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Doc Rivers : « Je ne vois pas ça comme la bataille de Los Angeles, parce qu’on n’aura pas de trophée si on gagne contre eux »

Comme quelques franchises, les Clippers vont pouvoir autoriser leurs joueurs à utiliser le centre d’entraînement la semaine prochaine. Ce qui inquiète leur coach Doc Rivers.

« Je suis inquiet, parce qu’on doit l’être. Je ne suis pas assez intelligent pour savoir exactement ce que fait ce virus, mais on sait qu’il se propage vite au sein de groupes de personnes, alors que quand vous êtes tout seul il ne vous fait rien. On le sait ça. Je ne suis pas jeune (il a 58 ans ndlr), mais je suppose que je ne suis pas encore trop vieux, je n’en sais rien. Est-ce que je peux dire que je n’ai pas peur ? Non. Il faut avoir peur, jusqu’à ce qu’on trouve un vaccin. Personne ne peut me dire qu’ils vont être à l’aise. Je ne sais pas trop comment on va faire tout ça. » Doc Rivers.

Le virus est effectivement très virulent avec les personnes plus âgées. Ce qui veut dire que certains membres de l’organisation des Clippers comme le consultant Jerry West (81 ans), risquent plus de choses en rompant le confinement. Pareil pour l’un des plus anciens assistants de Rivers, Armond Hill, 67 ans. Du coup, ils vont rester chez eux.

« Armond serait un super prof, et il serait du genre à reprendre, mais il ne le fera pas. Et il est en colère. Il veut aller travailler, je lui ai dit : « Je comprends, mais on ne te laissera pas faire. On ne peut pas, je ne peux pas vivre avec ça. » Donc Rivers.

Évidemment, le retour à l’entrainement se fera sous de strictes conditions. Les joueurs ne pourront être accueillis dans la salle que quatre par quatre, et les contacts physiques entre eux ou les coachs sont interdits. Une situation difficile, qui n’empêche pas les Clippers de garder la motivation, et c’est, de façon surprenante, en partie grâce à Kawhi Leonard, que l’on ne connait pourtant pas pour son côté bavard.

« La communication s’est bien passée, on fait des visioconférences, et chaque semaine il y avait une célébrité différente. Je ne veux pas balancer de noms, mais il y avait des personnes incroyables qui sont venues parler à notre équipe. Tout le monde fait partie de ça, Kawhi, le staff… On se donne des nouvelles. Kawhi a beaucoup communiqué grâce à ça, peut-être qu’il n’a personne d’autre à qui parler. Ça se passe bien là-dessus. Je trouve que Kawhi et Paul George ont fait du super boulot en prenant contact avec les autres joueurs pour leur rappeler de travailler. » Doc Rivers.

La franchise a acheté des vélos d’appartement et des appareils de musculation pour ses joueurs dès la première semaine après la suspension de la saison, et organise des séances de travail collectives chaque semaine. De quoi préparer les joueurs à la reprise, même si Doc Rivers ne veut pas aller trop vite.

« On parle souvent du fait qu’ils peuvent retarder le fait qu’on gagne un titre, mais ne peuvent pas nous empêcher de le faire. Le plus important, c’est de garder les joueurs impliqués. Ensuite, on prend des nouvelles en oubliant le basket. On leur demande comment ils vont. Tout le monde a une famille, des grands-parents… Et c’est dangereux. J’ai dit au staff que quand on prenait contact avec un joueur, il faut leur faire comprendre que c’est eux les plus importants, pas nous. Pour finir, la condition physique est aussi importante. On ne sait pas quand ça reprendra, mais quand ça le fera, on ne peut pas perdre parce que nous ne sommes pas en forme. » Doc Rivers.

En forme physique, mais aussi mentale.

« On a un gars qui est toujours dans un hôtel parce qu’il a été échangé (surement Marcus Morris ndlr) et deux ou trois rookies qui sont seuls dans des appartements. Deux d’entre eux, malheureusement pour eux, ont rompu avec leur petite amie juste avant la pandémie. Donc ils sont seuls chez eux. Je suppose qu’ils sont beaucoup sur Tinder, ce genre d’applications. C’est compliqué pour eux. Beaucoup d’entre eux ne savent pas cuisiner, ils doivent gérer des choses au jour le jour. Donc on doit s’assurer que tout va bien mentalement parlant, on reste en communication avec eux pour ça. » Doc Rivers.

Mais pour atteindre leur objectif en cas de reprise, les Clippers vont devoir se débarrasser de l’autre monstre de Los Angeles : les Lakers, avec qui ils partagent le Staples Center.

« Je vois les choses en me disant qu’ils sont sur notre route. Je ne vois pas ça comme la bataille de Los Angeles, parce qu’on n’aura pas de trophée si on gagne contre eux. On va devoir les battre, mais pour avoir une chance de gagner le titre. C’est ma vision des choses. Ils sont sur notre chemin. On va devoir les battre pour atteindre notre objectif, et c’est probablement pareil de leur côté. Ça ne pose pas de problème à l’équipe, et je pense que ça ne leur pose pas de problème non plus. Ça promet un bel affrontement. Le problème, c’est qu’on est à l’Ouest et on va devoir tirer notre épingle du jeu entre de nombreuses bonnes équipes pour les affronter. » Doc Rivers.

Les Clippers sont pour le moment deuxièmes à l’Ouest, avec 44 victoires et 20 défaites, 5,5 matchs derrière les Lakers.

Via The Athletic.

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