pour nous, suivi d’une grosse victoire de plus de 30 points contre Phoenix. On a un peu remonté la pente mais on a encore beaucoup de boulot. On a six matches de suite à domicile qui arrivent au mois de mars. J’espère qu’on pourra se refaire une santé et remonter au classement.

Une période également compliquée pour lui et durant laquelle il a pris ses responsabilités.

Mes coéquipiers m’ont défendu. J’apprécie. Ça a toujours été comme ça avec les Spurs. Quand on gagne, quand on perd, c’est ensemble. Mais c’est vrai que j’ai été un peu déçu avec mes performances. Ma blessure à l’ischio n’aide pas et j’espère que ça va se remettre. Mais tous ceux qui me connaissent savent que je n’utilise pas ça comme excuse. Je ne me sens pas au mieux, c’est vrai, mais il y a un minimum à faire. J’ai été maladroit comme tout le monde. On shoote très, très mal avec les Spurs en ce moment, moi le premier. C’est pour ça que contre Sacramento, j’avais envie de faire un gros match pour revenir. Je sais que ça peut arriver à tout le monde. On n’a pas perdu son jeu ou on n’est pas devenu un mauvais d’un seul coup. Mais à San Antonio, il y a beaucoup d’attente. Quand on fait trois mauvaises performances, on prend les critiques. Quand tu prends le bon, il faut aussi prendre le mauvais, ça fait partie du jeu. C’est ta faculté à gérer ces moments-là qui permet de voir si tu es fort mentalement. Il y a encore une longue route. C’est vrai qu’on ne joue pas notre meilleur basket mais le plus important, c’est quand les play-offs commenceront. On a encore un peu de temps pour remettre tout en place et essayer de jouer notre meilleur basket à la mi-avril.

Quand on est en baisse au niveau de l’adresse, le basket est plus difficile. Surtout pour moi, où mon jeu est basé sur les pénétrations. Quand mes coéquipiers ne mettent pas de tirs, c’est un peu plus difficile. Moi non plus je ne mets pas de tirs. Je loupe mon tir préféré, qui fait que derrière tout s’ouvre pour moi. Tant que je ne le mettrai pas, je serai en difficulté. Il faut juste que je joue et ça reviendra. Mon tir est fâché avec moi en ce moment mais je vais essayer de rectifier ça et après tout rentrera dans l’ordre.

En quête du back-to-back, ce qu’ils n’ont jamais réussi à faire, les Spurs sont plutôt mal partis et les observateurs sont plutôt surpris de ces difficultés

Je comprends. Mais il faut tout remettre en perspective. Pendant 14 ans, on a quand même fait une série de malade au niveau des victoires et des enchaînements de saison. A un moment donné, les autres équipes progressent aussi et arrivent à mieux jouer contre nous. Ça ne nous empêche pas d’avoir notre mot à dire. On essaie de rester positifs. Il n’y a pas de panique. Chacun prend ses responsabilités et assume. Il faut aller de l’avant. Quand on a gagné pendant tant d’années, il faut rester motivé et matcher l’énergie qu’ont les autres équipes à chaque fois qu’elles jouent contre nous. C’est le challenge qu’on a cette année : repousser nos limites et gagner encore une fois. On va continuer à progresser et à régler nos problèmes pour qu’on soit au mieux au moment des play-offs.

Mais ils croient toujours au titre

On y croit toujours. Les Houston Rockets ont fini, en 1995, 7ème de la conférence Ouest et ils sont allés défendre leur titre. Tout est possible. En plus, nous on est forts à l’extérieur. Ça ne nous inquiète pas trop de ne pas avoir l’avantage du terrain.

Via RMC

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