Les coachs NBA veulent utiliser la reprise de la saison comme plateforme pour participer au changement
Le sport en pause à cause de l’épidémie de coronavirus, ce dernier semble déjà être un lointain souvenir aux Etats-Unis, où désormais mort de George Floyd est dans tous les esprits et les manifestations se multiplient pour dénoncer l’injustice raciale dont les Noirs sont victime. De nombreux joueurs et coachs NBA ont d’ailleurs rejoint le mouvement et maintenant que l’on sait que la NBA va bientôt reprendre, de nombreux coachs souhaitent que la ligue se serve de ça comme une tribune.
« Je ne pense pas que quiconque soit prêt à vraiment passer à autre chose. Et on ne doit pas passer à autre chose. Souvent dans le passé, il y a eu des histoires tragiques de ce genre, et les gens ont oublié au bout de deux semaines. Il y aura une opportunité pour toute la NBA de garder cette conversation qui a lieu en ce moment en vie grâce à notre plateforme, et de faire en sorte qu’elle ne disparaisse pas. » Erik Spoelstra.
Le coach du Miami Heat a expliqué avoir eu de nombreuses conversations avec d’autres coachs NBA et des joueurs ces jours sur le chemin que devrait suivre la NBA dans le futur. Tout comme, d’ailleurs, le commissioner Adam Silver. Ces échanges devraient d’ailleurs donner lieu à des suites, comme l’explique le coach du Magic Steve Clifford.
« Je pense que tout le monde espère qu’on pourra faire partie de ce changement, qui est nécessaire dans le pays. Nous aurons une plateforme d’expression collective, où on pourra tous ensemble condamner le racisme, l’injustice raciale, demander des comptes à la police. On pourra s’exprimer, et on pense tous à l’utiliser de cette manière. » Steve Clifford.
L’Association des Coachs NBA avait d’ailleurs pris position dans ce débat, et ses représentants ont expliqué vouloir changer les choses en prenant contact directement avec les leaders politiques des territoires. Ce qu’a fait Spoelstra en Floride. Ce qu’il s’est passé ces derniers jours aux États-Unis l’a également ramené plusieurs années en arrière, en 2012, quand ses joueurs du Heat avaient pris position après la mort de Trayvon Martin, adolescent tué par ce qu’on pourrait appeler en France un voisin vigilant, alors qu’il n’était pas armé.
« On pensait tous que ça allait changer les choses, mais ça n’a pas été le cas et ça nous a brisé le cœur. Ensuite, c’est encore arrivé de nombreuses. Il ne faut pas évaluer ce qu’il se passe, mais baisser la tête et se battre pour que, cette fois, ça change. » Erik Spoelstra.