Que vont faire les Sixers lors de la prochaine draft ? Daryl Morey : « Elton Brand a travaillé dur sur nos cinq choix »
Lors de ses dernières saisons à Houston, l’ancien General Manager de la franchise texane Daryl Morey avait pris l’habitude de se servir de ses choix de draft pour monter des échanges. Résultat, il n’a plus choisi au premier tour depuis la sélection de Sam Dekker, en 18e position en 2015. Son approche sera-t-elle la même cette année, alors qu’il vient de signer à Philadelphie ? Pour la draft à venir, les Sixers possèdent cinq choix, le plus gros total parmi les trente franchises NBA. Le pick numéro 21 pourrait donc lui permettre de retrouver le plaisir d’une nouvelle sélection au premier tour. Mais rien n’est moins sûr, puisqu’au moment d’évoquer ces choix de draft, Morey a fait allusion à Robert Covington. Non drafté en 2013, l’ailier a gagné sa place en G-League, avant de faire le saut jusqu’en NBA, où il est devenu un des 3 and D les plus convoités de la Grande Ligue. Et c’est ce genre de profil que Morey recherchait du côté de Houston, avant de quitter son poste. Il a déjà montré qu’il savait mettre la main sur des perles rares même loin dans la draft avec les sélections de Chandler Parsons en 38e choix en 2011 (qui a fait quelques belles saisons à Houston avant de devenir la risée de la NBA) ou encore Montrezl Harrell (32e en 2015).
« Ce qui est bien, c’est que le GM Elton Brand a travaillé dur sur ces cinq choix. À Houston, même si on n’avait pas de pick cette année, on a parlé de la draft. Ça demande même plus de préparation quand on n’a pas de choix parce que vous allez peut-être acheter un second tour à une autre équipe, ou vouloir prendre un gars qui est passé au travers des mailles du filet. En incluant certains gars qui sont devenus célèbres, et qui se sont baladés entre Philadelphie, Houston et Minnesota (Robert Covington justement, ndlr). Je pense que… Nous n’avons pas encore eu de réunions à ce sujet, mais on sera prêt. Ils sont prêts à Philly, et évidemment avec Houston on s’est préparé pendant six mois, avant et pendant la bulle, pour la draft. J’espère que c’est encore dans un coin de ma tête. » Daryl Morey.
Le truc, c’est qu’à Philadelphie, les dirigeants ne sont pas non plus contre cette idée de choisir loin dans la draft. Lors des dernières saisons, ont peut noter qu’ils ont jeté leur dévolu sur Matisse Thybulle (20e choix la saison passée), ou encore Shake Milton (54e choix en 2018) et que les deux hommes ont tous les deux joué un rôle non négligeable la saison passée. Vu comment leur salary cap est bouché avec les contrats d’Al Horford, Tobias Harris, Joel Embiid et Ben Simmons, il ne serait pas étonnant de les voir se tourner vers la draft pour tenter d’ajouter des role players de qualité dans leur effectif. Suffisant ?
Les Sixers pourront aussi choisir de se séparer de leurs choix pour essayer de monter un trade. Un package avec le 21 pick comme appât pourrait être assez attractif pour convaincre une équipe en reconstruction de lâcher un gros joueur, ou d’accepter le contrat d’Horford, en échange d’un joueur utile. Dans tous les cas, ce ne serait pas surprenant de les voir lâcher un ou deux seconds tours dans une draft qui ne semble pas être une des plus talentueuses de l’histoire, loin de là même.
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