Mo Bamba : « On m’a dit de jouer comme si j’étais au quartier »

Mo Bamba : « On m’a dit de jouer comme si j’étais au quartier »

La saison rookie de Mo Bamba a été frustrante, autant pour les fans du Magic que pour lui même. Sélectionné avec le sixième choix de la draft 2018, le pivot a subi la loi de Nikola Vucevic, auteur de la meilleure saison de sa carrière. Il n’a joué que 16 minutes par match, totalisant 6,2 points et 5 rebonds de moyenne et une fracture au pied a mis fin à sa saison prématurément, après 47 matchs seulement. Pour sa deuxième saison, le géant né à Harlem veut montrer une autre image.

« Un de mes bons amis m’a dit de jouer comme si j’étais au quartier. Il s’agit d’aller sur le terrain et de savoir que j’ai les capacités de changer le match, de me concentrer là-dessus et de le faire. » Mo Bamba.

Si le pivot réussit à passer un cap, sa présence sur le banc couplée à celle de Markelle Fultz ou encore Al-Farouq Aminu permettra au Magic de bénéficier d’une bien meilleure second unit que la saison dernière.

Lors de sa draft, le Magic savait que le pivot était un projet à long terme et personne ne lui reproche cette première saison en demi-teinte. Il a profité de sa blessure pour se renforcer physiquement, lui qui manquait clairement de muscle l’année passée et il émarge maintenant à plus de 105 kilos.

« Je me sens vraiment bien physiquement. Je suis au poids que je veux avoir pour une grosse partie de la saison. J’essaie toujours d’en gagner un peu où je peux, mais je me sens bien. Je peux maintenant résister aux chocs et c’est bien de jouer avec ce poids. » Mo Bamba.

Cette nouvelle dimension physique est confirmée par Nikola Vucevic, qui affronte souvent Bamba à l’entrainement.

« On peut sentir la différence avec la manière dont il joue et court sur le terrain. Ça se voit qu’il est plus fort. Ça l’aide à faire des allers-retours sur le terrain, à être plus à l’aise au poste… Il est tellement jeune. Je pense qu’en vieillissant, il va devenir plus fort. Ce n’est pas facile de se renforcer en un temps, ça prend du temps de se développer, vraiment. Je pense que pour un intérieur c’est encore plus le cas. » Nikola Vucevic.

L’année passée, Bamba a profité de la présence de Vucevic, DJ Augustin et Evan Fournier pour apprendre le plus de choses possible. À lui maintenant d’utiliser ces nouvelles connaissances.

« J’avais les yeux grands ouverts quand j’étais rookie. Maintenant, je sais à quoi m’attendre, comment je vais me sentir pendant les trajets quand on aura joué 40 matchs, et quoi faire pour combattre les blessures. » Mo Bamba.

Et grâce à cette progression, son coach Steve Clifford l’estime plus apte à se rendre utile sur le terrain.

« Je pense que son utilité sur le terrain s’est grandement améliorée. Mike Batiste (un adjoint du Magic) a fait du très bon boulot avec lui mais c’est toujours le joueur qui a les choses en main. Et Mo s’est attelé à la tâche. Il a une bien meilleure vision de ce qu’est la NBA et de la manière dont il doit jouer pour être efficace des deux côtés du terrain. » Steve Clifford.

Lors des deux premiers matchs de pré-saison, le pivot a cumulé 18 points, 7 rebonds et 3 contres contre San Antonio et 13 points, 8 rebonds et 2 contres contre Detroit.

« Il trouve les zones où il est suffisamment démarqué pour tirer. Il écarte la défense, tire bien. C’est vraiment un bon shooteur et ça devrait normalement être très important dans son jeu. » Steve Clifford.

Une progression bienvenue pour le Magic, qui aura du boulot pour accrocher une nouvelle fois les playoffs. Mo Bamba, avec son profil de protecteur d’arceau capable de dégainer de loin en attaque, est très complémentaire de Vucevic et s’il est plus performant, tout sera plus facile pour ses coéquipiers.

Via The Athletic.

Voyages NBA : vous voulez partir à New York, Los Angeles ou Boston ? Il reste encore des places !

Leave a Reply