[Draft 2016] Le Big Board de Basket Infos
Le printemps arrive, et avec lui la March Madness ! Le tournoi qui clôt la saison NCAA est aussi une manière de découvrir les futurs joueurs NBA, et de se projeter sur la draft à venir. Basket-Infos vous propose donc une plongée anticipée dans la draft 2016, en trois parties. Après s’être posé hier 10 questions sur ce qu’on doit attendre de cette draft, on passe aujourd’hui à la description des meilleurs prospects ; demain, on finira avec quelques réflexions sur l’équipe la plus adaptée au probable futur first pick, Ben Simmons.
Plutôt qu’une Mock Draft, qui est toujours un exercice un peu artificiel tant que la lottery n’a pas eu lieu, voici le Big Board de Basket-Infos : une description rapide des meilleurs prospects de la draft à venir, à partir des postes qu’on les voit occuper en NBA. Il y a forcément des oublis, et on espère bien que la March Madness révélera d’autres joueurs susceptibles d’être choisis au premier tour.
Rappel : le cursus universitaire aux États-Unis est de quatre ans : on est freshman en première année (Fr), sophomore en deuxième (So), junior en troisième (Jr) et senior en quatrième (Sr). Comme toujours, ce sont les freshmen qui seront choisis le plus haut : plus jeunes, ils ont normalement plus de marge de progression.
Meneurs
- Kris Dunn (Providence, Jr)
Kris Dunn aurait pu se présenter à la draft 2015 et être choisi dans la lottery. Au lieu de cela, il a préféré rempiler pour une troisième saison à la fac où, sans exploser à des niveaux exceptionnels, il a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui. Meneur de 1,95 m, Dunn tourne cette saison à 16.3 pts, 5.6 rbds, 6.4 pds et 2.6 stls, des moyennes qui donnent une idée de ses qualités. Le gros point fort du patron de Providence est de savoir à peu près tout faire : défenseur remarquable, en raison d’un physique très dense et d’une belle envergure, Dunn est aussi très rapide, à l’aise pour finir près du cercle. Ses qualités de playmaker sont incontestables et, sans être un shooteur d’élite (35.4 % à 3-pts), il est loin d’être maladroit. Bref, le prototype même du meneur complet, sans énorme point faible. Son « défaut » est d’avoir 22 ans cette semaine, ce qui laisse penser que sa marge de progression n’est pas immense. Ce ne devrait pas l’empêcher d’être choisi dans le top 6 ou 7, et de devenir un solide titulaire en NBA – si ce n’est mieux.
Pour une analyse détaillée du jeu de Kris Dunn, vous pouvez retrouver ici le scouting report de Guillaume.
- Demetrius Jackson (Notre Dame, Jr)
Associé à Jerian Grant l’an dernier, Demetrius Jackson a pris seul en main Notre Dame cette année, avec une certaine réussite. Ultra-explosif, il est comparé par certains scouts à EricBledsoe, avec les mêmes défauts initiaux : un shoot qui va et qui vient, un jeu parfois un peu désordonné, et une impression générale qui peut laisser pensif quant à sa capacité à mener une attaque au niveau NBA. Jackson est d’ailleurs un joueur qui divise : certains le voient choisi en fin de lottery, d’autres seulement en début de second tour.
- Wade Baldwin IV (Vanderbilt, So)
Comme Jackson, le musculeux Wade Baldwin partage les scouts. Certains sont fans de son explosivité, de son adresse extérieure (41.4 %), de sa vision du jeu. D’autres s’inquiètent de le voir incapable de finir près du cercle au niveau NCAA et ne le voient pas comme un titulaire en NBA. Il est difficile de trancher, mais il est tout à fait possible d’imaginer le voir choisi avant Demetrius Jackson, ou au contraire glisser jusqu’en fin de premier tour.
- Tyler Ulis (Kentucky,So)
Longtemps laissé de côté par les sites spécialisés, en raison de sa trop petite taille (tout juste 1,80 m), Tyler Ulis commence à attirer de plus en plus l’attention pour ses prestations à Kentucky. Avec 17.2 pts et 7.2 pds par match, Ulis est en effet le vrai organisateur de l’attaque de UK, bien plus que Jamal Murray (voir ci-dessous). Tout le monde s’accorde à dire depuis longtemps qu’il est un remarquable passeur, mais ses dernières prestations (il a enchaîné des pointes à 25 et 30 pts ce week-end) laissent à penser qu’il pourrait devenir plus que cela à l’échelon supérieur. Son shoot, notamment, est en progrès constant. Bien évidemment, le problème de taille subsiste, avec tout ce que cela suppose défensivement, notamment. Mais Ulis peut désormais raisonnablement espérer être choisi au premier tour, voire mieux en cas de grosse March Madness.
