Ma NBA avec Goran Dragic : « Ce cinq All-Time, je ne veux même pas les coacher, je veux juste les regarder ! »

Ma NBA avec Goran Dragic : « Ce cinq All-Time, je ne veux même pas les coacher, je veux juste les regarder ! »

Tous les 15 jours, une personnalité nous raconte la NBA de l’intérieur et partage ses impressions. Aujourd’hui, le meneur du Heat, qui va être All-Star pour la première fois dans une semaine, se livre à cœur ouvert sur tous les sujets : Kobe Bryant extra-terrestre contre les Suns en 2010, le racisme aux USA, l’évolution du jeu… Le MVP de l’Euro nous a même offert un petit détour hyper éclairant sur le basket slovène et Luka Doncic !

Goran, quel est le joueur qui t’a le plus inspiré ?

Beno Udrih, qui est Slovène aussi. Quand je suis arrivé en NBA (en 2008), c’était lui la star en Slovénie (drafté par les Spurs, le natif de Celje a remporté avec eux les titres 2005 et 2007 dans un rôle mineur, alors que ses meilleures années se sont étalées juste après et jusqu’en 2011 avec Sacramento, où il a notamment signé 13.7 points, 4.7 passes et 3.4 rebonds de moyenne lors de sa dernière saison en Californie). Puis une fois que je suis venu aux Etats-Unis, Steve Nash et Grant Hill m’ont énormément apporté. Pas que dans le jeu, vraiment sur tous les à-côtés : prendre soin de son corps notamment. Ce sont des petites choses, mais en fait c’est LE truc qui va te permettre d’avoir une belle carrière ou pas… C’est une énorme différence d’ailleurs de juste regarder un joueur que tu prends comme exemple, comparé à jouer avec lui, comme c’était le cas avec Grant et encore plus Steve, puisqu’on était sur le même poste. Tu veux tout le temps être à ses côtés. Tu veux prendre tout ce qu’il fait sur le terrain, dans le vestiaire, à l’entraînement… Tu sais qu’il peut te donner plein de leçons, que même juste en l’observant, tu vas apprendre énormément. Je pense que ce fut la chose la plus importante dans ma carrière NBA : partager un vestiaire avec Steve Nash lors de ma première année, à Phoenix. J’ai pu être une éponge, je me suis imbibé de ses connaissances basket. C’est toujours important pour un jeune joueur, et dans mon cas ç’a été l’apprentissage parfait. Tu ne peux pas demander beaucoup mieux… Il avait gagné deux titres de MVP (2005 et 2006) juste avant que j’arrive (2008).

Quel est ton meilleur souvenir en NBA ?

Il y en a eu plusieurs, mais la draft c’est quand même particulier. Ton rêve devient réalité. Ensuite, chaque saison t’apporte quand même quelque chose dont tu vas te rappeler toute ta vie. Moi ça fait dix ans, donc ça commence à faire. Mais faire les playoffs, pour moi c’est toujours le truc le plus important de l’année. Du coup, je retiens les derniers playoffs avec Miami, il y a deux ans. Même si on a perdu contre Toronto (ce deuxième tour est d’ailleurs allé au match 7…). C’est le premier souvenir dans ma liste du coup, parce que c’est le dernier, et c’est celui qui me nourrit pour y retourner avec cette équipe (le Heat a manqué la post-season 2017 par un tie-break défavorable avec les Bulls, après avoir fini sur un 30-11).

« Perdre une dent, m’en faire casser une autre, ce ne sont pas ça mes plus mauvais souvenirs en NBA »

Tu as pris des sales coups dans ta carrière : tu as perdu une dent, t’en ai fait casser une autre, a fini avec un œil fermé même… Ce sont ça tes plus mauvais souvenirs en NBA ?

