Nicolas Batum : « C’est ce que je suis, je suis dans mon rôle, ça plait ou ça ne plait pas, je vais mourir avec ça je crois »
Hier soir il y en a un pour qui ce NBA Paris Game était plus particulier que pour les autres acteurs de cette première en France, c’est Nicolas Batum. Devant le public français, l’ailier a été accueilli en héros, battant Giannis Antetokounmpo à l’applaudimètre.
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« Bien sûr c’était spécial aujourd’hui. J’avais déjà joué quelques matchs dans cette salle, mais celui-là était spécial. C’était spécial. Tu as ton propre public, tu as des gens qui t’applaudissent, tu as ta famille et mon fils. C’était vraiment cool, l’atmosphère était géniale. On a essayé de faire un bon match, de prendre du plaisir et ça a été le cas. Je pense que les fans français ont passé un bon moment. Il y aura un autre match l’an prochain, et peut-être d’autres. Ce n’est que le début. C’est spécial quand tout public stade scande ton non. C’est spécial. C’est spécial parce que ça a été une saison difficile pour moi. Donc, rentrer à la maison, prendre du bon temps et que le public français vous montre son amour, c’est incroyable. J’adore ça. » Batum
Et il ne cache pas qu’il a senti une pression.
« J’ai dit ça à Marvin (Williams) avant de rentrer sur le parquet. Je lui ai dit : ‘Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi nerveux’ (sourire). C’était particulier, quelque chose qu’on ne vît pas tous les jours, mais c’est génial, juste génial. Il y avait un peu de nervosité, c’est certain. »
Cela s’est ressenti dans sa prestation. Titularisé, il signe 5 points à 1/8 dont 0/3 à 3-pts, 6 rebonds et 5 passes en 34 minutes. Lucas lui a demandé si ce n’était pas trop dur de rester dans son rôle, de ne pas «croquer», alors que le public n’attendait que cela…
Ça a toujours été un difficile pour moi de passer au-dessus. J’ai essayé une ou deux fois, mais bon… C’est vrai que Devonte (Graham), Malik (Monk), Terry (Rozier), étaient très bien offensivement. Naturellement, je suis resté dans ce que je suis. Je n’arrive pas forcément à surpasser ça. À la fin, quand je le public a scandé mon nom alors que je n’arrivais pas trop à marquer, ça m’a donné un peu de confiance en plus, ça m’a fait du bien. Mais c’est ce que je suis, je suis dans mon rôle, ça plait ou ça ne plait pas, je vais mourir avec ça, je crois (sourire).