[Interview] Vincent Poirier : « Encore 4 jours et je reprends la compétition; La G-League ? C’est facile »

[Interview] Vincent Poirier : « Encore 4 jours et je reprends la compétition; La G-League ? C’est facile »

Les Celtics de passage à Philly, nous en avons profité pour prendre des nouvelles de Vincent Poirier, opéré du doigt mi-décembre.

Vincent, comment se passe ton travail sur ta blessure ?

Ça va, on est sur la dernière ligne droite. J’ai repris le shoot, le dribble. Donc il me reste 4 jours et je reprends la compétition.

On parlait beaucoup de l’ambiance des Celtics avant la saison, je t’en avais également parlé lors de l’opening game. Maintenant après 3 mois passés dans la saison, que dirais-tu de cette ambiance dans le vestiaire ?

C’est toujours la même. Toujours cette envie de gagner et de progresser et toujours cette bonne humeur qu’on a tous à être ensemble. Ça n’a pas changé. Forcément il y a des moments un peu plus compliqués quand on perd, ce  n’est pas la joie. Mais on arrive relativement à bien faire des breaks après les matches perdus et bien se remotiver pour les matches d’après. On est une équipe qui communique, qui parle beaucoup, qui n’a pas peur de se dire les choses donc c’est toujours la même ambiance.

Sur les réseaux sociaux on voit que tu t’amuses beaucoup avec Enes Kanter notamment…

Bah ouais vu que je me fais chier faut bien que je fasse quelque chose (rires) ! J’aime bien le taquiner sur ce qu’il vit même si ce n’est pas trop marrant pour lui mais il le prend bien. Voilà c’est un bon gars, c’est un gars avec qui on s’entend tous bien et on aime bien se taquiner les uns les autres.

Comment expliquerais-tu, en tant que membre de l’équipe, cette très bonne entame des Boston Celtics cette saison ?

Je pense que les joueurs majeurs ont su prendre leurs responsabilités et amener l’équipe à gagner. C’est vrai qu’on a un apport du banc qui est sur certains matches plus important que le 5 majeur et qui permet de rester en vie donc c’est un travail d’équipe. On sait que quand la première unit ne fait pas le travail, on sait que derrière la deuxième unit a de quoi répondre.

Lequel des « joueurs majeurs » t’a le plus impressionné ?

C’est Kemba. Kemba par son leadership, la façon dont il peut terminer un match aussi. Ça lui est arrivé contre Cleveland où on gagnait de 20 et puis ils nous ont rattrapés, il le fait rentrer, il met 9 points et il va se rasseoir. C’est un gars qui n’est pas grand mais qui met des buckets impressionnant. Donc ouais, pour l’instant  c’est lui.

Tu as fait un passage en G-League plus tôt dans la saison. Comment décrirais-tu cette expérience ?

C’était une histoire de jouer. C’est compliqué quand tu es habitué à jouer beaucoup et de ne plus jouer d’un coup. Garder le rythme, etc. Il y avait une opportunité parce que Tacko était blessé et on ne jouait qu’à la maison donc il y avait une opportunité et de pouvoir se dégourdir les jambes, garder des sensations. Au début je n’étais pas trop trop chaud, et puis ça m’a rappelé le bon vieux temps quand j’étais reparti à l’INSEP. Je l’ai pris comme une opportunité de pouvoir jouer, de pouvoir m’exprimer et de montrer que j’étais toujours là.

Quel aspect de la G-League t’a le plus marqué ?

C’est facile (rires). Quand tu as joué en Euroleague, voilà. Les gars m’ont très bien accueilli, c’était surtout le fait de retrouver la compétition, essayer de gagner le match. C’est ça qui me manque le plus pour l’instant.

Tu es frustré par ce manque de temps de jeu?

 Je suis frustré oui et non. En tant que compétiteur je ne peux pas dire que je suis satisfait de ne pas jouer. Après maintenant c’est assez compliqué de prétendre à quoi que ce soit quand tu es dans une équipe qui gagne, qui tourne bien, les intérieurs qui font le boulot. C’est assez compliqué d’arriver de demander du temps de jeu, de dire que je ne comprends pas. Si j’étais dans une équipe qui perd, et que je n’avais pas eu ma chance, j’aurais été différent. Mais c’est vrai que je ne peux pas faire grand-chose et pour l’instant attendre. Les saisons sont longues, il peut se passer plein de choses. J’attends juste le moment où ça va arriver.

Tu as un bon feeling avec le coaching staff ?

Ouais je m’entends bien avec tout le monde. Ils me poussent à travailler, j’essaie de travailler au maximum tous les jours, et voilà le but c’est d’être prêt. Et je le répète, juste être prêt le jour où l’opportunité arrivera.

Propos recueillis par Jean BIDEAU

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