[Interview] Giannis Antetokounmpo : « Maintenant, les gens me reconnaissent dans la rue »

[Interview] Giannis Antetokounmpo : « Maintenant, les gens me reconnaissent dans la rue »

Giannis Antetokounmpo est La superstar de ce NBA Paris Game et Basket Infos ne pouvait pas passer à côté de son passage devant la presse.

Giannis, la NBA est de plus en plus mondialisée, avec des matches à l’étranger réguliers et de plus en plus de joueurs non-américains. Est-ce qu’on peut dire que tu es le symbole de cette mondialisation ?

C’est vrai qu’à l’heure actuelle je suis une des figures de proue de la scène internationale, mais d’autres l’ont été avant moi, comme Drazen Petrovic ou Tony Parker, Dirk Nowitzki, Pau Gasol… J’ai joué à Londres il y a cinq ans, là je joue à Paris. Tous les ans, on joue dans tous les pays, les fans du monde entier peuvent en profiter et je pense que c’est une bonne initiative de la part de la NBA de donner aux gens cet accès à leurs idoles, de permettre aux gens d’être plus proches de nous, les joueurs.

Cette semaine, c’est le grand début de l’Africa League. Tu penses qu’un jour les Africains auront aussi la chance de te voir jouer sur leurs terres ?

J’en avais entendu parler, mais je ne savais pas que ça avait démarré, c’est génial. On avait fait une sorte de All-Star Game en Afrique il n’y a pas longtemps, c’était dément. En Afrique, les gens adorent le basket, il y a un potentiel énorme. Je parlais avec les gens de là-bas, ils veulent faire de grandes choses,  je suis content que la ligue ait pu démarrer et j’espère qu’un jour on pourra faire un match de saison régulière là-bas.

Ce match à Paris, c’est six heures de décalage avec la côte Est des États-Unis et des milliers de gens qui veulent te voir. Pas trop dur à encaisser ?

Le jetlag, c’est forcément un problème. C’est dur de dormir la nuit, mais l’équipe nous a bien aidés à récupérer : ils nous ont laissé quartier libre hier, et surtout assez de plages de repos pour qu’on reprenne un peu d’énergie. Je n’ai pas pu me balader dans Paris, mais les gens me reconnaissent dans la rue maintenant. Ça fait partie du jeu, il y a trois ans j’étais venu avec ma copine et personne ne nous a calculés. J’aurais bien aimé faire un tour du côté de la tour Eiffel comme à l’époque, mais je suis déjà content d’être ici, c’est une ville incroyable. Culturellement, on ressent quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs.

C’est bon, Zion a joué son premier match, quel conseil lui donnerais-tu pour la suite ?

J’ai vu qu’il avait démarré hier, il a cartonné apparemment. Je suis content pour lui, c’est un gars qui meurt d’envie de jouer et de faire gagner son équipe. Il veut être sur les parquets. C’est un gars solide, mais il doit être patient et prendre soin de lui. Je l’ai vu porter une protection au genou encore récemment, il ne faut pas qu’il se précipite. Il va être monstrueux, on le sait tous, mais c’est en progressant étape par étape qu’on devient un monstre. Étape par étape, jour après jour, prends soin de ton corps et tu porteras ton équipe au sommet.

Cette saison, tu as quasiment doublé ta moyenne de tentatives à trois points, est-ce qu’on peut s’attendre à ce que tu en prennes encore davantage au fur et à mesure de la saison ?

Je ne sais pas si je vais en prendre plus. Bien entendu, si ça rentre, je vais shooter davantage, mais le plus important, c’est d’être à l’aise. Moi, j’adore ça, j’adore shooter à trois points, d’autant que ça m’ouvre des espaces dans la défense. Tant que je me sentirai à l’aise, je continuerai à shooter, et plus je serai à l’aise, plus je shooterai.

Le cadre de ce match est très particulier : c’est un vrai match de saison régulière ou bien vous vous sentez un peu en vacances ?

J’en parlais justement avec mon frère : c’est dur de faire la part des choses, d’habitude quand je viens à Paris, c’est les vacances. Et avec toute la presse qu’il y a en ce moment, tout l’engouement autour de l’événement, on se croirait au All-Star Game, donc aussi un peu en vacances. Mais on est là pour faire le taf, on a un match à gagner. Je reste concentré, je ne prends rien à la légère, je prends soin de mon corps. Tant que dans ma tête, je reste concentré sur mon objectif, je serai prêt pour le match.

Propos recueillis par Lucas Saïdi à Paris. Photo Laurent Aquilo (Le Télégramme).

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