(Rires) Non. Mes plus mauvais souvenirs, ça va avec ce que je t’ai dit avant. Le plus dur, c’est quand tu perds en playoffs. A chaque fois, pour moi, c’était vraiment mon pire moment en NBA. C’est ce que j’ai le plus de mal à vivre. Ou même de ne pas les faire. Le match où tu sais que tu n’as plus aucune chance de les faire, c’est horrible. Les coups, perdre une dent, tout ça… ça fait partie du basket. Je n’ai jamais hésité à aller au contact. Ça ne va pas m’empêcher de jouer au basket. Mais rentrer à la maison, savoir que la saison est finie, ça, ça me fout en l’air. Tu passes toute ton année là-dessus, tu te défonces, tu donnes tout ce que tu as, et quand c’est fini, que ton objectif n’a pas été atteint, tu te dis juste : « qu’est-ce que je fais maintenant ? ». Tu as pris l’habitude de t’entrainer ou de jouer un match tous les jours, et d’un coup tout s’arrête. Toute ta vie change. Il n’y a plus les entrainements, tes coéquipiers ne sont plus là… C’est pour ça que c’est le truc le plus dur pour moi. J’aime la compétition. J’aime le basket. C’est plus que ça même… Ce n’est pas juste que j’aime bien ça. Je suis complètement investi. Bon, c’est sûr que c’est positif d’avoir un break. Mais en même temps, si tu es assez passionné, ça devient ta vie 24h sur 24. Tu vas essayer de devenir meilleur, tu vas réfléchir à comment tu peux aider tes coéquipiers… Qu’est-ce qui va te faire devenir un meilleur joueur de basket ? Toujours. Tout le temps.

Qu’est-ce que tu préfères en NBA, au quotidien ?

Juste le fait que tu puisses jouer tous les deux-trois jours. A l’époque, quand j’étais en Europe, je devais m’entraîner tout le temps et ensuite on ne jouait qu’un match par semaine. Donc imagine si tu perds deux ou trois matchs d’affilée : ça te fait trois semaines sans gagner ! Je peux te dire que tout le monde commence à devenir nerveux ! C’est une sale ambiance… Mais ici, tu peux faire trois matchs en quatre soirs. Donc tu vois, même un soir où tu te prends presque 30 points, comme ça nous est d’ailleurs arrivé ici, au Madison Square Garden, cette année, on ne s’est pas arrêté. Parce que toutes les autres équipes continuent d’avancer de leur côté, au même rythme ! Alors tu dois enchainer, tu n’as pas le temps d’être trop négatif, tu n’as même pas vraiment le temps d’y penser en fait. Tu dois de suite passer au prochain match. Je crois que c’est ça que j’aime le plus.

Et le truc le plus « relou » ?

Probablement le fait de voyager. Tu arrives dans la prochaine ville à 2 ou 3 heures du matin souvent, et tu dois jouer directement le soir. Je pense que c’est vraiment ça le plus dur. Et c’est tout le temps comme ça en NBA.

« Avec le racisme dans la société américaine, la NBA était dans une toute autre situation avant Bird et Magic »

Quelle est la salle où tu préfères jouer, en dehors de la tienne (vu qu’il joue à Miami cette précision est inutile, mais bon…) ?

Je dirai le Staples Center. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Sûrement parce que j’étais un grand, grand fan des Lakers à l’époque. Quand je suis arrivé en NBA, on les a joué en finale de conférence et c’était juste une super ambiance. J’ai toujours fait de bons matchs là-bas en plus, à cause de ça je pense ! Et puis, je ne sais pas, tu as tout le temps des célébrités au bord du terrain… Je ne pourrai même pas vraiment te dire pourquoi, mais chaque fois que je rentre dans cette salle, je me sens bien. J’ai un bon feeling qui m’arrive dessus, tout de suite. C’est vrai que ça va avec la ville aussi. J’ai passé pas mal de temps à L.A., surtout tôt dans ma carrière, j’allais beaucoup m’entraîner là-bas. C’est sûr.

Sur quelle période étais-tu fan des Lakers ? En grandissant, les années Shaq & Kobe ?

