Tyson Chandler : « Je n’aime pas ce qu’il se passe en NCAA, j’ai l’impression qu’ils volent les joueurs »

Tyson Chandler : « Je n’aime pas ce qu’il se passe en NCAA, j’ai l’impression qu’ils volent les joueurs »

On parle beaucoup de la longévité de Vince Carter, mais la NBA compte actuellement dans ses rangs un autre dinosaure : Tyson Chander. Le pivot des Rockets en est à sa 19e saison et a participé à plus de 1 100 matchs en NBA. Quand Carter prendra sa retraite cet été, et si Chandler revient lui, il sera alors le joueur avec le plus de saisons au compteur.

« Je savais que j’étais le dernier joueur de ma draft, mais je ne savais pas que j’allais avoir ce statut en NBA. » Tyson Chandler.

Drafté en deuxième position en 2001, Chandler n’est pas passé par la NCAA et celui qui est né et a grandi à Compton, un quartier défavorisé de Los Angeles, milite pour que les jeunes prospects d’aujourd’hui puissent faire de même.

« J’avais 18 ans quand j’ai décidé de passer directement du lycée à la NBA. C’était une décision très importante, que j’ai prise en fonction de ma famille. Connaître la NCAA ne valait pas le coup de ne pas pouvoir l’aider. C’était compliqué, pendant deux ans, ma famille n’avait pas de maison. J’allais d’appartement en appartement. Tous mes amis me protégeaient. Ils me disaient que j’avais une chance de m’en sortir, contrairement à eux, qu’ils allaient m’aider pour ça et qu’il fallait que je reste concentré, qu’ils allaient s’assurer que je n’ai pas de problèmes. Les gens ne comprennent pas. Personne ne veut avoir à subir ça, mais ce pays est construit comme ça. Nous évoluons beaucoup, mais sur certains aspects ce n’est pas le cas. Ce pays le sait, j’en suis la preuve. Tout ça, c’était dur. À ce moment-là, je n’étais plus à Compton. Ma mère, mon beau-père et mes frères étaient sans-abri. C’était avant qu’ils déménagent à Los Angeles. Ils logeaient chez la meilleure amie de ma mère, je revenais les week-ends et je me rappelais que je me disais qu’il fallait que j’arrive en NBA, que je devais changer leur vie parce que je savais où ça allait finir. Je vivais chez un oncle, entre Compton et Long Beach. Je dormais sur son canapé. Il faut comprendre où en était ma famille. Il y avait deux familles dans une maison de trois chambres. Une pour la propriétaire et son mari, une pour leurs quatre enfants et mes parents, ainsi que mes frères dans la dernière. Je revenais, je voyais ça, le quartier, ce que j’avais déjà traversé et ce que mes frères traversaient. Je me suis dit que je ne pouvais pas les laisser comme ça, parce que j’avais une opportunité. Quand on a une opportunité, on ne peut pas la refuser. Beaucoup de gens ne comprennent pas ça, ne comprennent pas ce qu’on traverse quand on est jeune, encore plus si on est noir. Dans beaucoup d’endroits d’où nous venons, il n’y a pas d’opportunités. J’étais déterminé à trouver une solution. Peu importe laquelle. J’ai eu la chance d’avoir du talent, d’être grand et les possibilités de progresser. Je pouvais aller en NBA, et dès que je l’ai su je me suis concentré là-dessus. […] Je me rappelle quand j’ai eu ma première paye en NBA, je me suis dit que j’allais acheter une maison à ma mère. Donc j’ai acheté la maison et j’ai commencé à la payer. Je me suis dit : « Au moins, si je foire tout, je vais pouvoir revenir ici. » Je devais être certain de pouvoir acheter cette maison. C’est pour ça que je suis venu plus tôt en NBA. J’ai géré mon argent en disant aux personnes qui me conseillaient : « Je ne veux pas être une statistique, je ne veux pas juste que vous preniez soin de mon argent. Je veux savoir ce que vous faites. » Je ne savais pas vraiment pourquoi j’avais cette chance, mais je savais que je ne voulais pas revenir d’où j’étais parti. C’est pour ça que les lycéens devraient pouvoir venir ici. Ils peuvent être appelés pour se battre, pour faire la guerre. Ils peuvent faire plein de choses. Donc je ne sais pas pourquoi ils ne pourraient pas être pros et aider leur famille. Ils disent qu’ils ne sont pas prêts pour prendre cette décision, mais c’est toujours le cas en sortant de NCAA. Ce n’est pas pareil pour tout le monde, certains des meilleurs joueurs qu’on ait eu ne sont pas allés en NCAA. Ça dépend des athlètes, on ne peut pas mettre un âge là-dessus. Je pense qu’on devrait leur donner cette opportunité. Et je n’aime pas ce qu’il se passe en NCAA. Pour moi, ils volent l’argent des athlètes. Ils se font des millions sur leur dos. » Tyson Chandler.

Chandler a remporté un titre, en 2011 avec les Mavericks. Il tourne en carrière à 8,9 points et 9 rebonds par match.

Via The Undefeated.

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