Derrick Rose : “OJ Mayo était incroyablement fort, c’était un peu ma mesure étalon”

Derrick Rose : “OJ Mayo était incroyablement fort, c’était un peu ma mesure étalon”

Tous les grands joueurs ont toujours eu un rival pour leur permettre de se dépasser et de progresser. Pendant leur carrière professionnelle, mais aussi pendant leur jeunesse. Ce qui donne parfois des situations assez improbables avec le recul, comme dans le cas de Derrick Rose par exemple. Le plus jeune MVP de l’histoire a expliqué dans son autobiographie I’ll Show You sortie en septembre dernier que le joueur qui l’a motivé à travailler encore et encore n’est autre qu’OJ Mayo.

Les deux joueurs se sont affronté une première fois dans un tournoi AAU il y a maintenant pas mal d’années et Mayo a complètement dominé Rose. Rien de bien infamant pour le meneur des Pistons, puisque Mayo dominait à l’époque, il écrasait alors au lycée, toute la concurrence. Et facilement.

“J’ai eu la chance de jouer contre Juice, et c’était un peu ma mesure étalon. Il était incroyablement fort, deux têtes au-dessus de tout le monde sur le terrain. Il comprenait le jeu alors que tout le monde à cet âge ne fait qu’essayer de trouver des solutions. Il avait le handle, le stepback… Des moves de pro alors qu’il était tout jeune. Je savais que je n’avais pas son niveau. C’était visible, je devais progresser. J’aurais pu appeler mon livre À la poursuite d’OJ. Vraiment. Sa hype, derrière LeBron James, était énorme. C’était un pro. Il avait une aura autour de lui. Il savait à quel point il était fort et il le montrait dans sa manière de jouer.” Derrick Rose.

Pendant tout le cursus jeune, Mayo a été considéré comme le meilleur joueur de sa classe d’âge, pourtant fournie en talent avec lui, Rose, mais aussi Kevin Love, Eric Gordon ou encore Michael Beasley. De quoi susciter l’admiration de l’ancien meneur des Bulls, qui étudiait sa façon de jouer pour progresser afin de le battre lorsqu’ils s’affronteraient à nouveau.

“On a fait d’autres tournois avec lui, et mon coach, avec toute l’équipe. On essayait de le chasser et de le déstabiliser. On le voyait sur la route, et mon coach lui disait des trucs dingues, à OJ et à son coach. Qu’on le chassait justement. Luther Topps était toujours le bavard (le coach de Rose en AAU, lui était beaucoup plus timide ndlr). C’est lui qui me hypait. Si je disais que quelqu’un était le meilleur, il répondait qu’on allait participer aux mêmes tournois et jouer contre lui. Il était comme ça, mais ce n’était que des jeux.” Derrick Rose.

Après une première occasion pour Rose d’affronter Mayo qui est tombée à l’eau à cause d’une blessure pour l’ancien meneur des Bulls, ce dernier a finalement pu affronter son idole une seconde fois quelque temps plus tard. Rose a terminé avec un triple double, mais s’est incliné à cause d’une faute qui a permis à Mayo de réussir une action à quatre points décisives.

“Il n’y avait pas faute… Il a facilement gagné la première manche, mais ce second match, j’ai le sentiment de lui avoir donné le change. Ce match, c’était un vrai show. C’est ce qui m’a poussé à m’entrainer encore plus, je pense.” Derrick Rose.

Le MVP 2011 a finalement eu sa revanche. C’était en 2007, au McDonald’s All-America Game, qui rassemble les meilleurs prospects de tous les Etats-Unis. Un an avant la draft, où Rose allait être sélectionné en première position et Mayo en troisième. Mais à ce moment-là, Rose n’était plus lancé à la poursuite de l’ancien arrière de Memphis, qu’il avait déjà dépassé.

“Je pense que je suis arrivé à son niveau pendant peut-être ma dernière année au lycée. Mais ce n’était déjà plus un rival. On était tous les deux dans deux phases différentes. C’était un arrière, moi un meneur. Il n’y avait plus de comparaisons possibles. Tous les gars de mon âge qui ont terminé dans le top 10 ou le top 20, on savait tous qu’on était assez bon pour être pro. OJ a probablement commencé à avoir cette impression à l’école primaire, moi c’était au lycée. On se voyait et on savait qu’on allait y arriver, mais on ne voulait pas se porter la poisse.” Derrick Rose.

Une fois en NBA, c’est Rose qui a clairement pris le meilleur sur Mayo. Il y a eu une belle bataille entre les deux hommes pour le trophée de rookie de l’année, mais celui qui était alors meneur aux Bulls a eu le dernier mot. Ensuite, Mayo a baissé de niveau petit à petit, jusqu’à sortir du banc chez les Bucks en 2015/2016 et être exclu de la NBA pour violation du programme antidopage cette même année. Depuis, il voyage et vient de signer en Chine pour la suite de la saison. Pourtant, le joueur était vraiment plein de promesses dans sa jeunesse, même s’il pouvait parfois pêcher par excès d’orgueil. Comme cette fois quand il a défié Michael Jordan.

Rose, lui, a connu la consécration individuelle ultime avec un trophée de MVP en 2011, mais une série de blessures l’a coupé dans son élan.

Via The Athletic.

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