Souviens toi cette série là … Le duel de légende Bird – Wilkins

Souviens toi cette série là … Le duel de légende Bird – Wilkins

Pour ce nouveau volet de notre saga de « Souviens toi cette série là … », nous allons faire tourner la machine à remonter le temps jusqu’à la fin des années 80’s, en 1988 plus précisément. Conférence Est, où les Boston Celtics et les Atlanta Hawks se retrouvent en demi finale, pour une série qui deviendra une référence dans son genre, aujourd’hui encore.

 

Depuis le début des 80’s, si il y a bien deux joueurs qui déchaînent les passions, ce sont bien Larry Bird et Magic Johnson, une des plus grandes rivalités de l’histoire de la ligue qui à duré de la finale du championnat NCAA 1979 jusqu’à leur dernier tour de piste, ensemble cette fois, en 1992 avec la Dream Team. Seulement, il ne faut pas oublier en racontant l’histoire de mentionner les obstacles sur lesquels les deux sont tombés de nombreuses années en playoffs avant de se retrouver régulièrement en Finales NBA, et en 1988, un certain Dominique Wilkins avait décidé de ne pas être qu’un faire valoir en face de Bird.

Remettons nous dans le contexte. En 1988, Larry Bird a déjà acquis gloire et renommée, que ce soit à travers ses trois titres de MVP consécutifs ou ses trois bagues de champions avec les Celtics. Après avoir été défait en finale en 1987, l’année passée, par les Lakers une nouvelle fois, cette année de 1988 sera sans doute sa dernière année à un excellent niveau, à un niveau « Larry Bird », si l’on peut dire, avant qu’il ne commence à avoir de très sérieux et récurrents problèmes de dos qui allaient gâcher sa fin de carrière.

Mais pour le moment donc, il est toujours frais comme un gardon, et a toujours à coté de lui les deux autres membres du Big Three made in Boston : Kevin McHale, le fantastique ailier fort, futur Hall of Famer puis consultant et coach NBA, ainsi que Robert Parish, le pivot éternel connu comme détenteur du record du nombre de saison jouées pour un seul joueur. Egalement dans cette équipe, le regretté Dennis Johnson, parmi les meilleurs meneurs de la ligue à l’époque, ou Danny Ainge à l’extérieur, celui qui allait devenir le (bizarre ? incompétent ?) futur GM des Celtics. Toujours est-il que cette équipe a belle gueule, et pour preuve, ils sont toujours allés en finale de 1984 à 1987, et après l’échec de l’an passé comptent bien y retourner chercher un 17e titre de franchise.

Les Celtics de Bird & Co ont déjà tout accompli dans les 80’s

Seulement en face se dresse les Hawks d’Atlanta, un équipe dans laquelle on retrouve un joueur, considéré par beaucoup comme un des plus sous estimés de l’histoire, Dominique Wilkins. « The Human Highlight Film » est considéré à très juste titre comme un des plus gros dunkeur que cette ligue ait connu à l’époque, mais aussi comme un fantastique scoreur, un joueur hyper physique monté sur ressort. Pour l’épauler, Doc Rivers dans le rôle de meneur (qui partira ensuite rejoindre Ewing à New York), ou encore Kevin Willis. Il paraît évident aux yeux de tous que les Hawks ont la plus mauvaise équipe des deux, et à juste titre.

 

Pourtant dans ce duel d’opposition complet de style entre un Larry Bird, cruellement efficace et qui n’a jamais eu peur d’aller au charbon, et un Dominique Wilkins flashy et qui détruisait tout sur son passage, l’issue tardera à se faire connaître. La faute à des Hawks téméraires, qui n’ont absolument pas peur du challenge et parviendront à faire aller la série jusqu’à un Game 7 décisif à Boston. Et c’est là que la magie opère : le sort de la série va se décider sur un duel de légende, une bataille épique entre Bird et Do, où aucun n’est décidé à laisser tomber et où chacun va répondre à l’autre successivement, panier après panier, pour que finalement Bird ait le dernier mot à la conclusion d’un match invraisemblable qui restera dans les anales comme une des plus belles oppositions individuelles de l’histoire des playoffs. Pas moins de 47 points pour Do, dont 14 dans le dernier quart temps, et 34 pour Bird mais avec 20 points lui dans les dernières 12 minutes.

Duel de légende, aujourd’hui encore, entre les deux stars

Un duel qui ne sera pas sans nous rappeler également le duel Pierce – Lebron en 2008, lorsque dans un Game 7 les deux ont réalisé une performance similaire, se hissant chacun à plus de 40 points, l’un répondant toujours au panier de l’autre. C’était en tout cas terminé pour Atlanta, éliminé avec cette défaite de 2 points face à des Celtics qui perdront en Finale de Conf’ face à des Pistons bien mieux armés. Ces mêmes Pistons qui perdront en Finales contre les Lakers de Magic, mais qui auront l’année d’après, en 1989, une occasion de prendre leur revanche contre ces même Lakers, et qu’ils ne laisseront pas passer pour offrir à Detroit son premier titre de champion NBA.

Mais ça c’est une autre histoire …

 


Prochain épisode :  Bulls – Pistons 1990

Episode 1 : Lakers – King 2002

Episode 2 : le duel Iverson – Carter 2001

Episode 3 : le parcours des Rockets en 1995

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