Dirk Nowitzki : “Tyson Chandler, Shawn Marion et Jason Kidd bouchaient les trous que je provoquais en défense”

Dirk Nowitzki : “Tyson Chandler, Shawn Marion et Jason Kidd bouchaient les trous que je provoquais en défense”

Drafté en neuvième position en 1998, Dirk Nowitzki a dû quitter son Allemagne natale à tout juste 20 ans pour rejoindre les États-Unis. Et cette période a été une peu compliquée pour lui, notamment sa saison rookie.

“J’ai dû grandir ici, vivre seul. Aussi apprendre à mieux parler anglais. Je devais aussi être performant sur le terrain, progresser et m’adapter à ce style de jeu. Donc j’étais toujours occupé, en train de travailler et on finit par se prendre au jeu. J’essayais de rester en NBA, de me mettre au niveau des meilleurs joueurs. Je prenais exemple sur des vétérans dans mon équipe et j’essayais d’apprendre d’eux. Steve Nash et Michael Finley par exemple. Ils m’ont beaucoup appris sur la manière de se comporter sur et en dehors des terrains. Je pense que c’est très important pour les jeunes de s’inspirer des plus vieux. Quelle est leur routine ? Qu’est-ce qu’ils mangent ? Comment ils parlent aux médias ? Comment ils se comportent en présence des fans ? Il faut juste s’inspirer de ces gars plus âgés et trouver sa propre routine. J’ai toujours essayé d’être moi-même, de m’amuser, peu importe ma situation et ce que je faisais. Je ne me prenais pas au sérieux, mais je m’amusais de moi-même. J’essayais aussi de prendre les bonnes décisions, mais personne n’est parfait.” Dirk Nowitzki.

Une fois sa période d’adaptation terminée, l’Allemand est passé de 8,2 à 17,5 points de moyenne. Il avait trouvé ses marques, et les défenseurs de NBA allaient souffrir de nombreuses saisons après ça. Mais la transition a été compliquée, et il estime qu’aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile pour les joueurs européens.

“La transition pour la NBA était très dure. De nos jours, le jeu a beaucoup changé et c’est un peu plus facile pour les Européens de venir et d’avoir un impact immédiat. On laisse un peu plus le jeu avoir du rythme maintenant. En 1998, c’était encore physique et les intérieurs étaient puissants. Le jeu a changé. À l’époque, c’était dur pour moi. Mon corps n’était pas prêt pour prendre des coups. Et quand je ne suis pas à l’aise en dehors des terrains, c’est compliqué pour moi de l’être sur les terrains. J’ai dû m’ajuster ma première année : trouver un appartement, un lave-vaisselle, un lit, une voiture, apprendre à me débrouiller. Ces choses étaient très importantes pour moi et j’étais plus à l’aise la seconde année. Je comprenais plus ce qui m’entourait, j’étais plus à l’aise dans la vie donc ça me permettait de m’épanouir sur les terrains. Je me rappelle avec Steve Nash mes premières années, on retournait à la salle chaque soir. Parfois, on prenait des tirs après les matchs, parfois, pendant les jours de repos, on jouait au HORSE ou on courait, on faisait des un contre un, des exercices de tir… On travaillait beaucoup parce qu’on aimait ça. Et je pense que c’est comme ça qu’on devient fort.” Dirk Nowitzki.

Mais même si Nowitzki était très fort individuellement, il a eu du mal à se hisser jusqu’au titre : une finale perdue contre le Heat en 2006, puis une défaite au premier tour en 2007, alors que Dallas était favori contre les Warriors de The Believe ont empêché les Texans de soulever le trophée. Mais ont permis à l’ailier fort d’avoir le feu sacré.

“J’en reviens toujours aux années 2006 et 2007, il y a eu des défaites compliquées en playoffs cette année. Je pense que j’ai appris de ça. J’ai appris de ces défaites compliquées, et il y en aura toujours. Vous n’allez pas toujours gagner. Donc je pense qu’au début, on est déprimé, triste et un peu mal à l’aise. On ne veut pas être vu. Vous traversez cette phase, et ensuite vous finissez par être à bloc.  La défaite vous pousse à vous donner à fond pour devenir meilleur. Donc j’ai essayé d’apprendre de ses défaites et de devenir un meilleur joueur, une meilleure personne.” Dirk Nowitzki.

Et puis finalement, la saison 2011 est arrivée.

“Cette année, en 2010/2011, tout s’est parfaitement déroulé. Évidemment, c’est un sport d’équipe donc vous ne pouvez pas gagner tout seul. Il faut que vous ayez une bonne équipe. J’ai le sentiment que notre équipe était très complémentaire de mon profil. Tyson Chandler et Shawn Marion étaient des défenseurs incroyables, et avec Jason Kidd ils bouchaient les trous que je laissais en défense… Et il savait que j’aimais avoir la balle, Kidd était très bon pour me la donner dans des situations parfaites pour moi. J’avais le sentiment que ce groupe était spécial. Il y avait des vétérans plus âgés, qui n’avaient plus rien à prouver. Personne n’avait d’objectifs personnels, on essayait juste de gagner en équipe. Toutes ces défaites ont joué dans notre niveau cette année-là. J’ai appris de celles-ci, j’ai essayé d’être le meilleur leader possible et j’ai utilisé toute mon expérience. L’équipe m’a très bien soutenu et m’a mis dans la bonne position pour réussir. Bien sûr que cette année était incroyable. L’état d’esprit des gars, c’était : “Nous sommes une bonne équipe, on se donne à fond et on voit ce qui arrive.” On a commencé à jouer de mieux en mieux au fil des tours de playoffs, et on s’est laissé prendre dans le rythme. C’était une saison incroyable, et je ne vais jamais l’oublier.” Dirk Nowitzki.

Via Mavs.com.

 

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