- Melo Trimble (Maryland, So)
Melo Trimble n’est pas incroyablement grand pour un meneur NBA (1,89 m), ce qui fait toujours hésiter les recruteurs, mais rien de rédhibitoire. D’abord scoreur lors de sa première année à Maryland, Trimble a progressé sur ses points faibles : le playmaking et la défense. Cette évolution envoie plutôt un bon signal aux observateurs, même s’il est difficile de dire si Trimble peut être davantage qu’un back-up en NBA. Shooteur irrégulier.
- Gary Payton II (Oregon State, Sr)
Le fils de The Glove a réalisé une remarquable saison senior, ce qui pourrait lui permettre de se glisser en tout fin de premier tour, et d’être choisi à coup sûr au deuxième. Digne héritier de son père, Payton est un défenseur féroce (2.6 stls/m), doublé d’un rebondeur remarquable pour son poste (7.7 rbds/m) et d’un playmaker correct. Les scouts craignent en revanche que son shoot extérieur ne se développe jamais, d’autant qu’il a déjà 23 ans. Mais il peut avoir un bel avenir comme doublure en NBA.
Arrières
- Jamal Murray (Kentucky, Fr)
Pas immense (1.97 m), Jamal Murray est un pur scoreur, capable de se créer son shoot à tous les coins du parquet. Pour son année freshman à Kentucky, le Canadien a tourné à 20 pts à 45.1 % d’adresse générale, et 42.1 % à 3-pts. Son grand atout est d’être à l’aise dans le rôle d’un shooteuravec ou sans la balle. En cela, il correspond au modèle des arrières actuels en NBA, son style le rapprochant de Brandon Roy ou de Deron Williams. Si la défense n’est pas franchement son point fort, le véritable point d’interrogation sur Murray concerne son poste : sa saison à UK, où la mène est occupée par Tyler Ulis, n’a pas rassuré sur ses capacités de playmaker, qui sont moyennes, pour ne pas dire médiocre. N’ayant pas d’avantage physique sur les arrières NBA, il faudra donc que Murray développe un minimum cette dimension de son jeu, s’il ne veut pas être enfermé dans le rôle d’un très bon combo guard en sortie de banc. Top 10 assuré, a priori.
- Buddy Hield (Oklahoma, Sr)
Voilà un autre pur scoreur, très légèrement plus petit que Murray, mais plus puissant. Hield a explosé toutes les défenses cette année, en tournant à 25.6 pts/m avec des moyennes remarquables : 50.2/ 47/ 89.9. Shooteur d’élite, très confiant dans son jeu, Hield est fait pour le jeu moderne, avec par-dessus le marché un dribble solide. Comme Murray, sa taille peut poser problème en défense, mais ce n’est de toute façon pas dans ce domaine qu’on l’attend. La March Madness sera essentielle pour qu’il prouve sa capacité à avoir un impact sur des grands matchs, mais sa saison lui assure presque une place dans le top 10. Comme il a déjà 22 ans, son potentiel ne semble pas illimité ; mais le shoot extérieur étant une arme de plus en plus importante en NBA, qui sait ?
- Denzel Valentine (Michigan State, Sr)
L’une des sensations de la saison. Valentine frôle le triple-double tous les soirs, ce qui se traduit dans ses moyennes (19.6 pts, 7.5 rbds, 7.5 pds), alors qu’il était à peine cité dans les mockdrafts de début d’année. En plus de la polyvalence que suggèrent ces stats, Valentine est réellement devenu un shooteur d’élite : il tourne ainsi à 45.4 % à 3-pts, en prenant 3.4 shoots par match ! Bien sûr, on parle là d’un senior, qui aura presque 23 ans au début de la prochaine saison, et dont les qualités athlétiques sont moyennes – ce qui rend, en passant, sa défense tout aussi moyenne. Valentine ne sera sans doute jamais une star mais, tombé dans la bonne équipe, il a tout pour faire un malheur : qui peut dire non à un tel sniper, doublé d’un excellent playmaker ?
