Analyse Vidéo : DeMarcus Cousins mérite-t-il un contrat maximum ?

Analyse Vidéo : DeMarcus Cousins mérite-t-il un contrat maximum ?

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Alors que chaque franchise NBA a jusqu’au 31 Octobre prochain pour prolonger leurs joueurs draftés en 2010, le cas de DeMarcus Cousins s’annonce comme un des plus intrigants. L’ancien Wildcat s’est déjà prononcé sur le sujet : il souhaite un contrat maximum ou être transféré dans une équipe qui sera encline à lui offrir cela. Mais pour le moment, Sacramento ne s’est pas encore décidé entre les deux options.

Ce n’est pas que le garçon manque de talent et encore moins de potentiel, mais lui faire parapher un contrat à 80 millions de dollars ne semble pas être aussi évident que cela a pu l’être pour John Wall à Washington. En plus d’éternels problèmes comportementaux sur et en dehors du terrain, Cousins n’a pas encore réussi à véritablement exploser et faire enfin engranger les victoires aux Kings. Alors, Sacramento doit-il en faire officiellement son franchise player par le biais de ce contrat maximum ou prendre le risque de le laisser filer ?

Jetons un coup d’œil à son profil.

Guillaume (@GuillaumeBInfos)

A l’heure actuelle, sans doute qu’une de ses meilleures cartes à abattre dans sa quête de billets verts demeure ses superbes qualités physiques. Cousins n’est pas un athlète spectaculaire, mais il a pour lui d’apporter ce cocktail impressionnant de puissance et d’agilité. Mesuré à 6’11 (2m11) avec une superbe envergure de bras longue de 7’5 (2m26), il possède une très solide et imposante carrure (270 lbs, 122 kg) tout en restant un athlète très fluide pour son gabarit, avec une mobilité et une rapidité rares pour un pivot. Grâce à cette double menace physique indéniablement difficile à contenir pour n’importe quel intérieur, Cousins est un spécimen rare dans le paysage NBA

Le seul bémol que l’on pourrait mettre à tout cela reste le fait qu’il possède le type de corpulence difficile à maintenir en excellente condition physique (16.4 d’indice de masse grasse ; pour donner un ordre d’idée le très athlétique Nerlens Noel pointe à 4.2 seulement). Cousins ne semble pas encore avoir à faire face à ce genre de problème pour le moment, mais à l’heure de lui offrir un contrat longue durée, c’est indéniablement un élément prendre en compte pour Sacramento.

DeMarcus Cousins est un talent offensif ultra complet, comme on en rencontre peu au poste de pivot. En 30 minutes de jeu de moyenne, ses 17.2 points par rencontre demeurent très corrects, et il y a encore la place de faire beaucoup mieux. Au fur et à mesure de sa progression, Sacramento devra sans doute être attentif à lui offrir plus de tir (13.8 par match la saison dernière), et lui devra dans le même temps essayer de faire mieux que son moyen 46% de réussite. La variété de ses tirs est plus grande que ce qu’un pivot classique, plus sobre peut prendre (il n’est pas dans le même registre qu’un Tyson Chandler ou DeAndre Jordan, qui flirtent avec les 64% de réussite générale) mais tout de même.

Cousins c’est d’abord et avant tout un exceptionnel finisseur dans la peinture. Excellent sur du catch & finish grâce à des mains très fiables, il peut marquer en finesse tout comme conclure dans les airs en martyrisant le cercle. Tout à fait capable de scorer malgré les contacts du fait de son gabarit et de sa puissance, il est plus généralement excellent pour provoquer les fautes et obtenir très régulièrement des lancers francs (5.6 par rencontre). D’autant plus qu’il les concrétise avec une adresse tout ce qu’il y a de plus correcte pour un intérieur (73%).

Un domaine où ses grandes qualités de finisseur s’expriment le mieux demeure le jeu en transition. Très attentif, il court d’un bout à l’autre du terrain avec une superbe facilité et une grande rapidité pour un pivot. Une fois lancé, il est quasiment impossible pour la défense de l’arrêter sans l’envoyer sur la ligne des lancers francs.

