Les 10 meilleurs ailiers du moment: Du très beau monde sur le podium

Les 10 meilleurs ailiers du moment: Du très beau monde sur le podium

Après les meneurs et les arrières, c’est au tour des ailiers de passer sous le crible de mes critères qui me servent à établir mes rankings temporaires. Comme les autres postes en NBA, celui des small-forwards est aussi en mutation, que ce soit avec des joueurs créateurs ou d’autres utilisés pour leurs qualités de rebondeurs afin de jouer small-ball dans le money-time ; voire les deux.

Les critères pris en compte sont :

  1. Les 10 derniers matchs
  2. Avoir joué au moins 70% des matchs concernés
  3. Les résultats collectifs sur la période
  4. Pas de Hype
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe
  6. Les stats individuelles sur la période
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

 

  1. Luc Richard Mbah a Moute – Los Angeles Clippers (9-1)
    7.2 pts à 60.9%, 2.5 rbds, 0.2 passe & 1.2 int en 25.4 mins

Il y a des joueurs comme ça qui ne font pas parler d’eux, et qui pourtant sont essentiels aux résultats de leur équipe. Depuis son arrivée à Los Angeles, le Camerounais est le porte-bonheur de Doc Rivers qui l’utilise sur les postes 3 et 4 au gré et à la guise des coups de poings de Blake Griffin donnés aux employés des Clippers. Un moyen de rendre honneur au Bruin qui prouve l’importance des joueurs de devoirs dans une ligue de highlights.

  1. Trevor Ariza – Houston Rockets (6-4)
    12.4 pts à 41.1%, 5.1 rbds, 2.2 passes & 2.3 ints en 34.1 mins

Dans des Rockets qui respirent au gré des shoots et ballons perdus de James Harden, Trevor Ariza continue de faire ce qu’il sait faire le mieux : défendre sur l’homme et sur les lignes de passes, courir en transition et mettre des tirs primés (2.8 sur les cinq derniers matchs). Mike D’Antoni ne demandera pas plus au champion NBA 2009, et c’est peut-être bien dommage.

  1. Kent Bazermore – Atlanta Hawks (7-3)
    12.9 pts à 43.1%, 3.4 rbds, 2.8 passes & 1.8 int en 28 mins

Kent Bazemore aurait-il fait oublier en un an la magnifique saison de DeMarre Carroll en Géorgie ? Le swingman connu pour ses célébrations sur le banc d’Oakland en début de carrière est devenu un joueur régulier de la grande ligue, une bonne pioche pour les Hawks qui auraient pu le voir repartir vers la Californie.

  1. Gordon Hayward – Utah Jazz (5-5)
    19.9 pts à 40.5%, 7.3 rbds, 4.1 passes & 0.6 int en 36.1 mins

Toujours en délicatesse avec son shoot en raison d’une fracture du doigt qui l’a écarté des parquets à la reprise de la saison, Gordon Hayward prouve qu’il sait encore un peu tout faire sur un terrain. Rebond, création, leadership, il sait qu’il pourrait faire partie du Top 5 des joueurs à son poste avec plus de régularité, et connait le chemin à suivre pour s’en donner les moyens.

  1. Carmelo Anthony – New York Knicks (6-4)
    23.1 pts à 46.6%, 5.9 rbds, 2.6 passes & 0.7 int en 33.4 mins

Si les Knicks retrouvent le goût de la victoire depuis une explication avec Phil Jackson, ils auront besoin d’un Carmelo Anthony d’un autre niveau pour réaliser une saison digne du standing du roster actuel des Knicks. Le MIP 2003 continue de mettre des points, toutefois ses choix offensifs deviennent aussi douteux que ses envies défensives. Joueur le plus payé et image de la franchise, il a tout en lui pour faire des Knickerbockers un prétendant aux Finales de Conférences, mais comme toujours, son nom est accompagné de divers « si ».

  1. Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks (5-5)
    21.4 pts à 48.8%, 8.3 rbds, 5.9 passes, 2.3 ints & 2.2 cts en 34.7 mins

Jason Kidd a testé, Jason Kidd l’a annoncé, Giannis Antetokounmpo a bel et bien les clés de la maison Bucks entre les mains. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il répond autant aux attentes placées en lui que Greg Monroe est le dernier flop du Wisconsin. Auteur d’un triple double historique il y a peu, on se demande où s’arrêtera le Grec ? Continuons de profiter de son évolution en tant que joueur et leader, car « avec peu de moyens », il se joue un basket plaisant à Milwaukee.

  1. Jimmy Butler – Chicago Bulls (6-4)
    27.6 pts à 48.9%, 7 rbds, 5 passes & 2 ints en 37 mins

Suite à l’arrivée de Dwyane Wade, Jimmy Butler a retrouvé le poste sur lequel je préfère le voir évoluer. Derrick Rose envoyé à New York, John Paxson lui a trouvé en un été un meneur créateur multiple All-Star et l’ancien lieutenant de LeBron James, rien que ça, pour lui faciliter la vie en attaque. Cela fonctionne plutôt pas mal pour Chicago en ce moment après quelques débuts poussifs, on verra bien jusqu’où Jimmy Buckets pourra les amener cette saison.

  1. Kawhi Leonard – San Antonio Spurs (8-2)
    23.5 pts à 44.7%, 7.4 rbds, 2.7 passes & 1.8 int en 35.1 mins

Après une grosse saison 2015-16, Kawhi Leonard ne faiblit pas. Nouveau leader des Spurs, le double meilleur défenseur de l’année en titre a par contre encore quelques problèmes en attaque. Le All-Star sait mettre des points, et il le fait avec une grande aisance, toutefois, c’est parfois à contre-courant du flow voulu par le système de Gregg Popovich. Il force quelques fois en attaque et il doit corriger cela pour encore franchir un palier, car on devient exigeant avec lui et on se souvient des playoffs 2016.

  1. Kevin Durant – Golden State Warriors (9-1)
    25.2 pts

à 56.5%, 7.8 rbds, 5.1 passes, 1.4 int & 1.2 ct en 33.7 mins

Sur ce ranking, Kevin Durant est encore le dauphin de LeBron James, mais en sera-t-il de même lors du prochain opus ? Les saisons se suivent et se ressemblent avec les deux ailiers au top de la ligue. Le néo-Warrior s’épanouit à merveille dans le système de Steve Kerr, et s’il est ouvert il reçoit la gonfle dans une attaque qui prône le partage (47 passes décisives sur 53 paniers mercredi soir face aux Lakers !!) et ne doit plus attendre que Russell Westbrook en termine avec ses cross dans pareille situation.

  1. LeBron James – Cleveland Cavaliers (8-2)
    24.8 pts à 50.3%, 8.6 rbds, 9.1 passes & 1.4 int en 36.2 mins

Un contre sur Andre Iguodala, et LeBron James est redevenu le meilleur joueur de la planète aux yeux du grand public. Que cela ne tienne, il l’est encore en ce début de saison où son aura n’a jamais été aussi importante au sein des Cavs, Kyrie Irving et Kevin Love profitant de toute l’attention que le King obtient à chaque départ croisé (ou direct). Kevin Durant pourra-t-il lui ravir cette couronne ?

Leave a Reply