- Grayson Allen (Duke, So)
Grayson Allen est un scoreur régulier et polyvalent, très confiant en lui, comme l’avait montré sa remarquable March Madness l’an dernier. S’il réédite le même tournoi cette année, il pourrait donner raison à ceux qui le voient comme un talent à la limite de la lottery. Il peut aussi tomber jusqu’au début du second tour, si on est davantage inquiété par sa vision du jeu et son dribble, ainsi que par ses errements défensifs. Un vrai leader et un gros travailleur, semble-t-il.
- FurkanKorkmaz (AnadoluEfes)
Très jeune (18 ans), Korkmaz joue peu en Turquie, et est typiquement un prospect dont l’attrait se fonde davantage sur un potentiel que sur une réalité. Athlétique, excellent shooteur extérieur, il est aussi un défenseur peu fiable, et n’a pas un dribble de qualité supérieure, ce qui est toujours embêtant pour un arrière. Absolument pas prêt pour jouer de manière consistante en NBA, il gagnerait sûrement à rester en Europe un an de plus. Un choix intéressant pour une équipe avec plusieurs choix au premier tour – Denver et son tropisme européen pourrait bien sauter dessus, entre les choix 15 et 25, en gros.
- Malik Beasley (Florida State, Fr)
Comme Furkmaz, mais à un niveau plus élevé, Beasley a deux choses recherchées par les GM : de l’explosivité, et un shoot extérieur. Beasley est un des meilleurs catch-and-shooteurs du pays, et devrait pouvoir faire sa place dans une rotation, si on lui en laisse la possibilité. Le reste est en voie de développement, mais cela pourrait suffire pour une place au premier tour.
Ailiers
- Brandon Ingram (Duke, Fr)
Attention, phénomène ! A même pas 19 ans (il les aura en septembre, ce qui lui fait un an de moins que Simmons), Brandon Ingram est le n°2 incontestable de la draft, et une belle March Madness pourrait même le voir venir chatouiller Simmons pour le first pick. Annoncé très haut depuis longtemps, il a plutôt dépassé les attentes cette saison, malgré la saison compliquée de Duke. Tout maigre (98 kgs, mais on lui en donnerait bien moins 10 de moins), doté de bras interminables (2,20 m d’envergure), Ingram a quelque chose de Kevin Durant dans le style offensif : excellent shooteur (41.3 % derrière l’arc), de plus en plus à l’aise dans la finition près du cercle, il fait partie de ces joueurs pour qui scorer est naturel. Mais ce qui intrigue le plus les observateurs, et qui explique sa cote, c’est sa progression constante : dribbleur moyen au lycée, il s’est fortement amélioré cette année, et a surtout montré de grosses aptitudes défensives, malgré son poids plume. S’il est capable de confirmer ces qualités, Ingram rentrerait immédiatement dans la caste restreinte des ailiers ayant un impact des deux côtés du terrain, aux côtés de Paul George, Jimmy Butler et Kahwi Leonard. Quant à savoir s’il est le prochain Kevin Durant, on restera prudent sur ce point.
Pour une analyse détaillée du jeu de Brandon Ingram, vous pouvez retrouver ici le scouting report de Guillaume.
- Jaylen Brown (California, Fr)
Jaylen Brown est un prospect très différent d’Ingram : plus petit de 6 cm, il pèse près de 15 kgs de plus, ce qui donne une idée de son exceptionnelle densité physique. Son potentiel athlétique est d’ailleurs ce qui justifie son probable choix dans le top 5 de la future draft : en plus d’avoir le physique pour dominer près du cercle ou poster ses opposants, Brown a tout d’un futur défenseur d’élite, grâce à son envergure remarquable et sa vitesse latérale. Sa marge de progression pourrait être celle d’un Jimmy Butler : gros défenseur devenu, au fil du temps, un excellent attaquant. Tout dépendra en fait de sa capacité à ajouter un jump shot à sa panoplie, un élément qui, pour l’instant, reste très hésitant. Son éthique de travail laisse à penser qu’il en est capable.
