Au plus bas en 2016, Draymond Green a vu sa flamme rallumée par Kobe; « Il a réussi à être ce vilain que tout le monde aime »

Au plus bas en 2016, Draymond Green a vu sa flamme rallumée par Kobe; « Il a réussi à être ce vilain que tout le monde aime »

Ce mardi, les Warriors retourneront à la compétition à Philadelphie, contre les Sixers. À l’entraînement hier, Draymond Green est évidemment seulement revenu sur la disparition de Kobe Bryant, dimanche.

« Je me disais quelqu’un va annoncer que ce n’était pas Kobe, que Kobe allait poster quelque chose… Je n’ai pas arrêté de checker son Instagram en me disant qu’il allait poster une story en disant : ‘Hey, fausse alerte’. J’étais sur mon canapé et sur chaque chaîne, tout le monde ne parlait que de Kobe. Je suis resté là, allongé, et je me suis endormi. Mes enfants m’ont réveillé et je n’entendais plus que la télé : ‘Kobe, Kobe, Kobe !’. Je me suis rendormi. Comme si j’allais me réveiller ensuite et que tout irait bien. Mais non. Et ça craint.

Je n’ai pas trop envie d’en parler en fait, j’essaie d’y échapper. Je ne suis pas un expert en santé mentale donc je ne sais pas si c’est la bonne chose à faire mais c’est ce que je ressens. Je ne veux pas faire face à ça. Je n’ai pas envie de parler de Kobe aux gens, j’ai envie de parler à Kobe. J’essaie de m’en éloigner autant que je peux. […] Si tu ne connaissais pas Kobe, tu es en deuil, si tu pensais connaître Kobe tu es en deuil, si tu regardais Kobe en tant que fan tu es en deuil, si tu es fan de basket tu es en deuil, et si tu le connaissais, tu es anéanti (il en perd sa voix). Je me retrouve là à me dire : ‘Merde ! C’est pas vrai ?!’. Mais ça l’est, et ça craint. Je prie pour Vanessa et ses trois enfants qui sont toujours sur cette Terre, pour toutes les familles affectées. Ça craint. »

Le Black Mamba avait été très important pour lui il y a de cela 4 ans, après la défaite de Golden State face aux Cavs en Finales NBA.

« En 2016, j’ai connu ce qui a été le point le plus bas de ma carrière NBA. Kobe a pris contact avec moi. C’est presque comme pleurer devant ton grand frère. Je lui disais : ‘Kob’, je ne sais pas quoi faire, ces gens essaient de me dégager, la ligue essaie de me dégager, tout le monde ! Je ne sais pas quoi faire’. Il m’a dit : ‘Draymond, 99% des gens se satisfont de la médiocrité. Ou pire. Mais au mieux, de la médiocrité. Tu poursuis quelque chose de tellement plus grand, comment veux-tu que quiconque te comprenne ?’. Et c’est tout ce que j’avais besoin d’entendre. Surtout de la part d’un gars que j’adorais depuis gamin, pour qui j’ai le plus grand respect et avec qui j’ai ensuite construit une amitié. Ça représentait tellement pour moi. Kobe était un gars vrai, un gars vraiment spécial. Si tu le connaissais vraiment tu savais quel type de personne il était, combien son cœur était grand. Il a incarné ce rôle de vilain, de Black Mamba, tout en étant aimé par tout le monde. Il a fait ça, il a réussi à être ce vilain que tout le monde aime. »

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