J’étais fan même avant. Comme je viens d’ex-Yougoslavie, il y avait Vlade Divac… Et bien sûr l’époque avec Shaq, quand j’étais un peu plus vieux (il est né en 1986). En plus j’ai joué avec lui après (à Phoenix) ! Mais même avant que je ne sois né ou que je ne puisse regarder, toute la période avec Magic Johnson… Les batailles avec Larry Bird, et tous les gars de ces deux équipes. Je suis allé sur Youtube pour reconstruire un peu toute cette rivalité et voir le boom que cela a créé. C’était énorme. Et il ne faut pas se raconter d’histoire, avant cet âge d’or, il y a eu toute une période où il y avait énormément de racisme. Les blancs et les Afro-Américains, c’était un conflit aux Etats-Unis. Donc forcément, la NBA se retrouvait dans une situation très différente. Ça ne représentait pas la même chose que maintenant dans la société. La ligue était dans une mauvaise posture d’ailleurs. Donc quand tu regardes maintenant, tu peux te dire qu’elle a fait un sacré chemin ! Ça me rend assez fier d’ailleurs, de faire partie d’une ligue qui est vue comme progressive aujourd’hui. Je viens de Slovénie, donc on n’a pas vraiment ces problèmes-là. Mais aujourd’hui, beaucoup de mes amis sont Afro-Américains et ils m’expliquent des choses sur ce qu’ils vivent ici… (Il prend une pause pour réfléchir) Je ne comprends pas les gens parfois. Pourquoi la couleur de ta peau devrait rentrer en ligne de compte ? Pourquoi ? Bien sûr, d’où je viens, en ex-Yougoslavie, on a eu de vrais conflits aussi. C’était plus la religion. Les musulmans contre les chrétiens orthodoxes. Ça a été une vraie bataille, évidemment, des guerres mêmes à certains endroits. Mais tu vois, mon meilleur ami est musulman, moi je suis orthodoxe, et je n’ai jamais compris toutes ces choses-là. Alors que ça fait partie de l’histoire de ma région, jusque très récemment même. Mais justement, en fin de compte, on vient tous du même coin ! C’est juste une religion. Tout le monde a le droit d’avoir ses propres croyances, un dieu différent… Ça ne devrait pas importer. Et c’est pareil avec la couleur de peau. (Il secoue la tête) C’est pour ça que je n’arrive pas à comprendre. Et c’est malheureux, mais c’est comme ça que ça se passe… Je suis heureux que ça aille un peu mieux. Mais quand même, il faut qu’on se serre plus les coudes, qu’on soit tous plus ensemble. Parce qu’on a encore pas mal de problèmes dans nos sociétés.

« On est deux millions de Slovènes et on avait six joueurs en NBA ! Maintenant je suis le seul… »

Et en même temps, tu dois être assez patriote et fier de représenter ton pays ici…

Oui ! En tant que joueur slovène, avoir du succès en NBA, c’est hyper important ! Vous, vous avez plusieurs joueurs français qui sont dans la ligue. Moi, tu vois, je suis le seul Slovène en NBA cette année… Bien sûr, Luka Doncic arrive. C’est clair qu’il va venir ici aussi et il peut faire de grandes choses. Mais quand même, il y a eu une époque où on avait six joueurs en NBA. Et on est quoi, deux millions ? Deux millions d’habitants, et on avait six joueurs ! C’était énorme. On avait (Primov) Brezec, Rasho Nesterovic, Sasha Vujacic, Beno Udrih, (Uros) Slokar et moi… On avait de super programmes pour former les joueurs. KK Olimpija (aussi connue sous le nom Petrol Olimpija et Union Olimpija) était au top de l’Euroligue à ce moment-là… Maintenant, on a des problèmes financiers, donc Olimpija par exemple n’est pas aussi fort qu’avant. Mais on va y arriver j’espère. On a besoin de grosses équipes pour sortir de bons joueurs. Beaucoup de jeunes joueurs s’expatrient, comme Luka, Vlatko Čančar… Ils cherchent et généralement trouvent de bonnes opportunités dans des pays étrangers, ce qui reste bon pour leur développement, mais en même temps ce n’est pas si bien. Parce que du coup les jeunes joueurs slovènes ne peuvent pas jouer les uns contre les autres. Ça reste très bien pour la sélection nationale bien sûr, c’est clair que ça s’est vu cet été (la Slovénie est devenue championne d’Europe), ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit, mais la ligue slovène perd en qualité. Après, je les comprends complètement ! A leur place, je devrais sûrement faire les mêmes choix. Ils ont de meilleures chances de succès en partant, mais c’est dommage pour notre championnat. Vous par exemple, les Français, vous avez un bon championnat. Ce n’est peut-être pas le meilleur, mais c’est certainement meilleur que le championnat slovène, ça c’est sûr ! Et vous avez plus d’argent qui y est investi, c’est plus stable… Les coaches et les joueurs vont rester, ne serait-ce que parce que le salaire n’est pas trop mauvais. Nous, ce n’est pas le cas ! Les clubs survivent à peine. Donc les coaches partent, les joueurs partent… Il faut bien qu’ils nourrissent leur famille ! Et ils veulent se sentir un peu appréciés, ou au moins avoir un peu d’argent quoi. C’est ça notre problème.