- ThimotéLuwawu (Mega Leks)
Auteur d’une saison magnifique à Mega Leks, TimothéLuwawu a de très bonnes chances d’être choisi en fin de lottery, et a, sauf cataclysme, son contrat de premier tour assuré. Cette bonne fortune est due à sa progression tout au long de l’année : Luwawu n’est plus seulement un possible 3&D correct au niveau NBA, il a désormais un dribble et une vision du jeu dignes de ce nom, bien plus que Jaylen Brown, par exemple. Cette polyvalence, de plus en plus recherchée en NBA, est évident encore à peaufiner. Son jeu a encore pas mal de scories : trop de turnovers, une certaine propension à prendre des fautes, notamment. Mais son jeu semble être taillé pour la NBA, à condition de tomber dans la bonne équipe.
- Taurean Prince (Baylor, Sr)
On parlait de 3&D : en voilà l’incarnation même. Taurean Prince a passé quatre ans à Baylor, sans montrer des signes de progression flagrants, mais avec une intensité défensive renouvelée chaque soir pour éteindre son adversaire. Son adresse n’est pas encore à se pâmer, mais une amélioration est tout à fait imaginable. Il a de quoi devenir un bon spécialiste à l’intérieur d’une rotation NBA. Le dernier tiers du premier tour semble être une projection raisonnable, sans exclure qu’il descende plus bas.
Ailiers-forts
- Ben Simmons (LSU, Fr)
First pick et franchise player annoncé, Ben Simmons fait naître les fantasmes les plus fous. Au-delà de ses jolies stats (19.6 pts, 11.9 rbds, 5 pds), Simmons est un prospect unique par sa polyvalence. Avec sa taille d’intérieur (mesuré à 6’10’’) et sa vision du jeu de meneur, il est un nouvel avatar de cette denrée rare en NBA : le point forward. Les comparaisons fleurissent, de Magic Johnson à LeBron James, en passant par Draymond Green, Blake Griffin ou Lamar Odom, des noms qui laissent augurer d’un avenir brillant. Beaucoup de scouts n’hésitent pas à dire qu’à l’image de LeBron, Simmons devrait pouvoir sans problème piloter l’attaque de toute son équipe, et non pas être simplement un ailier aux capacités de passe supérieures. Par ailleurs, le jeune Australien excelle dans le jeu en transition et dans l’attaque du cercle, où sa vitesse et sa taille lui donnent un avantage sur ses vis-à-vis.
Les points noirs existent, néanmoins. D’abord, les résultats scolaires de Simmons à LSU sont extrêmement médiocres, ce qui pourrait inquiéter certaines franchises sur la future attitude du joueur en NBA. Ensuite, ses performances n’ont pas suffi à faire gagner son équipe, qui vit une saison plus que mitigée, puisque LSU ne sera même pas à la March Madness. Mais surtout, Ben Simmons n’a pas de jump shot. Incapable de tirer à 3-pts, peu à l’aise avec son tir mi-distance, il vit beaucoup sur sa force de pénétration, plus difficile à rentabiliser parmi les golgoths qui peuplent les raquettes NBA. C’est entre autres pour cela que son avenir semble davantage au poste d’ailier-fort qu’à celui d’ailier dans la grande ligue. Ne pas avoir de shoot fiable à 19 ans n’est pas forcément un drame, mais le défaut a chez Simmons des proportions inquiétantes, d’autant que ses pourcentages sur la ligne (68.3 %) ne sont guère rassurants. A l’ère du spacing et du shoot extérieur, on a là une vraie interrogation. Qui ne devrait pas empêcher Simmons d’être first pick en juin.
Pour une analyse détaillée du jeu de Kris Dunn, vous pouvez retrouver ici le scouting report de Guillaume.
- Dragan Bender (Maccabi Tel-Aviv)
Comme souvent avec les très jeunes prospects européens (Bender a 18 ans depuis novembre), il est difficile de savoir si on a là une future star ou un futur flop. Avec 11 minutes par match en Israël, le jeune Croate est encore très tendre au niveau professionnel, mais ses qualités sautent aux yeux. Au-delà de sa taille (il dépasse la fameuse barre des 7 pieds), il a tout de l’ailier-fort moderne : très mobile, capable de shooter de tous les endroits du parquet (37.3 % à 3-pts cette année), avec quelques linéaments de jeu au poste, il semble même avoir plus de fondamentaux que son prédécesseur dans la case « nouveau Dirk Nowitzki », KristapsPorzingis. En revanche, il est moins à l’aise défensivement que le Letton, et sa capacité de protection du cercle reste à prouver. Rien ne dit que Bender pourrait avoir un impact immédiat en NBA, ni qu’il y viendrait dès cet été, d’ailleurs. Mais son potentiel est immense.
