Ricky Rubio était proche de signer aux Pacers cet été : “Les choses sont devenues un peu folles à la fin”

Ricky Rubio était proche de signer aux Pacers cet été : “Les choses sont devenues un peu folles à la fin”

Et si Ricky Rubio avait signé avec Indiana cet été ? On avait déjà eu des informations pré-free agency indiquant que Rubio allait signer aux Pacers. Mais alors comment s’est-il retrouvé aux Suns ? Tout d’abord, il faut savoir que plusieurs facteurs différents sont entrés en jeu le jour précédant l’ouverture du marché ainsi que le premier jour de la free agency. Rubio lui-même a reconnu qu’il était “tout proche” de rejoindre Victor Oladipo et les Pacers.

“Les choses sont devenues un peu folles à la fin” A déclaré Rubio. « Mais je pense que j’ai fini à l’endroit où je devais être. Je pense que j’ai atterri dans au meilleur endroit. Tout est arrivé si soudainement. Mais je crois que tout arrive pour une raison. Je suis heureux de la façon dont les choses se sont déroulées. »

« Il y avait 100 % de chances que ça se fasse. » A déclaré une source interne.

Revenons sur le contexte initial pour Ricky, le soir de la draft, le Jazz mettait en place un trade afin de récupérer Mike Conley, ce qui par définition allait reléguer Rubio sur le banc. Le joueur n’entrait clairement plus dans les plans d’une équipe du Jazz grandissante et plus ambitieuse. Quoi qu’il en soit, l’espagnol devait trouver un nouveau point de chute, et il avait fixé certaines conditions pour cela. Il voulait être un starter dans une équipe qui ne tank pas, et qui s’efforce de rivaliser pour la post-season. Il avait aussi ouvert la porte à une équipe dont les bases étaient déjà posées en post-reconstruction donc. Indiana lui a alors semblé un choix judicieux. Dans un premier temps, car Victor Oladipo s’y trouve même si ce dernier n’allait pas jouer la moitié de la saison et dans un second temps pour Bojan Bogdanovic avec qui il a une relation amicale de longue date.

C’est à ce moment que le premier facteur est intervenu, Nikola Mirotic a décidé de retourner en EuroLeague au lieu de signer à nouveau avec une équipe NBA, et cette décision a pris de court plusieurs fronts-offices de la grande ligue qui s’intéressaient de près à son profil. Comme Utah par exemple qui comptait bien proposer un contrat à l’espagnol. Ainsi, le Jazz a dû revoir ses priorités, et a décidé de jeter son dévolu sur Bojan Bogdanovic avec une offre de 73 millions de dollars sur 4 ans. Selon des sources internes à la ligue, c’était plus que ce que les Pacers étaient prêts à mettre et Bogdanovic s’est envolé pour Salt Lake City. Par la suite, Indiana a obtenu un sign-and-trade pour Malcolm Brogdon en provenance des Bucks. Indiana était cependant toujours intéressé par les services de Rubio, et lui ont proposé un contrat afin de partager le back-court avec Brogdon. Une idée jugée peu alléchante pour Rubio qui a préféré passer son chemin. D’autant plus qu’au retour d’Oladipo, cela aurait certainement signifié un autre rôle pour le meneur et certainement une sortie du banc.

Les Suns quant à eux cherchaient un véritable meneur de jeu afin de former une paire avec Devin Booker et pouvoir jouer du pick & roll avec DeAndre Ayton. Rubio arrivait alors à point nommé. Un projet auquel l’espagnol a semblé adhérer et après une offre de 3 ans et 51 millions l’affaire était dans le sac. Il a d’ailleurs reconnu qu’il pensait être capable d’aider Booker à passer le cap supérieur à ses côtés. Lorsqu’il a appris la nouvelle, Monty Williams, coach des Suns a pu exulter.

« Nous ne pensions pas que nous allions avoir quelqu’un à ce moment-là. » A récemment rappeler Williams. « Alors quand nous avons reçu l’appel indiquant que Ricky voulait venir, ce fut un grand moment pour tout le monde. Je pense que quand vous avez la chance d’avoir un meneur de jeu de son calibre, tout à coup pendant la free agency, cela change votre humeur.” … « Je ne vais pas vous dire où nous étions à ce moment-là, mais c’était un moment heureux. »

L’impact de Rubio a été immédiat, il est actuellement le deuxième meilleur passeur décisif de la ligue avec un total de 9,2 offrandes en moyenne chaque soir. Il est surtout devenu un leader collectif et un vétéran sur lequel Monty Williams peut s’appuyer sur et en dehors des parquets. Mais alors, que ce serait-il passé si Rubio avait rejoint Indiana ? Phoenix aurait-il un bilan beaucoup plus correct que la saison dernière ? Brogdon serait-il resté 6e homme de luxe aux Bucks ? Nous n’aurons jamais la réponse, mais le projet initial des Pacers semblait très intéressant.

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