Steve Kerr pas pressé d’être à dimanche : « Ce n’est pas quelque chose dont je suis fier »
Sortir d’un entraînement avec un œil au beurre noir suite à une altercation avec Michael Jordan l’avait selon lui aidé à développer « une bonne relation » avec ce dernier, mais Steve Kerr, qui aura « la joie » de revivre ce moment dimanche prochain dans un nouvel épisode de The Last Dance, n’en est pas fier pour autant.
« C’était déjà bizarre de revoir tous ces moments, et ça bientôt l’être encore plus. Ce n’est pas quelque chose dont je suis fier. C’est quelque chose qui arrive de temps en temps dans la plupart des équipes au cours d’une saison. Des gars qui se rentrent dedans à l’entraînement, ça fait partie de la compétition au haut niveau. Mais ça fait très très bizarre de savoir que tout le monde connaît cette histoire, en parle, et que moi-même j’en parle à une caméra. Comme Michael. Et que tout le monde va examiner ça. Je veux dire, ce n’est pas pour rien qu’habituellement les équipes de télé n’ont pas ce genre d’accès. Après, je ne crois pas qu’il y ait d’images de cette bagarre, parce que ça ne s’est pas passé en 1998, mais tout déterrer comme ça ce n’est pas très fun. » Steve Kerr
À San Diego avec sa famille depuis la suspension de la saison, le coach des Warriors a expliqué ne pas avoir parlé à Jordan depuis la première diffusion du documentaire le mois dernier. Les deux n’ont par ailleurs jamais rediscuté de l’incident.
« Il m’avait appelé plus tard dans la journée ce jour-là et s’était excusé. D’une façon étrange, c’était presque une étape nécessaire dans notre relation. Et à partir de là, je pense qu’on est mutuellement beaucoup mieux compris. On s’entendait mieux, et je pense qu’il me faisait plus confiance. Donc ça s’est bien terminé, mais on n’en a jamais reparlé. » Steve Kerr
Et se voient de tout façon rarement.
« Le documentaire vous donne un bon aperçu de sa vie à l’époque je pense. C’est quelqu’un de très, très privé. On se croise peut-être une fois par an à un tournoi de golf, au All-Star Weekend ou peut-être à Charlotte quand on y joue, il est toujours super, c’est fun de se voir et on se remémore quelques bons souvenirs, mais il a toujours été quelqu’un de très privé et c’est facile de comprendre pourquoi en regardant ce documentaire. Sa vie c’était le chaos total, donc il savoure sa vie privée aujourd’hui. » Steve Kerr
via ESPN