Au poste bas, Cousins est un scoreur très correct mais possède encore une certaine marge de progression. Et quelques défauts non négligeables pour le moment. Tout d’abord, il impressionne par la facilité avec laquelle il parvient à établir sa position près du cercle, du fait de sa puissance, de sa vitesse, mais aussi de ses très longs bras. Il parvient très bien à verrouiller son défenseur dans son dos pour ne pas être gêné dans sa réception de passe, et une fois fait, il peut opérer de manières diverses et variées. Droitier, il adore aller au poste bas à gauche du cercle pour ensuite travailler sur sa main dominante, mais il peut jouer des deux côtés du terrain, et également scorer avec sa main gauche à l’occasion. Une fois sa position établie, de deux choses l’une : soit il fait parler sa force pour obtenir d’encore meilleures positions près de l’arceau, soit il fait face au cercle et utilise son avantage de mobilité pour se rendre jusqu’au panier.

Néanmoins, quelques imperfections subsistent. Cousins semble parfois trop vouloir se reposer sur sa puissance, ce qui ne peut évidemment pas marcher à tous les coups face aux superbes athlètes que l’on retrouve en nombre en NBA. Parfois, il ne parvient pas vraiment à créer de bonne séparation avec le défenseur, et n’a généralement pas une bonne élévation sur hook shot, débouchant assez fréquemment sur quelques mauvais tirs. De même, il manque encore de contre-moves lorsque le défenseur parvient à parer sa première intention. Quelque chose qu’il peut très largement améliorer, étant donné son agilité et sa mobilité au-dessus de la moyenne. C’est simplement une question d’apprendre à faire ces moves maintenant, mais à l’heure actuelle, c’est encore quelque chose qu’il ne maîtrise pas.

Autre partie intrigante et pourtant encore imparfaite de son jeu, le tir extérieur. En théorie, c’est un shooteur tout à fait capable de dégainer à quelques mètres du cercle. Mais en pratique, l’ensemble laisse un peu plus à désirer. Sa mécanique est tout ce qu’il y a de plus correcte, mais ici aussi manque d’une belle élévation sur son jump shot. Conséquence directe, il déclenche parfois son tir lorsqu’il est déjà en train de retomber, et sa réussite s’en retrouve largement affectée.  De ce fait, la proportion de tirs à mi-distance ou longs paniers à deux points qu’il tente est beaucoup trop élevée par rapport à son adresse dans l’exercice. (33% sur ce genre de tentatives).

En revanche, il est important de noter que Cousins est un dribbleur d’exception à son poste, capable de manier le ballon avec une superbe aisance. Ces qualités combinées à son excellent contrôle du corps et à la fluidité avec laquelle il peut se déplacer sur un terrain en font un excellent manieur de ballon, bien au-dessus de la moyenne de pivots NBA (et même plus à l’aise qu’une bonne partie des ailiers forts de la ligue également).

De ce fait, il s’est déjà montré capable de mener par lui-même une contre-attaque, mais mieux encore, est redoutable pour attaquer le panier depuis l’extérieur sur jeu posé. Cousins peut efficacement entamer son dribble et d’attaquer le cercle en partant sur sa gauche comme sur sa droite, depuis à peu près n’importe où sur le terrain. Souvent moins rapide et mobile, les autres pivots ont en général beaucoup de mal à rester toujours en face de lui, et sont souvent forcé de concéder le panier ou de l’envoyer sur la ligne des lancers francs. C’est d’ailleurs dommage qu’on ne le voit pas plus utiliser cette arme en attaque, au vue de son efficacité. En tête de raquette ou sur l’aile particulièrement, plutôt que de prendre autant de tir à mi-distance qui minent sa réussite, il gagnerait plus à attaquer le panier à la place. Le revers de la médaille, c’est qu’il risque de perdre plus de ballon en voulant partir en dribble plus souvent. Mais étant donné la potentielle progression qu’implique le fait de le pousser à jouer de cette manière, c’est une contrepartie qu’il faudra être prêt à payer.

Autre très grande qualité chez lui, ses qualités de passeur, là encore bien au-dessus de la moyenne pour un pivot. Tout d’abord, Cousins possède une excellente vision du terrain et est capable de trouver un coéquipier ouvert ou coupant vers le panier depuis le périmètre, le poste bas et le poste haut en tête de raquette, à l’image d’un Marc Gasol à Memphis. De même, lorsque la défense adverse décide de jouer la prise à deux sur lui, il s’est montré apte à ressortir la balle et le fait même très bien.