Si on revient à la NBA, quel est le meilleur joueur offensif contre qui tu as joué ?

Offensif ? Kobe Bryant. (Il prend une pause pour marquer à quel point il est sûr) Oui, au moins pour l’époque dans laquelle j’ai joué. Kobe Bryant, c’était le meilleur. C’est clair que c’était encore plus intense à cause de la rivalité Suns – Lakers en plus. Moi je l’ai vécue. En 2010, en finales de conférence, il était vraiment incroyable. Franchement, Kobe, c’était un extra-terrestre sur cette série… Les jeunes qui n’ont pas vu ces matchs, ils ont peut-être vu les highlights bien sûr, mais il faut voir ces matchs en entier. Et moi j’étais là, je l’ai vu en direct, pas en vidéo, je peux te dire que c’était quelque chose de spécial. Je ne pense pas avoir jamais vu ça… (On lui rappelle le shoot impossible sur Grant Hill, où il tape les fesses d’Alvin Gentry après…) Oui, voilà ! Et genre, il était tellement au-dessus qu’on n’a même pas été choqué par ça quoi (d’ailleurs le coach des Suns avait déclaré derrière : « Kobe Bryant est de loin le meilleur joueur en NBA »).

Et le meilleur défenseur ?

Probablement Avery Bradley. (Dans un large sourire) Généralement on trouve toujours un moyen de scorer quand même ! Mais c’est probablement lui oui. C’est un super défenseur sur l’homme et il a une vitesse de pieds exceptionnelle. Il ne va pas te lâcher de tout le match et tu ne peux faire aucune erreur, donc il faut être à ton maximum tout le long et rester hyper concentré. Tu n’as pas envie de le jouer quand tu es fatigué d’ailleurs. Tu sais que ça va être un cauchemar…

« Les grands qui peuvent faire plus de choses, c’est plus dur pour nous, les meneurs »

Le joueur le plus sous-coté ? Nikola Vucevic t’a nommé d’ailleurs…

Ah ? Bon, je ne vais pas commenter là-dessus hein ! Euh… C’est une bonne question ça. (Il prend son temps pour réfléchir) Tu sais quoi ? Je vais encore te dire Avery Bradley. Parce que tout le monde est focalisé sur l’attaque, mais lui il peut vraiment faire les deux côtés du terrain. Il a développé un bon jump-shot en plus, en catch-and-shoot. Et en plus c’est toujours lui qui défend le meilleur joueur dans l’équipe adverse… C’est vraiment unique. Donc peut-être lui oui.

L’équipe la plus sous-cotée ? On pourrait vous citer là aussi…

Ah oui, ça c’est sûr. Ceux qui nous sous-estiment vont être surpris. Je dirais Milwaukee. On les a joués deux fois en janvier, on a gagné chaque match mais c’était vraiment difficile de jouer contre eux. Parce qu’ils sont super longs, en attaque ils ne jouent pas vraiment comme les autres équipes. Ils ne prennent pas énormément de trois-points, et ils mettent beaucoup de monde dans la raquette.

