Charles Oakley blâme Patrick Ewing pour la série perdue face aux Bulls en 1993 « Les Bulls avaient Michael et nous avions Patrick »
Lors des finales de Conférence Est 1993, les Bulls ont écarté les Knicks de Patrick Ewing et Charles Oakley, 4-2. L’ancien garde du corps d’MJ à Chicago a attribué la responsabilité cette défaite au pivot vedette de New York et à son incapacité à « hausser son niveau de jeu. »
« À la fin du match, Patrick subissait des prises à deux. Il shootait des fadeaways alors qu’il était pris par deux joueurs et ça a pénalisé l’équipe. » Charles Oakley
Menant pourtant 2-0 dans la série, les Knicks ont subi la loi de Michael Jordan et des Bulls lors des quatre matchs suivants. Dans un style bien à lui, l’ancien intérieur explique la différence entre les deux équipes.
« Ce que je dis toujours à Michael c’est ‘Ce n’est pas comme si tu nous avais battu de 20 points.’ La plupart des matchs se sont joués à deux, trois possessions. Ils rentraient leurs tirs, pas nous. Le meilleur joueur a gagné. Michael était incontestablement un meilleur joueur que Patrick. Les Bulls avaient Michael et nous avions Patrick. C’est comme voir Beyoncé et voir quelqu’un essayer de ressembler à Beyoncé. Si Beyoncé est en ville, tout le monde va la voir. Si Michael et Patrick sont en ville, tout le monde va voir Michael. Nous avons essayé de les arrêter, mais nous n’avons pas réussi. » Charles Oakley
Charles Oakley en a aussi profité pour envoyer un petit tacle à Pat Riley, qu’il estime avoir été battu en termes de coaching par Phil Jackson lors de la série.
« Pat Riley n’a jamais rectifié le tir. À la mi-temps, nous avons fait la même chose. Ils nous pressaient tout terrain. Nous n’avons rien fait de comparable à ça, en essayant de les presser pour les faire réfléchir. En défense, ils ont joué en zone et ont bâti un véritable mur. Ils savaient que Patrick n’allait pas passer la balle lorsqu’il serait pris à 2. Phil regarde beaucoup de vidéos. Nous jouions aux dames alors qu’ils jouaient aux échecs. » Charles Oakley
Frustré par le sentiment d’avoir laissé passer une chance, Oakley s’est plaint de la complaisance des arbitres à l’égard des Bulls durant ces finales de Conférence.
« Nous aurions dû les battre et nous ne l’avons pas fait. Les Bulls ont eu beaucoup de coups de sifflet. C’est ce que j’ai dit à Michael l’autre jour. Le meilleur joueur de la ligue a toujours les coups de sifflet quand il en a besoin. Michael a rentré des tirs, mais ce n’est pas comme s’il était venu au cercle et nous avait dunké dessus. Je me souviens avoir pris la balle à Michael et ils avaient sifflé faute alors que je ne l’avais même pas touché. Ce que je n’aimais pas avec les Bulls de Phil, c’est qu’ils se plaignaient auprès des arbitres à propos de la dureté du jeu. Nous jouions dur. Si tu te plains, c’est que tu es soft. Phil Jackson racontait toujours des histoires dans les journaux quand ils perdaient : ‘Regardez les fautes.’ Pat Riley était un psychologue, mais Phil était un docteur. C’était une guerre psychologique entre les deux. » Charles Oakley
Via NY Post