Giannis Antetokounmpo : « Tu te dis ‘est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?’ »

Giannis Antetokounmpo : « Tu te dis ‘est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?’ »

Vous vous souvenez de l’histoire des frères Antetokounmpo, Giannis et Thanasis se partageant la même paire de chaussures en match durant leurs jeunes années en Grèce ? Des Kobe 4.

« Comment Kobe m’a inspiré ? En travaillant dur, en n’ayant peur de rien, en n’en ayant rien à faire ce que les autres ont à dire sur toi, en faisant simplement ton boulot, sourire aux lèvres. Il faut sacrifier beaucoup, beaucoup de temps en famille évidemment, pour jouer au basket, mais ta famille sait pourquoi tu as été placé sur cette Terre, pourquoi tu joues au basket, pour subvenir à leurs besoins, parce que tu es né pour ça. Kobe c’est l’excellence. Il avait toujours ce sourire, ce charisme. Ça a touché beaucoup de gens à travers le monde.

[…] Ça va être difficile pour un autre basketteur de me voir moi comme je vois Kobe. Kobe était l’un des meilleurs, il était sur cette Terre pour ça. Quand je ne serai plus là, si je peux avoir un impact sur la vie des gens comme celui que Kobe a eu sur la mienne et sur la vie de tellement de gens à travers le monde, ce serait une bénédiction. » Giannis Antetokounmpo

Un modèle signature que Giannis a continué à porter à son arrivée dans la grande ligue. C’est d’ailleurs dans une de ses paires qu’il a enregistré son premier triple-double en carrière, à l’occasion du dernier match du Laker à Milwaukee le 22 février 2016. Deux ans plus tard, un an avant le titre de MVP pour le Buck, les deux ont travaillé ensemble en été, pour ce fameux entraînement où Antetokounmpo était arrivé avec 3 heures d’avance.

« J’ai grandi avec Kobe. Kobe a influencé ma vie. Il est l’une des raisons pour lesquelles j’ai commencé le basket. L’une des raisons pour lesquelles je suis ici aujourd’hui. » Giannis Antetokounmpo

Face à la soudaine annonce du décès de Bryant et de sa fille de 13 ans, Giannis n’a pas réagi comme tout le monde puisqu’il a supprimé ses comptes Twitter et Instagram.

« En fait j’essaie de garder ce que je ressens privé. C’est à moi de voir. Tout le monde a une façon différente de faire face à la tragédie, et j’ai dû faire face à la tragédie il y a quelques années avec mon père. Je n’en ai pas parlé du tout. Tout ce que je peux dire c’est que je prie pour les personnes qui ont été affectées. La journée d’hier (dimanche) a été une journée horrible pour le basket, pour tout le monde. Cela a touché beaucoup de monde. J’envoie mes plus profondes condoléances à leur famille, Vanessa et les enfants qu’ils laissent derrière eux. Tout ce que je peux dire c’est que je prie pour eux. » Giannis Antetokounmpo

Lundi les Bucks se sont entraînés pour la première fois depuis leur retour de Paris, où ils avaient battu Charlotte vendredi. Ils rejoueront contre les Wizards mardi au Fiserv Forum. De longs moments après l’entraînement, Antetokounmpo était toujours sur le parquet, en train de bosser ses lancers-francs avec l’assistant coach Ben Sullivan.

« J’espérais que venir à l’entraînement m’aide à me sentir mieux. Ça m’avait aidé après la mort de mon père. Mais au bout du compte tu te dis, est-ce que ça vaut le coup ? Jouer au basket pendant 20 ans, en vivre 3 et demi de plus puis disparaître ? La pression, les médias tout ça, est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Tout le monde a une situation différente. Pour moi oui, ça en vaut la peine et c’est pour ça que je vais continuer à tout donner à 100%, parce que sans le basket, je ne serais pas là aujourd’hui. Ça m’a aidé à me sentir un peu mieux, mais qu’il ne soit pas là et que sa fille ne soit pas là, ça reste difficile. » Giannis Antetokounmpo

via Journal Sentinel

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