« Dans l’équipe, on sait tous qu’Ajay Mitchell est fort. Et maintenant, le monde commence un peu à s’en rendre compte »
Ajay Mitchell n’est plus une simple bonne histoire dans la rotation du Thunder. Dans le Game 3 face aux Lakers, il a joué comme un vrai patron de playoffs : 24 points, 10 passes, 0 perte de balle, dans une victoire 131-108 qui place OKC à 3-0 dans la série et 7-0 dans ces playoffs.
Shai Gilgeous-Alexander : « Il trouve ses repères. C’est sa première vraie campagne de playoffs, c’est un autre basket. Il devient de plus en plus à l’aise au fil des matchs et de la série. Il a eu un match compliqué, mais il était tellement confiant que je n’ai jamais été inquiet. Je savais qu’il allait trouver la solution. Et il le montre. »
Le moment le plus fort est peut-être venu au début du quatrième quart-temps. Les Lakers avaient encore une fenêtre. Shai était sur le banc. Et Mitchell a contrôlé la séquence.
Shai : « C’était une situation presque do or die pour eux. On avait l’impression qu’ils devaient faire un run rapidement, sinon on allait s’échapper. Et à chaque fois qu’ils avaient quelque chose, AJ avait une réponse. Avec les grands au rebond offensif aussi, on a eu quelques possessions en plus qui auraient pu aller dans l’autre sens. Sa maîtrise dans ces moments-là nous a vraiment permis de les tenir à distance. »
Ajay, lui, parle surtout de confiance et de liberté.
Ajay Mitchell : « Le plus important pour moi, c’est d’aller sur le terrain avec confiance. Je sais ce que je peux faire. Quand je joue, je veux simplement me battre, aider cette équipe à gagner, jouer librement. Mes coéquipiers et le staff me donnent énormément de confiance. »
Mark Daigneault a lui mis en avant sa performance défensive, excellent sur Austin Reaves. Face à Mitchell, l’arrière a shooté à 2/7.
Daigneault : « Évidemment, il a été énorme offensivement ce soir en seconde période, mais défensivement, il est aussi fiable que possible. »
Son parcours ajoute encore du poids à cette émergence : né en Belgique, passé par UC Santa Barbara, longtemps loin des projecteurs NBA, 38e choix de la draft, il savoure sans perdre de vue l’essentiel.
Ajay : « Quand je repense au petit garçon en Belgique qui rêvait de jouer en NBA, je suis vraiment reconnaissant. J’ai toujours eu ce chip on my shoulder. À chaque fois que je mets un pied sur le terrain, je veux me prouver, être un joueur qui fait gagner et aider mon équipe. »
Jalen Williams : « Dans l’équipe, on sait tous qu’il est fort. Et maintenant, le monde commence un peu à s’en rendre compte. »






