Anfernee Simmons : “Galérer n’est même pas le bon mot à employer”

Anfernee Simmons : “Galérer n’est même pas le bon mot à employer”

Après une saison rookie plutôt discrète avec 20 apparitions pour 7 minutes jouées en moyenne, Anfernee Simons avait explosé aux yeux de la NBA lors du dernier match de la saison précédente en compilant 37 points, 6 rebonds et 9 passes. On attendait une progression, mais malgré 65 matchs joués et un temps de jeu triplé, l’arrière a connu une saison difficile.

“Pfff, galérer n’est même pas le bon mot à employer. Ça a plutôt été comme une montagne très raide à grimper. J’ai ressenti tout un tas d’émotions différentes, surtout après les matchs. J’étais assis sur mon lit pendant une heure à ressasser chaque possession et à penser à ce que j’aurai pu faire de mieux. Ce sont probablement les moments les plus difficiles. Évidemment, je veux dépasser cette adversité, mais j’ai le sentiment que Dieu m’a mis dans cette position pour me préparer à quelque chose de plus grand. Donc je me dis juste que je dois garder la tête sur les épaules et comprendre que ça prendra peut être plus de temps pour passer cet obstacle.” Anfernee Simons

Du côté de la franchise, il n’est évidemment pas question de baisser les bras avec le sophomore, comme le déclare son GM, Neil Olshey. Au moment de sa draft, il avait même déclaré que Simons était “le joueur le plus doué qu’il avait drafté en 15 ans au sein de la ligue.

“Même si sa production a été irrégulière en raison d’un changement de rôle après n’avoir quasiment pas joué lors de sa saison rookie, nous croyons en lui autant que l’été dernier.” Neil Olshey

Une pression qui n’a, semble-t-il, pas perturbé le jeune guard. Il met plutôt en avant le fait que les équipes adverses se sont ajustées après un effet de “surprise” à ses débuts.

“Quand j’ai entendu ces choses-là, je ne m’en suis pas préoccupé. Je savais qu’il croyait en moi, et c’est la seule chose à laquelle je dois penser. Quand ils m’ont lancé, je jouais vraiment bien. J’étais nouveau et peu d’équipes me connaissaient. Pendant 20-30 matchs j’ai bien joué, puis d’un coup les équipes ont su comment je jouais et je devais m’adapter à ça.” Anfernee Simons

Pour son coach, Terry Stotts, Simons fait simplement face aux difficultés d’un jeune joueur qui arrive dans la grande ligue, lui qui n’est pas passé par la case NCAA.

“Il a traversé ce que traversent les jeunes joueurs. Il a fait quelques bons matchs et a eu également quelques moments difficiles. Mais il a toujours eu la bonne attitude, il continue de travailler. Comme beaucoup, il a connu des hauts et des bas. Mais il est une part de notre futur parce qu’il est un jeune joueur talentueux avec une grosse marge de progression. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous l’avons drafté.” Terry Stotts

Malgré une saison sophomore assez décevante, le Blazer, qui fêtera ses 20 ans dans un peu plus d’un mois, ne perd pas confiance en lui pour autant. Un optimisme d’ailleurs partagé par son GM.

“Parfois, vous devez juste affronter les difficultés que chaque jeune joueur est amené à rencontrer. J’ai toujours le sentiment que je peux bien jouer de manière constante, mais je savais qu’il y aurait des moments comme ça. Honnêtement, je ne pensais pas que ça serait aussi difficile. Être entouré, notamment par mes parents, m’aide beaucoup. Je pense que quand j’aurai traversé tout ça, il n’y aura plus de difficultés aussi dures à surmonter que celle-là.” Anfernee Simons

“Nous avons placé Anfernee dans un rôle plus important, dans une chronologie plus rapide que ce que nous avions fait pour d’autres extérieurs draftés avant lui, parce qu’il est un élément essentiel de notre roster pour la suite et que son talent le justifie. Les minutes qu’il a jouées cette saison vont payer dans le futur.” Neil Olshey

Via The Athletic

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