Plus généralement, il possède de très bons instincts de passeur et sent assez bien le jeu. Si le move qu’il tente de faire ne semble mener à rien, si un coéquipier arrive à se retrouver ouvert, ou si la pression défensive se fait trop forte, il force très rarement et se montre très enclin à lâcher la gonfle. De même, il parvient à trouver de bons angles sous le panier dans un tout petit périmètre lorsque la défense focalise son attention sur lui. Revers de la médaille, il commet pas mal de turnovers (3 par match en tout) et devrait faire attention à ne plus tenter de passes trop risqués comme c’était encore trop le cas la saison passée.

Malgré la réputation de joueur égoïste qu’il se traîne, Cousins demeure un cinq des meilleurs pivots passeur de NBA à l’heure actuelle, avec ses 2.7 passes par rencontre. Il est vrai qu’il prend parfois deux ou trois tirs par match tout aussi contesté par son défenseur que contestable par son coach. Mais du reste, il démontre suffisamment ses qualités de passeurs, sa volonté à lâcher la gonfle et sa capacité à servir ses coéquipiers pour ne pas être qualifié d’égoïste. Immature, sans doute l’est-il encore, mais égoïste sur un terrain, non.

Concernant son jeu sans ballon, il y a du bon et du moins bon. Le bon (voire même le très bon) c’est lorsqu’il reste actif sans la gonfle pour offrir des solutions sous le panier. Comme dit précédemment, il excelle dans tout ce qui est catch & finish, mais également sur du rebond offensif. Très productif dans l’exercice (3.0 rebonds offensif par rencontre l’an passé), il se montre efficace pour convertir toutes ces opportunités. Une fois la balle capté, il joue bien des coudes pour se créer de l’espace dans le petit périmètre, et possède un bon second saut pour immédiatement remonter au cercle et scorer. Mais de par ses longs bras et sa bonne détente il peut aussi directement rabattre la gonfle dans le panier sur claquette.

Pour le moins bon de son jeu sans ballon, il n’est pas tout le temps très actif pour se trouver des opportunités loin du panier. Lorsque le système ne lui est pas dédié, il a parfois tendance à regarder jouer ses coéquipiers, ou encore pire, à se tenir trop souvent trop loin du panier. Il se contente par moment de rester dans le périmètre, à ne rien faire ou à dégainer de trop loin, alors qu’il pourrait apporter sa taille à l’intérieur ou aller se battre au rebond.

De plus, il n’est pas non plus efficace sur pick & roll. Il manque clairement de patience, et parfois même d’envie lorsqu’il pose un écran pour son meneur de jeu. De même, il joue beaucoup trop le pick & pop, et ressort finalement pour toujours prendre ce genre de longs jump shot sur lesquels il n’est pas si productif que cela. Lorsqu’il se décide à couper vers le panier après l’écran, ce n’est pas avec un excellent timing et encore une fois il ne semble pas le faire avec une superbe intensité. C’est dommage qu’il ne soit pas plus performant dans cet exercice, alors qu’il possède les attributs physiques pour y exceller et pourrait être une superbe cible en sortie d’écran. A sa décharge, il n’a encore jamais vraiment joué avec un excellent meneur de jeu pour l’alimenter, mais certains points restent tout de même à revoir.

Défensivement, DeMarcus Cousins est loin de satisfaire dans tous les domaines. Là encore, un manque d’envie et de fondamentaux semble l’empêcher de pleinement exploiter un potentiel que l’on devine des plus intéressants du fait de ses belles aptitudes physiques.

Au poste, Cousins demeure un défenseur très correct.  Possédant un bas du corps très costaud, solide sur ses jambes, il parvient bien à tenir son territoire sous le panier et à bloquer son vis à vis, même face aux plus imposants intérieurs NBA. Il pourrait parfois faire plus d’efforts pour continuellement réduire l’écart entre lui et l’attaquant lorsque celui-ci a stoppé son dribble, mais il faut reconnaitre le bon travail qu’il fait pour rester toujours sur ses appuis, bien droit, et commettre finalement très peu de fautes. Son jeu de jambe est correct sans être excellent, et cela se vérifie facilement lorsque l’adversaire décide de jouer de sa mobilité et de tenter un tir en mouvement. Dans ce genre de situation, il a du mal à rester toujours en face de son vis-à-vis et, en retard, concède plus de paniers que sur une situation classique dos au panier. On appréciera en revanche chez DeMarcus Cousins sa capacité à défendre son homme parfois très loin du panier, à ne pas être effrayé de quitter la raquette, et même à défendre et/ou contester un tir dans le périmètre.

