[Interview 1/2] Evan Fournier : « La FIBA, c’est de la grosse merde »

[Interview 1/2] Evan Fournier : « La FIBA, c’est de la grosse merde »

L’arrière du Magic ne mâche pas ses mots contre le nouveau calendrier de la Fédération Internationale de basket, qui ne permettra pas à une majorité de joueurs, dont NBA, de participer à la campagne de qualification à la Coupe du monde. Sa frustration de l’Euro raté est également toujours palpable.

Evan, quel bilan tires-tu de l’Euro avec les Bleus cet été ?

On ne devait pas perdre en huitième, clairement. Je pense qu’il y a pas mal de choses à changer en équipe de France. Avec la génération que l’on a, on a vraiment un truc à faire quoi !

 Tu pensais qu’il y avait un truc à faire dès cette année ?

On avait le potentiel pour gagner ! C’est pareil pour beaucoup d’équipes. Je suis désolé, mais les Slovènes, ils étaient en mission. Tu regardes leur roster, jamais ils ne sont meilleurs que nous ! Ils n’étaient pas non plus pour fort que l’Espagne… Non. Les gars ils étaient en mission, ils étaient très bien coachés, ils étaient unis. Ils jouaient super dur, ils avaient tous un rôle très précis et ils excellaient dedans. Ils ont gagné et ils ont boxé tout le monde… Mais parce qu’ils ont joué comme des morts de faim. Voilà. C’est tout.

La France n’a pas joué comme des morts de faim alors ?

Bah, pas ensemble. Pas ensemble. Pas assez. On n’était pas assez en mission.

Tu l’as senti assez vite ?

(Il hésite) Ouais, quand même. Quand même, quand même… Tu sentais que les Slovènes il y avait un truc quoi. C’était la dernière de Dragic, c’était vraiment fort quoi.

D’où cela vient-il ?

Ça vient de nous les joueurs, ça vient de notre préparation, ça vient de plusieurs éléments.

Et ce nouveau calendrier, qui ne va pas permettre à la plupart des internationaux de participer à la campagne de qualification ?

Bah, la FIBA c’est de la grosse merde ! Ils veulent juste faire ça pour se faire de l’argent, c’est tout.

La suite de l’interview sur la saison à venir du Magic et son rôle de leader arrive dans la journée !

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à New York

Leave a Reply