Paul George sur sa venue aux Clippers : « C’était plus qu’un simple choix pour le basket »

Paul George sur sa venue aux Clippers : « C’était plus qu’un simple choix pour le basket »

Débarqué à L.A cet été dans un trade entre les Clippers et OKC, Paul George a rejoint Kawhi Leonard dans le but de construire quelque chose du côté de Los Angeles. Paul George s’est récemment entretenu avec Ramona Shelburne d’ESPN quant à ce mouvement cet été et les raisons qui y sont liées.

D’un premier abord, il est clair que recevoir un appel de Kawhi Leonard pour venir jouer avec lui et construire quelque chose aux Clippers est forcément très intéressant, mais pour PG, ce n’était pas seulement l’appel du basketball.

« Les gens pensent que c’était juste un move lié au basket. » A déclaré George. « Et pour beaucoup de raisons, c’était plus qu’un move de basketball. Mais ce n’est pas de là que ça vient. C’était bien plus profond que moi venant ici pour des raisons liées au basket seulement. »

Ainsi, la saison régulière a débuté et on pouvait s’attendre enfin à l’éclosion d’une rivalité entre les deux équipes de Los Angeles. Les deux équipes sont alors montés en régime jusqu’à l’affrontement le jour du Christmas Day, une affiche alléchante pour une journée spéciale. Cet affrontement a été remporté par des Clippers plus à l’aise que leurs voisins Californiens. Après le match, Paul George a pu profiter d’un moment particulier avec sa première fan, qui n’est autre que sa mère, Paulette George.

« Je pense que les fans… ils ont compris. » A expliqué Paul George. « Et ils m’ont permis d’avoir ce moment avec ma mère. »

George a toujours été proche de sa mère. Enfant, il était son « acolyte ». Elle l’appelait « Man » parce qu’il était plus grand que tous les autres enfants de son âge, et parce que, de ses trois enfants, il était son unique garçon.

« Ma mère était tout pour moi. » A déclaré George. « Elle s’assurait que la maison était rangée, que nos devoirs étaient faits. Elle était le chef d’orchestre. Mon père est plus comme moi, décontracté. »

Puis une nuit, elle a eu un mauvais mal de tête, et tout a changé. Un caillot de sang est remonté de son mollet, coupant l’oxygène à son cerveau et causant une attaque. Elle avait 36 ans. Paul avait 6 ans. Il jouait au basketball dehors quand l’ambulance est arrivée et a transporté sa mère sur une civière. Il était terrifié.

« Elle était presque dans un état végétatif. » Se rappelle George. « Elle était méconnaissable, elle ne pouvait pas communiquer, elle ne pouvait pas parler, elle devenait aveugle. »

Il a fallu des années de thérapie constante pour réapprendre à marcher et à parler. Lors d’un de ses séjours dans un centre de réadaptation, elle a développé une forte fièvre causée par une pneumonie et a failli mourir.

« Ma mère ne cesse de défier les probabilités, parce que les chances étaient contre elle. Ils ont dit que ma mère ne marcherait plus. Ils ont dit que ma mère ne parlerait plus. Ils ont dit qu’elle serait complètement paralysée, que sa vue ne reviendrait pas. Et elle a défié tout ça. »

Les parents du joueur ont toujours été présents aux matchs de leur fils, puis Paul a été drafté par les Pacers en 2010,  et il est devenu beaucoup plus difficile de se rendre à ses matchs.

« Ma mère ne s’est jamais plainte. Mais c’est dur pour elle de prendre l’avion et de voyager. Pour moi, pouvoir venir la voir et faciliter les voyages pour elle et mon père, c’était une des plus grandes raisons pour lesquelles je voulais revenir jouer à la maison. »

Après la conférence des Clippers, lors de laquelle ils ont présenté George et Leonard, le coach Doc Rivers a discuté avec George dans le public, et un thème a rapidement émergé.

« C’était drôle. » A expliqué Rivers. « Un George, deux George, trois George. Bon sang ! Sa sœur, le mari de sa sœur, son père, sa mère… et ils sont à tous les événements que nous avons eus. Ils sont tous là. »

Il y a même des George autour de Paul George qui ne sont pas de sa famille. Il y a son agent de sécurité, Vincent George, qu’il a rencontré à Oklahoma City. « Il m’appelle Oncle. » Plaisante Vincent George. Il y a « Coach George », l’entraîneur assistant de Knight High à Palmdale, qui lui a appris à dunker en sautant par-dessus les poubelles. « Je m’appelle en fait J-O-R-G-E Swayne. »  Explique l’entraîneur en riant. « Mais il m’appelle juste Coach George. » C’est beaucoup. Et pour certains ce serait une distraction.

« C’est un peu comme moi et Chicago, j’aime ma ville. » A expliqué Rivers. « Mais je n’ai aucun intérêt à y jouer. Pas question, tous ces gens, les demandes de billets. »

Mais George préfère que ce soit comme ça.

« Il voulait juste rentrer à la maison et profiter de ses proches au lieu de les fuir. » A déclaré Rivers.

À Indianapolis, George avait une maison où ses amis et sa famille séjournaient, pêchant pendant qu’il était à l’entraînement, mais cela n’était que temporaire. Et après avoir passé près d’une décennie loin de chez lui, il était temps que le joueur rentre au bercail.

« Nous ne le voyions pas beaucoup. » A expliqué Dallas Rutherford, l’un des amis les plus proches de PG. « Nous pouvions prendre l’avion mais nous sommes tous plus âgés et nous avons notre propre vie. Donc ce n’est pas comme si nous pouvions être là-bas 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. »

Maintenant, à Los Angeles, George a environ 70 proches qui viennent régulièrement à des événements, des matchs ou des réunions de famille. Il y a un groupe d’amis encore plus nombreux qui peuvent maintenant se montrer et le soutenir aussi.

« Je pense qu’il est à ce moment de sa vie où il se disait : ‘Je sais qui sont mes amis. Je sais qui est venu me rendre visite à Indiana. Je sais qui est venu me rendre visite à Oklahoma. » A déclaré Williams.

Au cœur d’un des mouvements les plus chauds de la dernière free agency, Paul George semblait rejoindre L. A pour l’opportunité de construire quelque chose avec un sacré joueur comme Kawhi à ses côtés. Mais au fond, il était surtout question de rentrer au bercail pour le joueur.

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