- Henry Ellenson (Marquette, Fr)
Lui aussi très jeune (19 ans depuis janvier), Ellenson est depuis un bon moment comparé à Kevin Love : un ailier-fort blanc, modérément athlétique, capable de shooter à 3-pts et de dominer au rebond offensif, et défenseur très moyen. Sa saison à Marquette est de très bonne qualité (17 pts, 9.7 rbds), malgré une tendance à l’irrégularité. Ellenson correspond parfaitement à l’ère du smallball, et a en plus le temps de s’améliorer. Sa défense est évidemment un point noir, qu’il lui faudra améliorer s’il veut être chose qu’un bon titulaire. Un pari sur le long terme.
- Skal Labissière (Kentucky, Fr)
Le mystère de la saison. Excellent au Nike HoopSummit l’an dernier, l’intérieur haïtien avait été aussitôt propulsé premier rival de Ben Simmons dans la course au first pick. Avec ses 2,12 m et sa grande mobilité, Labissière semblait pouvoir devenir une présence défensive d’élite, tout en ayant développé un shoot à mi-distance de belle qualité. Bref, le futur Anthony Davis ou LaMarcusAldridge. La saison avec Kentucky est passée par là, et c’est peu de dire qu’on a été déçu. Trop léger, rebondeur médiocre, dominé au contact et visiblement fragile mentalement, Labissière a peu à peu disparu de la rotation de Coach Calipari. Bonne nouvelle : depuis un mois, il y a du mieux. Le voilà à nouveau titulaire, avec un réel impact, quoique loin de ce qu’on attendait. La March Madness sera pour lui le juge de paix : deux ou trois bons matchs, et sa cote pourrait à nouveau s’envoler, au point de le voir pris dans le top 5 ; des performances anodines, et il pourrait bien glisser hors de la lottery.
- Ivan Rabb (California, Fr)
Ivan Rabb est un joueur qui partage les scouts, car son développement est un brin chaotique. Parfois excellent, d’autre fois plus hésitant, Rabb est loin d’être un produit fini – en même temps, il a à peine 19 ans. Athlète impressionnant, dominant au rebond offensif (2.8 prises par match), il est encore un peu léger pour s’imposer dans les luttes physiques de la NBA (il est légèrement plus léger que Kris Dunn, par exemple), mais il a de bonnes mains et une vraie habileté dans la finition. Comparé par certains à Chris Bosh, il manque encore de confiance en son shoot, et de concentration en défense. La franchise qui le choisira devra être patiente. Aux portes du top 10.
- Deyonta Davis (Michigan State, Fr)
Freshman plutôt peu observé, Deyonta Davis grimpe tranquillement dans la hiérarchie depuis le début de saison, au point d’être parfois annoncé comme un possible lotterypick. Ses stats ne sont pas impressionnantes (7.3 pts, 5.5 rbds, 1.9 cts), ce qui explique que ce qui attire chez lui soit surtout ses prédispositions défensives, à la fois près du cercle et dans le jeu en transition. Il a laissé entrevoir des bribes de jeu offensif, notamment à mi-distance, qu’il lui faudra renforcer s’il veut être autre chose qu’un energizer en sortie de banc.
- DomantasSabonis (Gonzaga, So)
Grosses stats pour le fils de la légende (17.4 pts, 11.6 rbds), chouchou des fans de Gonzaga pour son énérgie communicative et son mental de leader. Son principal point fort est sa présence au rebond, des deux côtés du terrain, qui devrait lui permettre de s’imposer dans une rotation NBA. Physiquement, ce n’est pas un athlète exceptionnel, et sa production offensive risque d’avoir du mal à se traduire en NBA. Mais c’est un énorme bosseur, à la mentalité visiblement irréprochable.
- Brice Johnson (North Carolina, Sr)
Il aura fallu attendre la quatrième année de Johnson à la fac pour qu’il explose vraiment, ce qui n’aide évidemment pas sa cote. Mais une saison en double-double (16.9 pts, 10.8 rbds) mérite le coup d’œil, tout comme l’explosivité naturelle du leader des Tar Heels. Brice Johnson n’a rien d’une star, mais il sait faire un certain nombre de choses : prendre des rebonds, conclure des pick&rolls, ressortir la balle pour un shooteur ouvert, toutes ces actions qui font un bon roleplayer en NBA. En tombant au bon endroit, il pourrait même devenir plus que cela et se transformer en un solide titulaire.