Egalement, Cousins est un excellent intercepteur pour le poste, le meilleur pivot de la ligue dans ce domaine actuellement (1.4 interceptions par match). Actif, il possède des mains très vives et de très longs bras qui en font un intercepteur redoutable en homme à homme, mais aussi sur les trajectoires de passes. Néanmoins, il tente parfois trop de jouer l’interception, et ce faisant récolte des fautes pour le moins évitables ou se retrouve hors de position par rapport à son attaquant.

Concernant sa défense loin du ballon, ce n’est clairement pas suffisant. D’abord et avant tout, Cousins est loin d’exceller dans la protection du cercle. A l’occasion, il peut réaliser de jolis contres du fait de sa carrure et de son envergure impressionnante, mais l’ensemble laisse tout de même à désirer. Il manque généralement d’attention et ne comble pas les brèches en second rideau si un coéquipier en vient à laisser filer au panier l’adversaire. Maladroit pour venir aider sous le panier, on ne le voit que très rarement jaillir depuis le coté faible pour protéger le cercle. De même, son timing sur contre est loin d’être parfait, résultant régulièrement sur une faute ou du goaltending. Sa très faible production de 0.7 contres par rencontre la saison passée apparaîtrait presque indécente au vue de ses attributs physiques et du potentiel qui s’y cache derrière. Il va falloir bosser les fondamentaux et être prêt à dépenser plus d’énergie dans l’exercice pour arriver à exploiter ce potentiel à présent.

Toujours concernant sa défense sans ballon, il peut parfois perdre sa concentration ou laisser trop d’espace à son vis-à-vis. Par manque d’effort pour marquer son adversaire à la culotte, il force par moment des changements non nécessaires sur de la défense d’homme à homme, qui peuvent résulter en un match up avantageux pour l’adversaire quelque part sur le terrain. Il n’y a d’ailleurs pas plus de satisfaction sur sa défense sur pick & roll. Sur icing (forcer le porteur de la balle à aller dans une certaine direction) il peut complètement perdre de vue son homme, qui a alors tout l’espace et le temps nécessaire pour scorer à l’intérieur. Sur hedging (couper la trajectoire du porteur du ballon après l’écran) il se montre bien trop lent pour revenir ensuite sur son défenseur, résultant encore une fois en quelques opportunités pour l’intérieur adverse (si pour certains pivots on peut mettre cela sur le compte d’une masse trop imposante ou d’un manque de mobilité, ce n’est pas le cas de Cousins pour qui l’inattention et le manque d’effort seraient en cause). Enfin, sur switches, il a du mal à contenir le porteur du ballon et l’empêcher de filer au panier.

Au rebond, les motifs de satisfactions sont en revanche plus nombreux. De manière générale, il bloque souvent son homme, restant bien entre lui et le panier, et se montre efficace tenir à l’écart même les plus imposants intérieurs de la ligue. De même, c’est aussi un excellent rebondeur dans le trafic, capable de s’élever plus haut que tout le monde pour récupérer la gonfle. Peu nombreux sont les intérieurs qui peuvent régulièrement aligner les lignes de stats dont il est capable (10 rencontres terminée à plus de 15 rebonds la saison passée, dont deux à plus de 20), mais à plus grande échelle, le bilan est moins flamboyant. Il ne joue pas tout le temps à 100% et peut facilement concéder quelques rebonds par manque d’attention. La saison passée il tournait à un correct 7.0 rebonds défensif de moyenne, mais il y a encore la place de faire mieux.

Enfin, quelques bémols non négligeables viennent compléter le tableau. Des deux côtés du terrain, son niveau d’énergie semble branché sur courant alternatif, même si c’est en défense que cela ressort le plus. S’il parvient à dépasser cela, nul doute qu’il pourra franchir le prochain palier et sans doute devenir un des tous meilleurs si ce n’est le meilleur intérieur de la ligue. Cousins doit également apprendre à mieux faire face à l’adversité en match. Il se plaint encore trop, aux arbitres notamment, et fut le joueur qui a reçu le plus de fautes techniques en NBA la saison passée. De plus, il doit apprendre à gérer ses problèmes de fautes personnelles, qui non seulement de limiter son temps de jeu pénalise également beaucoup son équipe. En dehors du terrain, Cousins n’est pas passé inaperçu depuis son arrivée dans la ligue. Des problèmes comportementaux, une certaine immaturité, des prises de tête avec ses entraineurs, coéquipiers, arbitres ou même avec certains commentateurs. Même s’il demeure encore très jeune (23 ans), il faudra là aussi veiller à très rapidement corriger le tir.

