Kobe Bryant : « C’est la chose qui manque de nos jours »

Kobe Bryant : « C’est la chose qui manque de nos jours »

Depuis la fin de sa carrière de joueur, Kobe Bryant ne manque pas d’occupations. Cet été, il a fait la promotion de son dernier livre pour enfants, Legacy and the Queen, co-écrit avec Annie Matthew.

« J’ai commencé à écrire lors de ma deuxième année de lycée. Par intermittence. Mais j’ai toujours aimé les histoires, toujours aimé les films, plus les films que les livres, je n’étais pas un grand lecteur. Je ne trouvais pas de livre qui m’attiraient vraiment, et c’est pour ça qu’aujourd’hui je crée des livres qui mélangent le fantastique et le sport, parce que s’il y en avait eu à mon époque, je les aurais lus. Mais j’ai toujours aimé les histoires oui. Ça commence toujours (le processus d’écriture) par quelque chose de personnel, avec un message fort. Est-ce que c’est quelque chose que j’aurais aimé avoir quand j’étais gamin ? De là tu commences à imaginer le personnage qui va traverser ça . Puis l’opposé du personnage principal. Et très souvent tu inverses les rôles, l’antagoniste devient le héros et le héros l’antagoniste. Ensuite tu parles de leur passé, qui explique pourquoi ils sont qui ils sont, puis de leurs parents, et tu finis par écrire des pages et des pages de notes et de profil des personnages. Des choses qui n’apparaîtront peut-être jamais dans le livre, mais qui sont très importantes à savoir. Du contenu sur lequel on a passé du temps, dont on a pris soin, je pense que c’est la chose qui manque de nos jours, à cette époque du ‘clickbait’ où l’intégrité, la responsabilité journalistique n’existe plus, n’a plus à exister. Tu peux dire ce que tu veux sans conséquence, c’est très dangereux. Donc ce qu’on veut c’est créer des histoires qui ont été travaillées, re-travaillées et encore re-travaillées, quelque chose qui tient de l’obsessionnel. Parce c’est ce qui nous manque actuellement. »  Kobe Bryant

Loin des parquets, il a aussi d’ores et déjà fait ses preuves en tant que businessman, notamment avec le succès de la marque de boissons énergisantes BodyArmor, dont il a été un des premiers gros investisseurs. De plus en plus de joueurs – également de mieux en mieux payés – se tournent de plus en plus tôt vers l’investissement. Exemple parlant : la plateforme UNITERRUPTED de LeBron James.

« Oui c’est un virage culturel. Mike (Michael Jordan) a commencé avec son contrat avec Nike, qu’il a réussi à faire fructifier. Aujourd’hui ce modèle a pris un virage, les joueurs s’intéressent de plus en plus aux investissements et à la construction de leurs propres entreprises. Ça a été un énorme virage mais c’est génial d’avoir assisté à ça. Ça me rend un peu nerveux parce que le mot ‘équité’ il est un peu utilisé à toutes les sauces, il faut être prudent avec tout ça. Il faut tout examiner minutieusement, être patient. Ça me rend un peu nerveux parce que lorsque les gens ont entendu mon histoire avec Body Armor, je ne voulais pas que les athlètes se précipitent parce qu’ils avaient vu que j’avais réussi, ou qu’ils pensent que c’était facile. Il faut vraiment faire attention. Ça reste une période excitante, il y a toujours de super opportunités mais il faut savoir mesurer ça correctement, trouver un équilibre avec le basket, qui reste la chose la plus importante quand tu joues. Tout en gardant un œil sur ce que tu veux faire une fois à la retraite parce que c’est difficile de faire ça l’année où tu pars, ça fait beaucoup, ce n’est pas sain. Donc je les encourage à essayer différentes choses quand ils jouent encore, pour voir quelles sont les choses qui leur plaisent le plus, parce que si tu trouves quelque chose que tu aimes faire autant que tu aimes jouer au basket, c’est bon. » Kobe Bryant

via CloseUp360

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