Pivots
- Jakob Poeltl (Utah, Sr)
Grosse saison de Poeltl à Utah, qui va lui permettre de devenir le premier Autrichien à jouer en NBA. Mis sous le feu des projecteurs l’an dernier pour avoir éteint JahlilOkafor lors d’un match Duke-Utah, Poeltl était alors vu comme un spécialiste défensif, un big men à la technique limitée, mais parfait pour protéger le cercle et gober du rebond. Depuis, il est devenu le point d’ancrage de son équipe offensivement, en développant des moves offensifs près du panier, ce qui lui permet de tourner à 17.4 pts et 9.1 rbds de moyenne (avec une adresse de 66.1 % !). Plutôt mobile, efficace sur pick& roll, Poeltl ne va pas révolutionner le poste de pivot, mais il arrive en NBA avec une panoplie très complète et une capacité à avoir un impact des deux côtés du terrain. Sans aucun doute le meilleur pivot de la draft, et un top 10 assuré.
- Stephen Zimmerman (UNLV, Fr)
Zimmerman est grand et mobile, ce qui est un bon début pour jouer en NBA. Il a aussi un shoot de bonne qualité, avec une capacité à s’écarter qui en fait une arme recherchée à l’ère du smallball, tout en étant un défenseur correct. Certains s’inquiètent néanmoins du fait qu’il soit plus un profil qu’un vrai joueur ou, pour le dire autrement, qu’il ne soit pas tout à fait capable d’exploiter au mieux tous ces talents. Une année de plus à la fac ne serait pas un luxe, mais avec la quasi assurance d’être choisi dans le top 20, il n’est pas étonnant qu’il se présente.
- Damian Jones (Vanderbilt, Jr)
Damian Jones fait partie de ces joueurs que l’on retrouve à chaque draft, dont le talent et le potentiel physique pourraient valoir une sélection dans le top 10, tout en étant accompagné en permanence d’un panneau « potentialbust ». Jones est physiquement impressionnant, très bon rebondeur et contreur, avec quelques arguments offensifs. Mais il est si irrégulier qu’on le voit bien, s’il tombe dans la mauvaise équipe, ne jamais se développer correctement.
- Diamond Stone (Maryland, Fr)
En plus d’avoir un nom qui claque, Diamond Stone est un jeune (19 ans) athlète impressionnant, perché à 2,13 m avec une envergure de 2,22 m. A son meilleur près du cercle, que ce soit en défense ou en attaque, il est néanmoins mobile et assez habile de ses mains. Là encore, son avenir est une question de développement : il peut aussi bien plafonner et devenir un honnête back-up au poste de pivot, ou développer un shoot et devenir essentiel à une équipe par sa mobilité et sa puissance. Il ne devrait pas partir après le 25e choix.
Merci pour ce premier Big Board bien complet!
Je viens de voir dans la Mock de Draft Express qu' Ingram est placé en 1st!! http://www.draftexpress.com/nba-mock-draft/2016/l…
Comme il est écrit dans l'article, c'est toujours mieux quand le jeune tombe dans la bonne équipe. Mais cette année avec le nombre de picks possédés par quelque franchises (Boston, Denver, Philly), il va y avoir des trades et certains joueurs vont servir de monnaie d'échange pour de joueurs ayant déjà un statut en NBA.
Sinon il y a Dejounte Murray qui a la côte au poste de SG, avec sa taille et son envergure, un MCW avec le dribble de Crawford. Il y a aussi Caris LeVert que j'aime bien, Ah cette team de Michigan avec Hardaway Jr, Robinson III et Stauskas! Merde qu'il se blesse tout le temps…
Et comme je l'ai dis dans le dernier article de Rapha, mon favori reste Murray :p
Mais son descriptif est très bon ;)
Evidemment, DraftExpress sort ça avant que j'ai le temps de corriger mon article :) Le vent est peut-être en train de tourner contre Simmons, ça va être intéressant à suivre.
En effet, je vois que Dejounte Murray est en train de monter. Faut que je regarde ça, je le connais pas bien. LeVert est un gâchis incroyable, il a le talent d'un lottery pick, mais quelle fragilité…