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Au final, DeMarcus Cousins semble posséder tous les éléments d’un franchise player. On ne trouve pas tous les jours un joueur aussi jeune et pourtant déjà assez complet offensivement, capable de dominer un match de la tête et des épaules. Même si le garçon possède quelques défauts, sa marge de progression demeure encore spectaculaire, et on ne l’a encore jamais vu évoluer avec un bon casting autour de lui.

Sacramento aurait sans doute intérêt à lui offrir au plus vite une extension de contrat. Ça ne coute rien de négocier, mais attention à ne pas trop vouloir le faire. Au-delà du nombre de billets verts en jeu, un contrat maximum est aussi la marque d’un certain statut, et Cousins pourrait ne pas apprécier qu’on le lui refuse. Faire durer les négociations, c’est aussi prendre le risque que le joueur le prenne assez mal, ce qui serait tout de même dommage si c’est pour lui offrir quand même un contrat maximum au bout ou simplement pour économiser un peu d’argent. Des meneurs ou arrières à fort potentiel, on en retrouve abondamment sur le marché ou via la draft, mais c’est une tout autre histoire pour les intérieurs, et en particulier pour un spécimen comme DeMarcus Cousins.

Pour Sacramento, mieux vaut surpayer un peu son joueur dès maintenant plutôt que de se le mettre à dos. Parce que malgré tout, les Kings ont tout intérêt à ce que cela se déroule sans embûche, et parce que ce sera difficile d’en retrouver un comme ça. Mais aussi et surtout parce que dans quelques années si tout se déroule bien, le garçon méritera probablement chaque centimes de son salaire, ainsi que celles de ses premières années où il était considéré comme surpayé.

Néanmoins, lui filer un contrat max ne risque-t-il pas de « récompenser » son attitude actuelle voire même de l’empirer au regard de statut officiel de star de l’équipe que lui donnera ce contrat? En effet pourquoi s’embêterait-il à faire plus d’efforts et à s’appliquer d’avantage, condition sine qua none pour atteindre son énorme potentiel s’il n’a pas eu besoin d’en faire plus pour avoir ce bail maximum? Voilà le dilemme auquel est confronté Sacramento : négocier un contrat raisonnable et prendre le risque de le fâcher ou lui offrir tout l’argent qu’il demande et prendre le risque de le voir stagner dans cet insatisfaisant entre-deux entre le gamin mal embouché qu’il est et le joueur dominant que dessine son potentiel.

3 Comments

  1. je lui donnerai le contrat maxi car les bons pivots polyvalents sont ultra rares en ce moment et il n'a que 23 ans.Sur le long termes les kings peuvent faire une (très) bonnes affaires si il n'a pas de problèmes de blessures…

  2. D'un côté il semble logique pour Sacto d'offrir à Cousins un contrat max. Mais est-ce que le joueur peut atteindre son véritable potentiel aux Kings? Honnêtement Cousins donne l'impression de jouer quand il veut, c'est à dire pas très souvent. Et les perspectives d'avenir de Sacramento ne semblent pas à même de l'amener à progresser ou à se dépasser. Il vaut peut-être mieux lui filer un contrat un peu moins fort et une porte de sortie, ou un contrat un peu moins élevé en arguant que l'argent économisé permettra de bâtir une équipe plus excitante. Car c'est justement cette excitation manquante qui freine Cousins dans la réalisation pleine de son potentiel.

  3. Je regarde pour ainsi dire jamais les matchs des Kings et au delà de sa ligne de stats je connaissais Cousins presque que pour ses frasques … A mon avis il est le genre de joueurs qui une fois le contrat max obtenu, risque de se relâcher sur certains matchs, ceci étant déjà le cas maintenant.
    Et comme c'est certainement à mettre sur le compte de l'immaturité, de la jeunesse etc, on peut espérer que dans les 5 ans ça change. Dur dilemme pour Sacramento :)

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