B.J. Armstrong : « Les gens diront peut-être : ‘Non, personne ne peut faire ça’, et bien j’ai vu quelqu’un le faire pendant 5 ans »
Dans une tribune publiée sur Yahoo! Sports, B.J. Armstrong, coéquipier de Michael Jordan aux Bulls entre 1989 et 1995 et aujourd’hui agent basé à Los Angeles, a expliqué ce qu’il avait retenu de la diffusion du documentaire The Last Dance, qui s’est achevée ce dimanche outre-Atlantique (les 10 épisodes sont désormais disponibles sur Netflix).
« Il m’a fallu un peu de temps pour réaliser qu’on voyait rarement Michael Jordan quand on était à l’extérieur ensemble. On a joué plus de 200 matchs à l’extérieur ensemble. La vie à l’extérieur durant les jours off devient vite monotone : tu vas dîner, tu vas au cinéma, tu te balades parfois un peu en ville. Et quoi que l’on faisait, généralement Michael n’était pas avec le groupe. Il était toujours dans sa chambre. C’est là que j’ai réalisé : il faut avoir une certaine personnalité pour absorber la vie publique qui découle du fait d’être une superstar. Ces cinq dernières semaines, pendant deux heures chaque dimanche, Michael nous a enfin montrés à quoi sa vie ressemblait dans ces moments-là.
[…] Ça s’est fait progressivement mais ça a vraiment décollé en 1992 au moment des Jeux olympiques, après notre deuxième titre. Soudain, il ne pouvait plus faire toutes les choses que nous faisions. Et il n’a jamais utilisé ça comme une excuse. Je me souviens de petits détails maintenant, il avait arrêté de shooter avant les matchs, de s’échauffer, parce qu’il pensait que cela pourrait perturber l’équipe. Il connaissait nos routines et les respectait. Il s’assurait que tout le monde ait son espace au sein du groupe. Il savait toujours ce qui se passait dans le groupe, il avait un énorme respect pour la dynamique du groupe et de ce qu’on essayait de faire ensemble, même s’il était clairement ce joueur unique. Ce gars était incroyable, mais il préférait être ‘l’un des gars’ de l’équipe. On n’avait jamais vu un joueur comme lui. Il pouvait scorer, défendre, prendre les rebonds. Il était tellement confiance. Mais en dessous de ça, en coulisses, je savais que Michael Jordan était un gamin de la campagne de Caroline du Nord, et c’était aussi simple que ça pour lui ; il voulait simplement faire partie de ce groupe de gars, il adorait jouer et il était prêt à faire tout ce qui était nécessaire de faire. Maintenant, est-ce qu’il a évolué ? Oui. Mais au-dessus de toutes les autres choses, le basket venait toujours en premier. Pour moi c’était la chose la plus impressionnante, que ce soit en 1984 ou en 1998, c’était pareil. Défaites, victoires, films (Space Jam)… peu importe, son engagement était le même, quoi qu’il arrive. C’est un accomplissement incroyable parce que c’est tellement difficile.
Ce qu’on voit en regardant ça, et je peux le dire parce que j’ai joué avec celui qui est sans doute le plus grand joueur de l’histoire, c’est que le sport professionnel n’a jamais été pensé pour être le show d’un seul joueur […] Il y a tellement de leçons à retenir de ce documentaire. La plus importante est que Michael Jordan n’abandonnait jamais. Il allait trouver un moyen. Jamais d’excuses. Il ne s’est jamais, jamais permis d’avoir peur de ne pas être capable de faire quelque chose. Et les gens diront peut-être : ‘Non, personne ne peut faire ça’. Et bien j’ai vu quelqu’un le faire pendant cinq ans. Et ces cinq dernières semaines, nous avons tous pu le voir. » B.J. Armstrong
via Yahoo!Sports
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