C’est le fait d’avoir un joueur comme Giannis Antetokounmpo aussi, qui joue presque meneur parfois, même si là ils ont Eric Bledsoe ?

En fait pas tant que ça. La NBA change de style de jeu, assez régulièrement. Quand j’ai commencé il y a avait pas mal de grands dans la raquette, qui dominaient. Et maintenant le jeu évolue. Les grands organisent le jeu aussi, ils shootent des trois-points, comme DeMarcus Cousins, Anthony Davis, Giannis, (Kristaps) Porzingis… Ces gars-là – et les grands en général – ont de plus en plus de techniques comme ça. Ils ne font pas que jouer sous l’arceau, à faire quelques bras-roulés et poser des écrans. Ils manient bien le ballon, ils font du pick-and-roll… Le jeu change, c’est tout.

En tant que meneur, c’est plaisant justement d’avoir de nouvelles options ?

Quand ils sont dans ton équipe, oui ! Sinon, si tu es contre eux, non ! Avant, tu avais un écran, tu pouvais te permettre de drop (descendre sous l’écran en défense). Maintenant, il faut que tu t’adaptes, que tu fasses différentes tactiques… Pour nous, les meneurs, c’est plus difficile. C’est dur même.

« Ce cinq All-Time, je ne veux même pas les coacher, je veux juste les regarder ! »

Quel serait ton cinq idéal de tous les temps ?

Ouh… OK. Michael Jordan au poste 3, Kobe en 2, en 1… (Il réfléchit) Je vais mettre (John) Stockton ! Parce qu’il va faciliter le jeu pour les autres. Je veux un 5 majeur qui soit bien équilibré, qui fonctionne bien ensemble. Tu vois ? Je ne veux pas mettre que des scoreurs, ou juste mes joueurs préférés… En 4 il me faut un gars qui crée des espaces, qui peut shooter de loin, donc Dirk Nowitzki. Et en 5 Shaq. Kobe et Michael, ils sont complètement interchangeables en 2 ou 3 aussi. Ça n’a aucune importance. Ah, et c’est mon starting five, mais je ne veux pas les coacher hein ! Moi je veux juste être fan et les regarder jouer !!!

Et ton cinq idéal actuel ?

Je mettrais probablement Chris Paul en meneur, James Harden en 2, LeBron en 3, Anthony Davis en 4 et en 5… DeAndre Jordan. Ce n’est pas vraiment une menace offensive, mais il protège bien le panier.

Pour finir, quand as-tu su qu’un jour tu seras vraiment en NBA, que ce n’était pas qu’un rêve ?

Je pense que c’est quand j’ai signé avec Ilirija (club désormais coaché par Sasha Doncic, le père de Luka…), que je suis parti de la maison à 16-17 ans. J’étais dans une bonne position, je savais que je pourrai me développer. Pas tout de suite bien sûr, mais quand tu te lances dans ce genre de programme pour deux ou trois ans, les rumeurs commencent. Il y a les scouts, Draft Express qui dit que tu as le potentiel pour aller en NBA… Là tu peux te dire que tu as une chance. Mais en même temps, je savais que ce n’était qu’un tout petit pas en avant, un pas de bébé. Tu as les workouts avec les équipes avant en plus, les interviews… Tout ! Même si tu es drafté, il y a encore beaucoup de chemin à faire. La route est longue. Et puis tu sais aussi que tu vas devoir changer, en tant que joueur. C’est un jeu beaucoup plus rapide qu’en Europe ici. Je dirais que c’est moins le cas maintenant, mais il y a dix ans c’était assez différent. Il a fallu que je m’adapte. A tout d’ailleurs : une autre langue, d’autres joueurs, la ligne à trois points qui était plus loin. En plus j’ai débarqué aux Suns, qui jouaient encore plus vite que les autres ! Ça a sûrement été le plus gros ajustement pour moi, même si j’aime bien jouer vite. Mais c’était difficile. C’était quelque chose de dur même.

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à New York

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2 Comments

  1. Super sympa cette rubrique, bravo et continuez !

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